Paul Gerhardt

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Paul Gerhardt

Paul Gerhardt, né le à Gräfenhainichen (Saxe-Anhalt) et mort le à Lübben (Brandebourg), est un théologien luthérien et poète allemand, l'un des principaux auteurs de chants religieux en langue allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du bourgmestre Christian Gerhardt, Paul entre au lycée Saint-Augustin de Grimma à 15 ans. Réputée pour pour la discipline qui y règne ainsi que sa ferveur religieuse, l'institution ferme quasiment en 1626 en raison d'une épidémie de peste mais le jeune pensionnaire reste et obtient son diplôme en 1627. Il s'inscrit à l'université de Wittenberg et reçoit l'enseignement de deux personnalités fort influentes dans la propagation de la doctrine de Luther, Paul Röber et Jacob Martini. Diplômé vers 1642, il ne trouve pas de poste de pasteur en raison des troubles de la Guerre de Trente ans et se rend à Berlin ou il est précepteur dans la famille de l'avocat Andreas Barthold. Paul Gerhardt croise alors le chemin de Johann Crüger, cantor de l'église Saint-Nicolas de Berlin et compositeur. Celui-ci est impressionné par la qualité des textes de Gerhardt et en fait la trame de son recueil de chorals luthériens. Les deux hommes resteront très liés. En septembre 1651, il est affecté à Mittenwalde, une petite ville au sud de Berlin où il créé un important corpus d'hymnes. C'est à cette époque, en 1655, que Paul Gerhardt épouse Anna Maria Barthold, fille de l'avocat qui lui avait offert un premier poste à Berlin. Un premier enfant, né en 1656, meurt en bas âge. Il revient ensuite à Berlin comme diacre de l'église Saint-Nicolas. Le prince électeur d'alors, Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg, est davantage favorable aux calvinistes et Paul Gerhardt doit faire preuve de beaucoup de diplomatie dans ses interventions. La qualité de ses prêches lui attirent les faveurs de Louise Henriette d'Orange Nassau, l'épouse du prince électeur. Paul Gerhardt arrive ainsi à se maintenir à son poste jusqu'en 1666, date à laquelle il est révoqué et maintenu sans emploi à Berlin. Sa "protectrice" meurt ainsi que sa femme, lui laissant un seul enfant survivant. Il reviendra néanmoins un peu en grâce en octobre 1668 avec une nomination à Lübben comme archidiacre. Il y finira sa vie.

Johann Sebastian Bach reprit ses textes dans ses cantates BWV 32, 40, 65, 74, 92, 103, 108, 153, 159, 176, 183, 194 et 195 ; le motet BWV 228 ; l'Oratorio de Noël BWV 248 ; le motet BWV 384 ; les air spirituels BWV 441, 448, 451, 460, 469 et 489 ; enfin, les airs BWV 511 et 512.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Auf, auf, mein Herz, mit Freuden nimm wahr, was heut geschicht, Osterlied (EG 112, F&L 256, MG 305)
  • Befiehl du deine Wege (EG 361, RG 680, NG 146, F&L 428, MG 343), basiert auf Psalm 37 „Befiehl dem Herrn deine Wege und hoffe auf ihn, er wird’s wohl machen“. Chaque verset commence par un de ces mots (acrostiches). Par Johann Sebastian Bach utilisé dans la Passion selon saint Matthieu.
  • Die güldne Sonne (EG 449, RG 571, F&L 457, MG 200)
  • Du bist ein Mensch, du weißt das wohl (RG 677)
  • Du meine Seele singe (EG 302, RG 98, NG 257, F&L 48, MG 85)
  • Ein Lämmlein geht und trägt die Schuld, Passionslied (EG 83)
  • Fröhlich soll mein Herze springen, Weihnachtslied (EG 36, RG 400, AK 349, F&L 206, MG 255)
  • Geh aus, mein Herz, und suche Freud, Sommerlied (EG 503, RG 537, AK 658, F&L 493, MG 455)
  • Gib dich zufrieden und sei stille (EG 371, RG 683, NG 149)
  • Herr, der du vormals hast dein Land (EG 283)
  • Ich bin ein Gast auf Erden (EG 529, RG 753)
  • Ich hab in Gottes Herz und Sinn, base de la cantate de Bach BWV 92
  • Ich singe dir mit Herz und Mund (EG 324, RG 723, NG 258, F&L 52, MG 45)
  • Ich steh an deiner Krippen hier (EG 37, RG 402, GL 141, NG 17, AK 329, F&L 208, MG 251), mis en musique par Johann Sebastian Bach.
  • Ich weiß, mein Gott, daß all mein Tun (EG 497)
  • Ist Gott für mich, so trete (EG 351, RG 656, NG 150, F&L 316, MG 437), traduits en anglais en 1855 par Catherine Winkworth : If Jesus be my friend
  • Kommt und laßt uns Christum ehren (EG 39, RG 403, NG 19, AK 331, F&L 210, MG 261)
  • Lobet den Herren alle, die ihn ehren (EG 447, RG 570, GL 447, NG 151, AK 687, F&L 460, MG 16)
  • Nun danket all und bringet Ehr (EG 322, RG 235, GL 267, AK 581, F&L 53, MG 52)
  • Nun freut euch hier und überall, Osterlied (RG 476, AK 420)
  • Nun lasst uns gehn und treten, chant sur le nouvel an (EG 58, RG 548, NG 29, AK 709, F&L 230, MG 273)
  • Nun ruhen alle Wälder, Abendlied (EG 477, RG 594, NG 323, F&L 474, MG 229).
  • O Haupt voll Blut und Wunden, Übersetzung des lateinischen „Salve caput cruentatum“ von Arnulf von Löwen (traditionell Bernhard von Clairvaux zugeschrieben), von Johann Sebastian Bach in der Matthäus-Passion verwendet (EG 85, RG 445, GL 179, NG 43, AK 372, F&L 241, MG 291)
  • O Herz des Königs aller Welt (AK 471)
  • O Jesu Christ, mein schönstes Licht (RG 654)
  • O Welt, sieh hier dein Leben, Passionslied (EG 84, RG 441, F&L 246)
  • Sollt ich meinem Gott nicht singen (EG 325, RG 724 und 725, NG 259, F&L 54, MG 18 und 19)
  • Wach auf, mein Herz, und singe (EG 446, RG 568, F&L 461, MG 209 und 210)
  • Warum sollt ich mich denn grämen? (EG 370, RG 678, NG 152, F&L 387, MG 381)
  • Wer wohlauf ist und gesund (EG-Württemberg 674, MG 62)
  • Wie soll ich dich empfangen Adventslied, Johann Sebastian Bach dans l'Oratorio de Noël. (EG 11, RG 367, NG 3, AK 307, F&L 182, MG 236 und 237)
  • Wir singen dir, Immanuel
  • Zeuch ein zu deinen Toren, Pfingstlied (EG 133, RG 508, F&L 280, MG 318)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bideau, Paul Gerhard (1607-1676), pasteur et poète, Université Paris 4, 1997, 438 p. (thèse d'Études germaniques)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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