Île de l'Ascension
| Île de l'Ascension Ascension Island (en) | ||
Carte de l'île de l'Ascension. | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Localisation | Océan Atlantique | |
| Coordonnées | 7° 56′ 31″ S, 14° 21′ 40″ O | |
| Superficie | 91 km2 | |
| Point culminant | The Peak (850 m) | |
| Géologie | Île volcanique | |
| Administration | ||
| Territoire britannique d'outre-mer | Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha | |
| Démographie | ||
| Population | 806 hab. (2016) | |
| Densité | 8,86 hab./km2 | |
| Plus grande ville | Georgetown | |
| Autres informations | ||
| Fuseau horaire | UTC±00:00 | |
| Site officiel | www.ascension-island.gov.ac | |
| Géolocalisation sur la carte : océan Atlantique | ||
| Îles au Royaume-Uni | ||
| modifier |
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L'île de l'Ascension[1] est une île de l'Atlantique Sud, située entre l'Afrique et l'Amérique du Sud, juste au sud de l'équateur et à 1 544 kilomètres au sud-sud-ouest des côtes méridionales du Liberia. Elle fait partie du territoire britannique d'outre-mer de Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha. La capitale de l'île est Georgetown.
La tendance démographique est à la baisse. En 1998, il y avait 1 122 habitants. En 2004, la population de l'île n'était plus que de 950 habitants. En 2016, il n'y avait plus que 806 habitants.
Sommaire
Géographie[modifier | modifier le code]
L'île est la partie émergée d'un immense volcan sur la dorsale atlantique dont la base, par 3 200 m de fond, fait 60 km de diamètre et culmine à 850 mètres à la Green Mountain (également appelée The Peak). Il date de 1,2 million d'années[2].
Climat[modifier | modifier le code]
Bien que normalement située en pleine zone humide intertropicale, l'île de l'Ascension est très sèche et possède un climat de type (BWh) c'est-à-dire un climat chaud du désert.
Histoire[modifier | modifier le code]
Cette île a été découverte en 1501 par l'explorateur portugais Joao da Nova Castelia. « Redécouverte » une seconde fois, deux ans plus tard, par Afonso de Albuquerque, le jour de l'Ascension, il lui donna le nom de cette fête religieuse.
L'île est restée inhabitée jusqu'au , peu après que l'empereur Napoléon Ier, contraint à l'exil, arrive à l'île Sainte-Hélène, le . Les Britanniques établissent alors une petite garnison sur l'île puis en revendiquent la possession afin de prévenir tout risque d'évasion de l'empereur. L'île a connu un déclin au XXe siècle avec l'ouverture du canal de Panama. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis y ont construit un aérodrome militaire. En 1982, l’île de l'Ascension a joué un rôle déterminant lors des opérations militaires britanniques de la guerre des Malouines (missions « Black Buck ») en constituant la seule base utilisable de l’Atlantique Sud.
Aujourd'hui, elle compte une petite communauté américaine (vivant sur la base militaire), ainsi qu'une base SIGINT (interception des communications) dirigée par la branche civile du GCHQ britannique, la Composite Signals Organisation (CSO)[3]. Le gouvernement britannique a demandé à la Commission des limites du plateau continental une extension de ses droits souverains jusqu'à une distance de 350 milles nautiques (648 km)[4].
Environnement et écologie[modifier | modifier le code]
En 1836, Charles Darwin a visité l'île de l'Ascension et a constaté qu'il s'agissait d'une île aride, dépourvue d'eau douce et d'arbres. Il pensa que le reboisement serait le seul moyen de développer l'île. En 1843, le botaniste et explorateur Joseph Hooker visita Ascension. En 1847, Hooker, avec les encouragements de Darwin, informa la Royal Navy qu'avec l'aide des Jardins botaniques royaux de Kew, ils devraient instaurer un plan à long terme du transport d'arbres de Londres vers l'île de l'Ascension. Ces arbres plantés ont pour but de capturer plus de pluie et d'améliorer le sol, permettant à l'île relativement déserte de devenir un jardin. Ainsi, à partir de 1850, chaque année, les bateaux déposaient un assortiment varié de plantes provenant de jardins botaniques en Argentine, en Europe et en Afrique du Sud. À la fin des années 1870, pins de Norfolk, eucalyptus, bambous et bananiers coexistaient à profusion en une forêt tropicale luxuriante mais artificielle au plus haut point de l'île, à Green Mountain.
La zone pourrait receler des réserves d'hydrocarbures[4].
L'île a fait l'objet d'une invasion biologique par une espèce importée de fougère[5].
Les chats harets présents sur l’île étaient une grande menace pour les oiseaux. Une campagne d’éradication a été menée avec succès par la Royal Society for the Protection of Birds, jusqu’à 2006 et beaucoup d’espèces marines sont retournées[6].
Infrastructures[modifier | modifier le code]
L'île de l'Ascension possède un aéroport (code AITA : ASI).
Sources[modifier | modifier le code]
Références[modifier | modifier le code]
- [PDF] Conseil national de l'information géographique – Commission nationale de toponymie.
- « Volcan Ascension », sur http://www.activolcans.info (consulté le 5 février 2015)
- Campbell 2005, p. 17-24
- Roche 2008
- Marris 2009
- Éradication des chats de l’île de l'Ascension
Bibliographie[modifier | modifier le code]
- (en) Emma Marris, « The end of the invasion ? », Nature, no 459, , p. 327-328 (DOI 10.1038/459327a)
- Marc Roche, « L'or noir d'Ascension fait rêver Londres », Le Monde, (lire en ligne)
- Rapport IC 2000 (Interception Capabilities 2000) : Surveillance électronique planétaire (trad. Duncan Campbell), Paris, Éditions Allia, publié par le STOA pour le Parlement européen,
L'île de l'Ascension apparaît dans le roman "Le cri" de Nicolas Beuglet
Annexes[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
- Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha
- Invasion (écologie)
- Anogramma ascensionis (fougère)
- Johngarthia lagostoma (crabe
Liens externes[modifier | modifier le code]
- (en) Site officiel du gouvernement
- (en) Site officiel du journal de l'île