Presse dans le Puy-de-Dôme

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Le département français du Puy-de-Dôme possède plusieurs titres de presse écrite, particulièrement riches par rapport à sa population. Les différents titres sont présentés selon leur fréquence de parution. La présente liste n'est évidemment pas exhaustive.

Quotidiens[modifier | modifier le code]

Le département se démarque par l'hégémonie d'un journal : depuis les années 1960, La Montagne est le seul quotidien régional dans le Puy-de-Dôme.

La Montagne[modifier | modifier le code]

Quotidien régional, fondé en 1919 à Clermont-Ferrand par le socialiste Alexandre Varenne. Classique de la presse quotidienne régionale, La Montagne reprend tous les sujets de l'actualité locale et nationale. Il possède un important taux de pénétration : près de 50 % des Puydômois le lisent, et plus de 75 000 exemplaires ont été vendus en 2005 (source PQR).

Le Moniteur, L'Avenir du Plateau central et La Liberté[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1943, La Montagne eut deux concurrents principaux. D'abord propriété de la famille Montlouis, proche des radicaux, Le Moniteur du Puy-de-Dôme est racheté en 1927 par Pierre Laval, ce qui le fera disparaître à la Libération, un sort identique à celui de L'Avenir du Plateau central, intitulé jusqu'en 1925, L'Avenir du Puy-de-Dôme (1896-1944), organe de la droite catholique[1] dirigé, dans ses dernières années, par la veuve de son patron, Mme Dumont, plus connue sous son nom de plume Louis d'Arvers[2]. La Montagne, qui avait cessé sa parution en 1943, reparu dès la Libération, seul journal clermontois à pouvoir le faire. Mais dès , un nouveau quotidien, La Liberté s'installe dans les locaux clermontois de L'Avenir, 9-13 rue du Port. Quotidien apprécié, La Liberté est victime, en 1965, du tir groupé de l'activisme politico-syndical de la CGT du Livre de La Montagne (en commandite) et de la politique du groupe Le Parisien, dont il était une filiale.

Hebdomadaires[modifier | modifier le code]

La Gazette de Thiers[modifier | modifier le code]

Journal diffusant plus particulièrement sur la région thiernoise, La Gazette de Thiers appartient au groupe Centre-France. Le titre diffuse à 6862 exemplaires. La rédaction en chef est assurée par Jean-Baptiste Botella.

Le Semeur Hebdo[modifier | modifier le code]

Le journal clermontois de la rue Montlosier paraît le jeudi. Il diffuse un peu moins de 10 000 exemplaires. Ce journal, qui ne renie pas ses origines catholiques, ne se contente pas de donner des informations religieuses sur la vie du diocèse. En effet, la rédaction, dirigée par Cyril Gréghi, couvre l'ensemble de l'actualité départementale (institutionnelle, politique, associative, etc.). Une place importante est consacrée à la culture : "grand écran" offre chaque semaine une page de programmes de tous les cinémas du département, avec la critique exclusive des nouveaux films ; une ou deux pages "Sortir" annoncent les prochains spectacles et donnent de nombreuses idées de sorties. Sur le plan de l'actualité nationale et internationale comme par sa sélection télé illustrée et commentée, Le Semeur Hebdo donne un regard original et plein de sens, complété régulièrement par des dossiers sur les grandes questions de société. Mais la principale force du titre reste son fort réseau de correspondants locaux de presse bénévoles, animé par Patrick Ragon, chef d'édition, et quadrillant environ 300 communes du Puy-de-Dôme, qui communiquent les nouvelles des "pays" tels que conseils municipaux, vie associative ou vie des gens "ordinaires" (naissances, mariages, décès), justifiant le sous-titre du journal : "L'hebdomadaire qui parle de vous". Destinées d'abord aux autochtones, ces Informations intéressent également les expatriés. Cet hebdomadaire a adopté une nouvelle formule en et a compté parmi les premiers journaux à paraître tout en couleurs. La maquette des pages généralistes a été revue pour plus de lisibilité et le nombre de photos a quasiment doublé. L'arrivée du groupe PMSO, qui a racheté le titre – en – à Williams Captier, son ancien propriétaire, parti en retraite après 41 ans de présence dont 39 ans comme directeur et rédacteur en chef, a amené l'utilisation d'un nouveau logiciel de traitement des articles (Melody) et le montage sous In-Design, avec l'abandon d'X-Press. Le journal est vendu en kiosque et disponible aussi sur abonnement.

