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Pierre-Denis Martin (1663-1742)

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Pierre-Denis Martin
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Décès
Activité
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Pierre-Denis Martin dit « Martin le Jeune », né en 1663 à Paris et mort le aux Gobelins à Paris (paroisse Saint-Hippolyte), est un artiste peintre français.

Fils de Denis Martin, architecte-sculpteur et dessinateur, originaire de Cluny, et qui vint s’établir à Paris vers l’an 1700, et de Françoise Dubut, il étudia sous Parrocel et aussi sous Van der Meulen, mais il n’avait que dix-huit ans quand ce dernier mourut[1]. « Peintre ordinaire et pensionnaire du roy et de sa majesté », il est connu pour avoir peint des chasses, des batailles, des vues de résidences royales. Il a laissé nombre de tableaux présents dans les châteaux royaux français réalisées à l’époque de Louis XIV puis de Louis XV, notamment au château de Versailles et au château de Compiègne. Le Musée du Louvre a de lui une chasse de Louis XIV dans les rochers d’Avon, à Fontainebleau.

Pierre-Denis Martin meurt le et il est inhumé le lendemain dans l'ancienne église Saint-Hippolyte de Paris[2], disparue en 1807[3].

Souvent désigné sous le nom de « Martin le jeune », on le croit frère de Jean-Baptiste Ier Martin, dit « Martin des Batailles » ou « Martin des Gobelins », peintre qui succéda à Van der Meulen, à la Manufacture des Gobelins, mais Augustin Jal conteste ceci[4].

Liens externes

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  1. Eugène Véron, Paul Leroi, Courrier de l’art, vol. 4, Paris, Jules Rouam, 1884, p. 430.
  2. Les registres paroissiaux et d'état civil à Paris ont été incendiés pendant la Commune de Paris de 1871, mais on trouve la référence dans le livre de l'Abbé Jean Gaston (1875-1941), Une paroisse parisienne avant la révolution, Saint-Hippolyte, contribution à l'histoire religieuse et artistique de l'ancien Paris, Paris, Librairie des Saints-Pères, 1908, page 177.
  3. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, p. 283-284 [lire en ligne]
  4. « Le « Martin le jeune », que Mariette croyait être un neveu de Martin l’ainé et qui était son cousin, selon Dézallier d’Argenville, c’est Pierre-Denis, l’habile portraitiste de châteaux, dont le Musée de Versailles conserve un grand nombre d’ouvrages … ces faits me portent à croire que P.-Denis Martin n’eut de commun avec le « Martin des batailles » que le nom et la qualité d’élève de Van der Meulen, et qu’aucun lien de parenté n’unissait ceux qu’on a nommés : Martin l’ainé et Martin le jeune. » Augustin Jal, Dictionnaire critique de biographie et d’histoire : errata et supplément pour tous les dictionnaires historiques, Paris, Henri Plon, 1867, p. 842 lire en ligne, consulté le 13.4.2016.