Pharaon de Winter

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Pharaon de Winter
Pharaon de Winter.jpg

Portrait de Pharaon De Winter vers 1900, Bibliothèque municipale de Lille.

Naissance
Décès
(à 74 ans)
Lille
Nom de naissance
Pharaon-Abdon-Léon de Winter
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Formation
Maître
Edouard Swynghedauw
Alphonse Colas
Alexandre Cabanel
Mouvement
Distinctions
mention honorable au Salon des artistes français en 1880
médaille de 3e classe au Salon des artistes français en 1886
médaille d'argent à l'Exposition universelle de Paris en 1900

Pharaon De Winter est un peintre français né à Bailleul le , mort à Lille le .

Famille et éducation[modifier | modifier le code]

Sa famille est d'origine modeste, son père est sabotier. La famille est nombreuse, Pharaon de Winter est le troisième de douze enfants. En 1861, il quitte Bailleul pour loger chez sa tante à Bruges où il débute sa formation artistique. De retour en France, il entre à l'école des beaux-arts de Lille en 1869, et se perfectionne avec Alphonse Colas. En 1872, il s'installe à Paris et entre à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Cabanel. Il fréquente alors Jean-Baptiste Carpeaux et Pierre Puvis de Chavannes.

Carrière[modifier | modifier le code]

L'artiste se distingue dans les Salons, aux côtés de ses amis les peintres Jules Breton et Jules Bastien Lepage. Il peint sur de nombreux thèmes en accordant une grande place au dessin dans ses tableaux : portraits, paysages, scènes d'intérieur, scènes religieuses…

En 1887, il devient le directeur des cours de dessin et de peinture à l'École des beaux-arts de Lille. Il formera de nombreux peintres.

Avant tout attaché à sa Flandre natale, Pharaon de Winter est un portraitiste qui saisit l'âme de ses modèles dont l'humanité se concentre sur le visage et sur les mains. Inscrit dans le réalisme de la tradition flamande, son art est intime et grave, et parle aux esprits réfléchis.

Victime de troubles de la vue en 1912, il subit six opérations aux yeux en pleine occupation ennemie. À ses souffrances s'ajoutent les cruelles épreuves de la guerre avec notamment l'éloignement de son fils Zéphyr, retenu sous les drapeaux à la veille de sa libération du service militaire.

En avril 1918, il apprend que l'assaut allemand a détruit la ville de Bailleul, faisant disparaître la maison de ses parents, celle qu'il avait fait construire et son atelier où devait naître son musée.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

triptyque[modifier | modifier le code]

Il a réalisé un triptyque sur la vie du Christ : « La Rédemption » dont les deux premiers panneaux, intitulés « Les Saintes femmes au tombeau » et « L'Adoration des bergers ». se trouvent dans l'église Saint-Vincent de Marcq-en-Barœul, tandis que le troisième, panneau central du triptyque intitulé « La Déploration du Christ », est conservé dans l'église Saint-Martin de Croix[1],[2].

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1879 : Le Dimanche des Rameaux, Salon de peinture et de sculpture à Paris
  • 1884 : Tondeur de moutons, Salon des artistes français à Paris
  • 1886 : Au Dispensaire, Salon des artistes français à Paris
  • 1887 : L'Attente d'une distribution de charité, Flandre, Salon des artistes français à Paris
  • 1888 : En Flandre, Portrait de Mme G. L…, Salon des artistes français à Paris
  • 1889 : Pendant la neuvaine, Flandre, Salon des artistes français à Paris
  • 1890 : Portraits, Salon des artistes français à Paris
  • 1892 : Portrait de M. le sénateur et maire de Lille, Portrait de Monseigneur H…, évêque missionnaire, Salon des artistes français à Paris
  • 1893 : Un Bobineur, Flandre, Salon des artistes français à Paris
  • 1894 : En prières, Souvenirs de Bruges, Salon des artistes français à Paris
  • 1895 : Portrait de l'auteur, Religieuses de l'ordre des sœurs Augustines, Salon des artistes français à Paris
  • 1896 : Méditation, Religieuse lisant l'office, Salon des artistes français à Paris
  • 1897 : Portraits, Salon des artistes français à Paris
  • 1898 : Religieuse de l'ordre des Augustines, Salon des artistes français à Paris
  • 1900 : Un Trappiste géographe, Salon des artistes français à Paris
  • 1901 : Une Lecture au couvent, Trappiste, Salon des artistes français à Paris
  • 1902 : Méditation, Religieuse de l'ordre des Augustines, Salon des artistes français à Paris
  • 1903 : Enfants de Marie, Salon des artistes français à Paris
  • 1904 : Portrait de ma fille Rosa, Portrait de M. D…, Salon des artistes français à Paris
  • 1905 : Portrait de l'auteur, Trappiste, Salon des artistes français à Paris
  • 1906 : Portrait de Mme de B…, Portrait de M. O. D. W…, Salon des artistes français à Paris
  • 1908 : Portrait de M. D…, Portrait de ma fille Rosa, Salon des artistes français à Paris

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Butstraen, « La Rédemption », triptyque de Pharaon De Winter retrouve sa plénitude à Marcq », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  2. H.G., « Le tableau de Pharaon de Winter nous a quittés... provisoirement », Nord Éclair,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Le film L'Humanité, réalisé par Bruno Dumont, suit un prétendu descendant du peintre, lieutenant de police à Bailleul. Un passage du film montre d'ailleurs le protagoniste prêter un tableau de Pharaon de Winter à un musée de sa région à l'occasion d'une exposition temporaire.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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