Champs Libres[modifier | modifier le code]

Le Paysan d'Auvergne, revue agricole locale, a tenté au début des années 2000 de lancer un hebdomadaire sur le Puy-de-Dôme. Ce fut l'expérience de Champs Libres, en 2003. Le journal n'aura pas su trouver une ligne éditoriale séduisante auprès des Puydômois, mélangeant sujets de sociétés, locaux, programmes TV et mots croisés. Né sur les cendres de Champs libres, Puy-de-Dôme Hebdo connu le même sort, ne parvenant pas à se lancer.

L'échec de Champs Libres eut une connotation toute particulière, signifiant bien la prédominance du groupe Centre-France, véritable vecteur d'hégémonie et de contrôle sur la presse locale.

Le Paysan d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Le Paysan d'Auvergne est une revue agricole départementale. Ce journal a été créé en , à la suite de la Seconde Guerre mondiale, dans la période de restructuration de l'agriculture départementale. Sa périodicité a évolué : le journal est d'abord mensuel, puis bimensuel, pour finir par être un hebdomadaire depuis . Ses locaux ont longtemps été à la Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme, puis à la suite de son éviction en 1983, il est à la Maison des Paysans, sur le site de Marmilhat. Depuis sa création, le journal a été la voix des initiatives locales aussi bien que des politiques et autres techniques agricoles. Aujourd'hui encore, il suit l'actualité de la PAC, raconte le projet de jeunes agriculteurs, parle des actions de la Confédération Paysanne, présente les interlocuteurs du monde agricole, offre des informations techniques, édite l'actualité foncière et l'info-prairie, il publie les annonces légales. Le journal est aussi l'éditeur du guide administratif et juridique de l'agriculture dans le Puy-de-Dôme Le Paysan Futé. Le Journal est disponible sur abonnement[3].

Info Magazine[modifier | modifier le code]

Hebdomadaire gratuit de petite annonce, Info Magazine a la particularité d'avoir chaque semaine une trentaine de pages magazines revenant sur de nombreux sujets d'actualités locales, ou présentant des enquêtes de société.

Mensuel[modifier | modifier le code]

Le magazine Zap[modifier | modifier le code]

Magazine citadin diffusé sur Clermont-Ferrand et sa grande agglomération, Le magazine Zap a la grande particularité d'être un journal gratuit, uniquement payé par la publicité. Malgré la difficulté inhérente à ce concept, Zap, créé en 2003, a su se développer en visant un lectorat urbain, plutôt jeune, et branché. Le magazine est déposé chaque mois dans quelque 600 points de distribution (cinémas, salles de spectacle, boutiques, restaurants, bars, universités, etc.).

Misant sur un côté décalé, Zap prend le parti de ne pas faire comme les autres. Aussi trouve-t-on régulièrement des interviews de personnalités, locales, nationales et internationales, sur des concepts originaux, centrés par exemple sur la musique, la culture ou le sport.

Zap est aussi réputé pour certaines rubriques satiriques, comme Les Chroniques des Haines ordinaires de Raoul, ou L'horoscope d'Oscar Luzin.

Le journal annonce enfin les dates de spectacles, et apparaît, du coup, comme un support de présentation de la vie culturelle de la cité.

Le magazine possède un site web[4].

