Paul Gilson

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'écrivain français et homme de radio. Pour le compositeur belge, voir Paul Gilson (compositeur).
Paul Gilson
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Paul Gilson, né le et mort le [1], est un écrivain et homme de radio français.

Son œuvre comprend des poèmes, des récits, des essais, des pièces de théâtre, des films, mais il est surtout connu pour ses multiples activités à la radio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Critique cinématographique à L'Ami du Peuple du Soir puis grand reporter au Petit Journal, il couvre la guerre d'Éthiopie[2].

Venu à la radio par le journalisme, il crée en 1937 sur les ondes de Radio-Luxembourg l'émission Banc d'essai pour laquelle de nombreux écrivains lui donnent des textes (Jean Cocteau, Blaise Cendrars, André Beucler, Robert Desnos...).

En 1944, il devient reporter à Radio Monte-Carlo. Après avoir été délégué permanent de la Radiodiffusion française à New York, il est appelé à Paris où Wladimir Porché lui confie en 1946 le poste de directeur des services artistiques de la Radiodiffusion française, qu'il occupera jusqu'à sa mort.

Il y multiplie les retransmissions de spectacles et les émissions réalisées en studio à Paris-Inter. Confiant un Bureau de poésie à André Beucler, il fait appel à Loys Masson, Philippe Soupault, Nino Frank, Georges-Emmanuel Clancier. Avec Henry Barraud, il favorise la musique contemporaine. Avec L'art et la vie (1946 - 1970) de Georges Charensol et Jean Dalevèze, il crée le premier magazine hebdomadaire sur toutes les formes de l'art[3].

En 1947, il fait partie de l'équipe de journalistes du tout nouveau magazine Radio-Loisirs, qui deviendra plus tard Télérama.

C'est encore lui qui lance en 1955 le Petit Conservatoire de Mireille et Le Jeu des mille francs.

Pour lui rendre hommage, les Radios francophones publiques décernent chaque année les Grand Prix Paul-Gilson destinés à récompenser les talents de chaque radio de la communauté.

Son apport décisif à la création radiophonique a jeté un peu trop d'ombre sur l'œuvre littéraire de celui que ses amis appelaient « le grand Paul ».

Il possédait le château de La Marche, près de la Charité-sur-Loire (Nièvre) où il aimait à recevoir ses amis

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poèmes
  • Ai-je été roi...?
  • À la vie, à l'amour. Paris, Seghers, 1943.
  • Au rendez-vous des solitaires. Paris, Seghers, 1947.
  • Ballades pour fantômes. Paris, Seghers, 1950.
  • Poèmes (recueil des trois plaquettes précédentes). Paris, Seghers, 1951.
  • Le Grand Dérangement. Presse à bras de Monteiro, 1955.
  • Ce qui me chante. Paris, Seghers, 1956.
  • Destinée Valse. Recife, Coleçao Concordia, 1959.
  • L'Arche de Noël. Paris, Seghers, 1960.
  • Énigmarelle. Paris, Seghers, 1963.
  • L'Aube inquiète, Paris, Editions du Chevalier, 1924,
  • Ecoutez la chanson bien douce, Paris, Collection de la Gazette française, 1925

Le compositeur Jean Rivier a mis en musique 3 poèmes de Paul Gilson. En 1963, Henri Dutilleux compose San Francisco Night sur un poème de Paul Gilson.

Récits
  • Extralucide. Paris, La Revue Nouvelle, 1931.
  • La Traversée du miroir (traduction de l'œuvre de Lewis Carroll). Paris, Denoël et Steele, 1931.
  • La Boîte à surprises. Histoire en l'air. La Nouvelle France, 1946.
  • La Bête qui mangeait les jouets, illustré par Vincent Monteiro. La Presse à Bras, 1955.
  • Les Voix en peine. coll. pour F.M. et ses amis, 1957.
  • "La Fin du Comte". Paris, Les Œuvres libres, no 149.
  • "Barnum ou la parade des Monstres". Paris, Les Œuvres libres, no 170.
Essais
  • Merveilleux. Paris, Calmann-Lévy, 1945.
  • Ciné-Magic, préface de René Clair. Éditions André Bonne, 1951.
  • Les Folies bourgeoises, documentation de Christiane Gilson. Monaco, Éditions du Rocher, 1957.
Théâtre
  • L'Homme qui a perdu son ombre, d'après Chamisso. France-Illustration no 147.
  • Milord l'Arsouille, comédie musicale en coll. avec Nino Frank, lyrics de Francis Claude, musique de Vernon Duke. Paris, Seghers, 1952.
  • Portrait de famille, comédie en un acte, en coll. avec Nino Frank. L'Avant-Scène, no 98.
  • Ex-Napoléon, pièce en quatre actes, en coll. avec Nino Frank.
Films
  • Manières de croire, film de montage. Studio 28, 1930.
  • Surprises de la vie. L.A.T.A.C., 1942.
  • Mémoires des maisons mortes. L.A.T.A.C., 1942.
  • L'Homme aux cent mille images, scénario en coll. avec Nino Frank. Revue du cinéma, no 110, 1948.
  • Au paradis des images, scénario et commentaire, film de Philippe Agostini, musique d'Henri Sauguet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Germaine Decaris et Pierre Mac Orlan, Paul Gilson. Paris, Pierre Seghers, "Poètes d'aujourd'hui" no 70, 1959.
  • Hommage à Paul Gilson. Cahiers littéraires de la RTF, 1963.
  • Le Monde merveilleux de Paul Gilson, émission de télévision de Frédéric Jacques Temple et Nino Frank, réalisation de Philippe Agostini, ORTF, 2e chaîne, 27 mai 1973.
  • Paul Gilson. Hommage et contribution bio-bibliographique proposés par Frédéric Jacques Temple. Avec 13 lettres de Blaise Cendrars à Paul Gilson. Lausanne, Éditions Le Front littéraire, 1983.
  • Jean-Pierre Pagliano, "Profils perdus : Paul Gilson", France Culture, 26 mai et 2 juin 1988.
  • Les écrivains hommes de radio (1940-1970. Communications et documents écrits et sonores réunis et présentés par Pierre-Marie-Héron. Montpellier, Université Paul-Valéry, Centre d'Étude du XXe siècle, 2001.
  • Les écrivains et la radio. Actes du colloque international de Montpellier (23-25 mai 2002) réunis et présentés par Pierre-Marie Héron. Université Montpellier III/Institut national de l'audiovisuel, 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF
  2. ["D'une rive à l'autre" Mercure de France G. Charensol p. 253]
  3. G. Charensol, D'une rive à l'autre, Mercure de France, p. 256.

Lien externe[modifier | modifier le code]