Phillip Walsh

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Phillip Walsh
Biographie
Naissance
Décès
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Activité
Enfants

Phillip Walsh, né le 12 août 1666 à Dublin[1], mort en à Massali de la fièvre jaune, est un capitaine corsaire malouin d'origine irlandaise, réfugié jacobite en France, et un négociant de Saint-Malo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Il est issu de la famille "Walsh de Ballynacooly[2]", du comté de Kilkenny en Irlande. Il est le fils de James Walsh, capitaine de vaisseau, et de Margaret Walsh (de Carrickmines). Les Walsh sont des Cambro-Normands.

Dans le courant du XVIIIe siècle, ses descendants ont produit une généalogie acceptée par Chérin, établissant leur noblesse d'extraction. La famille originaire du Pays de Galles, se serait établie en Irlande au XIIe siècle[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Phillip Walsh émigre en France avec son père, à la suite du roi d'Angleterre renversé en 1688 Jacques II, après le traité de Limerick (1691).

Il s'établit à Saint-Malo vers 1695 et s'affirme comme l'un des bons capitaines corsaires de sa génération. Il commande des navires armés pour pratiquer la « petite course » dans les eaux des îles britanniques.

De 1691 à 1708, il commande 11 navires malouins, dont 6 corsaires. L'histoire signale ses exploits dans l'Océan Indien avec le Rubis (56 canons) et le Diligent (50 canons) pendant la guerre de Succession d'Espagne.

En 1707, il est recruté par Beauvais Le Fer pour commander le vaisseau le Curieux pour la première expédition de Moka[4] de la compagnie des Indes orientales. Il part de Brest le 6 janvier, fait une longue escale à Cadix, avant de contourner l'Afrique et de faire route vers Moka, au Yémen, comptoir alors hollandais. Moka est alors une ville de 10 000 habitants, le principal marché de la côte d'Arabie en ce qui concerne le négoce du café. En chemin, il capture l'indiaman hollandais le Vainqueur près de l'île d'Ascension, fait escale à Mahajanga sur Madagascar [5] où il meurt le 11 septembre 1708 de la fièvre jaune, sans être allé au bout de l'expédition.

Famille[modifier | modifier le code]

De son mariage en 1695[6] avec Anne White (1675-1727), elle aussi d'origine irlandaise, naîtront plusieurs[7] enfants.

L'aînée est Marie Anne (née en 1695), suivie par Jean (1697) et Hélène (1699-1732).

Le 4e, Patrice Marc (1701-+1790), est à l'origine des Walsh de Chassenon. Il débute à Saint-Malo dans le commerce morutier, puis se fixe à Morlaix, où il pratique le commerce avec les Antilles et la Louisiane, avec une flottille de trois à quatre navires dont l'un commandé par son frère Philippe. En 1728, il épouse à Morlaix Marie-Anne Crainisborough (1708-1743), qui lui donnera quatre enfants. Parmi eux, Antoine Anthime partira vivre à Saint-Domingue.

Le 5e est Antoine Vincent, généralement appelé Antoine Walsh (1703-1763), qui sera fait comte Walsh (donc Lord[8]) par le prétendant jacobite au trône d'Angleterre et d'Irlande. Grand armateur négrier de Nantes vers 1750, il est le fondateur de la Société d'Angola. En 1741, il épouse Mary O'Shiell, fille d'un autre armateur notable de la communauté des Irlandais de Nantes.

Le 6e, François Jacques (1704-1782), est à l'origine des Walsh de Serrant. Il est armateur à Nantes, associé à un Malouin, Étienne Meslé de Grand-Clos, grand-père de Pierre-Jacques Meslé de Grandclos, qui, dans les années 1760, sera le premier armateur et premier négrier de Saint-Malo, mais aussi aux affaires de son frère Antoine.

Le 7e, Philippe (né en 1706) est capitaine de navire, puis négociant à Cadix[9], ville espagnole où séjournent régulièrement des émigrés irlandais en France, notamment malouins, mais aussi nantais[10].

Les liens entre les trois principales familles Walsh sont étroits et renforcés par des intermariages aux générations 3 et 4[11] : Antoine Jean-Baptiste Paulyn Walsh, fils d'Antoine, et Marie Josèphe Dorothée Walsh de Serrant dans les années 1770 ; Jean-Baptiste Walsh (fils du précédent) et Dorothée Agathe Walsh de Chassenon en 1791.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Lespagnol, Messieurs de Saint-Malo : une élite négociante au temps de Louis XIV, Éditions L’Ancre de Marine, Saint-Malo, 1991, 867 p. (ISBN 2-905970-30-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon un site généalogique
  2. Louis de La Trémoïlle, Mon grand père à la cour de Louis XV et à celle de Louis XVI, Éd. Honoré Champion, 1904, p. 11
  3. Pierre de La Condamine, France Angleterre, Le Grand Corps à Corps maritime, Éditions France-Empire, 1987
  4. Les réfugiés jacobites dans la France du XVIIIe siècle: l'exode de toute une… Par Patrick Clarke de Dromantin
  5. Jean-Pierre Brown et Tugdual de Langlais, Capitaines Corsaires, Cristel
  6. Cf. site généalogique
  7. La page mentionnait (24/06/2011) 10 enfants, mais on ne trouve d'indications que pour 7 sur le site généalogique indiqué.
  8. La signature Lord Walsh apparaît sur l'acte de mariage de Jean-Baptiste Walsh en 1791 ; à cette date, elle est celle du fils aîné d'Antoine, Antoine J.-B. Paulyn.
  9. Cf. site généalogique
  10. Cf., page Paul Sarsfield, le cas de Jacques Sarsfield.
  11. Cf. pages Antoine Walsh et François Jacques Walsh