Pierre Trouillé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pierre Trouillé
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Préfet
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
Nationalité
Activité
Autres informations
Conflit
Distinctions
Archives conservées par
Archives nationales (AJ/40/541, AJ/40/542)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre Trouillé, né le à Vic-en-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et mort le [2], est un haut fonctionnaire français, préfet de la Corrèze durant la Seconde Guerre mondiale.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

L'Occupation[modifier | modifier le code]

Licencié en droit[3], Pierre Trouillé est sous-préfet à Brest durant l'occupation. Il fait paraître, le , un avis d'évacuation obligatoire des « non-indispensables ». À partir de cette date, les écoles sont fermées et on procède à l'évacuation d'environ 10 000 personnes. La population brestoise est estimée à 77 600 habitants[4].

Le il est nommé préfet de la Corrèze[5] et arrive à Tulle le . Il succède à Bernard Lecornu qui vient d'être révoqué par le régime de Vichy.

À la Libération du département de la Corrèze, le , il est remplacé par Robert Caulet, président du CDL, qui fera fonction de Préfet pendant un mois. Caulet et Trouillé travaillent en relation étroite jusqu'à la nomination de Maurice Chantelauze, mi .

Il est nommé citoyen d'honneur de la ville de Tulle par décision de la municipalité à la Libération[3] pour avoir contribué à protéger celle-ci en évitant, notamment, le massacre de prisonniers allemands lors de la bataille de Tulle.

Liste des préfets sous l'Occupation
Période Identité Fonction précédente Observation
1943 29 février 1944 Bernard Lecornu[6],[7] Sous-préfet à Saint-Nazaire Révoqué par le Gouvernement de Vichy
29 février 1944 1947 Pierre Trouillé Sous-préfet à Brest Massacre de Tulle

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Avec la loi du 19 mars 1946, la Martinique devient un département d'outre-mer. Jules Moch nomme Pierre Trouillé comme premier préfet de l'île . Il y reste trois ans (1947-1950), et a notamment pour mission de lutter contre l'influence communiste et d'endiguer les mouvements syndicaux[8]. Sous sa responsabilité, pour la première fois depuis 1923, les forces de l'ordre font feu sur des ouvriers en grève et causent trois morts[9],[10]. Après la fusillade du Carbet, Césaire parle d’action malfaisante de la part du préfet Trouillé et réclame son départ « pour le bon renom de la France »[11].

Six mois plus tard, le un administrateur blanc créole est assassiné dans une habitation au nord de l'île. C'est l'affaire des 16 de Basse-Pointe. Le préfet Trouillé viendra témoigner lors du procès qui se tiendra en 1951 à Bordeaux.

Il devient ensuite préfet de la Sarthe (- [12]), puis préfet de la Loire-Atlantique (1956-1962).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « http://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/UD/FRAN_IR_001514/d_1884 »
  2. Pierre Trouillé sur perche-gouet.net.
  3. a b et c Présentation dans Journal d'un préfet pendant l'Occupation.
  4. Vie population brestoise- Archives municipales.
  5. Voir : « Un préfet face à l'Histoire ». Témoignage de Michel Desmet, préfet de région honoraire et membre du comité pour l'histoire du corps préfectoral. 22 mai 2011 : Site de l'Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur.
  6. Bernard Lecornu
  7. Bernard Lecornu, un préfet hors du commun.
  8. Témoignages re / 5 décembre 2009, « “Le premier procès du colonialisme français aux Antilles” », sur Témoignages.RE - https://www.temoignages.re, (consulté le )
  9. Voir : Emmanuelle Deschè-Brambam. Force à la loi ou Trouillé le sanglant. Potomitan. site de promotion des cultures et des langues créoles.
  10. Voir « 100 ans d'événements à la Martinique » sur volcreole.com.
  11. Marie-Hélène Léotin, Habiter le monde, Martinique 1946-2006, Matoury (Guyane), Ibis Rouge Éditions, , 112 p. (ISBN 978-2-84450-333-6), page 37
  12. « Les préfets de la Sarthe » sur sarthe.gouv.fr.
  13. Voir : « Les Pendus de Tulle. Tulle se souvient aussi ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]