Modergnat[modifier | modifier le code]

Le titre, disparu en 2010, était diffusé sur l'ensemble de la région et était édité par LLM Presse. Né en , Modergnat était dirigé par les Le Labousse-Martin. Les articles se classaient en différentes catégories tel que société, culture, politique, économie, sport, histoire ou loisirs.

Il traitait chaque mois des quatre départements auvergnats. Il fut lancé par deux journalistes et était financé par des investisseurs privés. Il ne dépendait d’aucun groupe de presse ou de formation politique.

Sports Auvergne[modifier | modifier le code]

Sports Auvergne est un magazine sportif, appartenant au groupe Centre-France, et qui propose différents articles sur le sport en Auvergne. On retrouve des analyses sportives, des portraits de joueurs ou d'entraîneurs, des retours sur un ancien champion, ou sur un évèenment sportif d'antan.

Bimensuel[modifier | modifier le code]

L'Effronté[modifier | modifier le code]

Ce journal satirique auvergnat était l'équivalent du Canard Enchaîné à l'échelle régionale. Anti conformiste et libre de parti pris, le journal entendait donner un autre point de vue de l'actualité à travers les coulisses du pouvoir, ou des informations passées sous silence. Utilisant fréquemment des sobriquets pour désigner les personnalités locales, le directeur de la publication, Louis Maisonneuve, a pu être contesté dans son travail d'investigation Le refus affiché par lui du manichéisme et de l'amalgame a moins rallié les suffrages que son opposition frontale avec le grand quotidien régional, baptisé "La Pravda". Comme la majorité des directeurs de magazines dits "satiriques", il a été plusieurs fois poursuivi, accusé d'avoir essentiellement diffamé des magistrats, ce qu'il considérait comme une distinction. Lancé en 1999, le journal a été cédé en 2010 à Maxence Schoene, puis s'est arrêté en 2013. Aucun magazine d'investigation sans a-priori n'a, à ce jour, pris la relève.

Trimestriel[modifier | modifier le code]

La Galipote[modifier | modifier le code]

Bientôt trente ans d'existence pour ce journal satirique qui traite de l'actualité avec jeux de mots et sous-entendus. Agrémenté de nombreux dessins, c'est une sorte de compromis entre Charlie hebdo et Le Canard Enchaîné à l'échelon régional. Authentique journal d'investigation local, La galipote fait partie du paysage culturel auvergnat. La qualité de sa ligne rédactionnelle et son respect de l'éthique journalistique lui a permis de n'être jamais inquiété par la justice, en dépit de ses enquêtes sur les affaires locales.

Triannuel[modifier | modifier le code]

Bïzà Neirà[modifier | modifier le code]

Bïzà Neirà - revue auvergnate bilingue est une revue culturelle sur l'Auvergne publiée dès 1974 à Clermont-Ferrand par le Cercle Occitan d'Auvergne. Il devient par la suite l' association Cercle Terre d'Auvergne basée à Chamalières[5]. Elle aborde diverses thématiques de la culture auvergnate et plus particulièrement l'auvergnat avec des textes écrits dans ces derniers[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Feuerstein, Un journal, des journaux : histoire, grandeur et servitudes d'un journal de province, Nonette, Éditions Créer, 1997, 240 pages, p. 221 (ISBN 2-909797-20-1).
  2. Louise Dubreuil (1864-1944), épouse d'Ambroise Dumont publia des romans sentimentaux sous le nom de Louis d'Arvers, nom sous lequel elle signait également ses critiques théâtrales dans son journal.
  3. Le Paysan d'Auvergne, décembre 44 - décembre 94, 50 ans de combats pour une meilleure société.
  4. Site officiel de Zap
  5. « Bïzà Neirà », sur http://cths.fr/ ; site du Comité des travaux historiques et scientifiques
  6. « Bizà Neirà », sur https://apps.atilf.fr/revues/ ; site de référencement des revues de linguistique pour le laboratoire Analyse et traitement informatique de la langue française (Unité mixte de recherche du CNRS et de l'Université de Lorraine)