Parti de la justice (Turquie)

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La Parti de la Justice (AP, Adalet Partisi) est un parti politique turc créé après le coup d'État du 27 mai 1960 et la dissolution du Parti démocrate, parti au pouvoir de 1950 à 1960.

Une partie des cadres du parti dissous réapparaissent dans le Parti de la Justice dans les années 1960-1970. Un de ses leaders sera Süleyman Demirel, plusieurs fois premier ministre pendant cette période. Après la dissolution de tous les partis existants par les putschistes de 1980, le successeur du Parti de la justice sera le Parti de la juste voie dans les années 1980-2000, ce dernier laissant à son tour la place à une résurrection du Parti démocrate en 2007.

Année Total des voix Pourcentage Sièges
1961 3.527.435 34,80 158/450
1965 4.921.235 52,87 240/450
1969 4.229.712 46,55 256/450
1973 3.197.897 29,82 149/450
1977 5.468.202 36,89 189/450

Symbole du parti[modifier | modifier le code]

Symbole du Parti démocrate et du Parti de la juste voie

Le symbole du parti était un cheval[1], le même que pour le Parti démocrate avant lui et le Parti de la juste voie, puis le Parti démocrate refondé après lui.

Contexte général[modifier | modifier le code]

La fondation du Parti de la Justice le 11 février 1961, suit le retour de la Turquie à la démocratie parlementaire après le retrait de l'armée des institutions dirigeantes. Le PJ se veut le successeur du Parti démocrate (dissous par l'armée). Mais les circonstances sociales, politiques et économiques du pays ont fortement évolué depuis 1946 (date de la création du DP).

Contexte politique[modifier | modifier le code]

Le pays connait son premier coup d'Etat militaire le 29 mai 1960 par des officiers militaires pour mettre fin à la politique autoritaire et islamiste du premier ministre Menderes (DP). Le Parti Démocrate est alors dissout et ses dirigeants emprisonnés et exécutés par l'armée.

Le Comité d'Union Nationale, qui est contrôlé par les militaires, élabore une nouvelle constitution garantissant les droits fondamentaux et la protection des huit principes d’Atatürk (article 153). Elle crée une cour constitutionnelle, chargée de garantir le respect des principes kémalistes, comme la laïcité. L’article 57 notamment, autorise la cour à dissoudre tout parti politique qui enfreint le principe laïc de l'Etat turc.

Une fois le retrait de l'armée acté, les anciens cadres du DP crée un nouveau parti politique (PJ) sur la base de l'ancien DP, qui se présente aux élections législatives prévues le 15 octobre.

Contexte économique[modifier | modifier le code]

Le fort développement et l’ouverture économique qu'a connu le pays a contribué à l'enrichissement (inégal) de l'ensemble de la population. Mais la crise économique a provoqué l'aggravation des inégalités et l’accroissement des nombreux antagonismes qui opposent entre elles les classes sociales dominantes (grande bourgeoisie, bourgeoisie de province, propriétaires terriens) sur le partage des bénéfices économiques.

C'est la grande bourgeoisie, industrielle et commerciale, qui a le plus bénéficié de l'ouverture et du développement économique du pays. Elle contrôle désormais la grande majorité (70 % en 1964) du tissu industriel et commercial turc, lequel se focalise dans les grandes villes du pays (Istanbul, Izmir, Ankara et Adana). Elle monopolise le marché d'import-export (85 % des exportations du pays réalisées par les grands groupes industriels) et garantit la réservation de 65 % des crédits de l'État et de 80 % du capital étranger vers les entreprises et commerces détenus par la grande bourgeoisie. Cette classe sociale est très occidentalisée et tournée vers l'étranger, au détriment du développement économique intérieur.

Parallèlement, la bourgeoisie de province, qui est très présente à l'est du pays (1/3 de la population), a très peu bénéficié, après coup, des avantages de la politique libérale et capitaliste menée par le DP (dont les bénéfices sont désormais concentrés à l'ouest du pays). Elle ne contrôle que 1 % de la production industrielle et commerciale. Elle ne peut développer ses activités de par le manque d'aides de l'État et d'autre part par le monopole exercé par la grande bourgeoisie sur le marché (capitaux, économie). Tout investissement privé et étranger dans l'industrie ou le commerce de province devient impossible. La petite bourgeoisie reste enfin très sensible aux arguments et à l'idéologie religieuse de par sa proximité avec les classes populaires et son inaccessibilité au mode de vie de la grande bourgeoisie.

Enfin, les grands propriétaires terriens, sur qui le CHP s'était appuyé pour mener ses réformes laïques et républicaines au début d’Atatürk, voient eux aussi leur situation économique se dégrader depuis plusieurs années déjà. Ils observent l'érosion de leurs revenus agricoles et commerciaux par la forte inflation (entretenue par les dévaluations successives de la monnaie). De plus, le développement de l'industrie (liée à la grande bourgeoisie) provoque des besoins importants en capitaux prélevés sur les grands propriétaires, par les impôts fonciers et par des réformes agraires qui diminuent la taille de leur terres (accaparées, puis revendues par l'État). Cette situation provoque elle aussi l’inquiétude et le rejet de cette classe sociale de la politique menée contre elle. Enfin, l'idéologie religieuse est aussi très utilisée par les grands propriétaires car elle leur permet de maintenir un contrôle sur les classes populaires agricoles (très religieuse) qui travaillent sur leur terres.

Contexte religieux[modifier | modifier le code]

Les courants et organisations islamistes sont absents de la scène politique turque en 1950 (date ou le DP arrive au pouvoir) de part la répression constante qu'ils ont subi sous le régime autoritaire des bureaucrates kémalistes.

Mais, en 1961, le PJ nouvellement formé se trouve en présence de courants islamistes bien organisés exerçant une certaine influence sur les couches populaires sensibles aux actes et aux discours politiques religieux.

Ces courants religieux, issus de puissantes sectes, comme le Nourdjouisme ou le Suleymandjis, souhaite que le pays amorce une sorte de retour vers la califat et rejette violemment le système laïc et républicain d’Atatürk.

Ces courants sont fortement présent à l'est du pays, encore marqué par le féodalisme (et les courants religieux) et souffrant d'un manque de développement économique et industriel. Ils sont très présents au sein de la bourgeoisie de province et des grands propriétaires terriens (ce qui explique l’influence de l'idéologie religieuse à leur égard).

Le PJ dans l'opposition : 1961-1965[modifier | modifier le code]

Le Parti de la Justice, comme nous l'avons vu, représente l'alliance politique des classe dominantes (grande bourgeoisie, petite bourgeoisie, propriétaires terriens) et est en ce sens le successeur du Parti Démocrate. Mais cette alliance n'est pas suffisante pour retrouver le pouvoir et nécessite de retrouver le soutien populaire dont bénéficiait le DP avant sa dissolution.

Cette situation oblige donc le parti, s'il veut retrouver, puis conserver le pouvoir, à nouer une alliance avec les organisations islamistes et à continuer de mener un double discours vis-à-vis de l'islam. En effet, en promettant aux organisations islamistes quelques avantages (ouverture de nouvelles écoles religieuses par exemple) et en se montrant respectueux de l'islam, il obtient leur soutien pour manipuler la population et la faire adhérer au discours politique du PJ.

Les islamistes ne sont cependant pas dupes de ce double discours pratiqué par le PJ (qu'ils jugent aussi irréligieux que le CHP), mais ils acceptent l'alliance avec le parti, d’une part, pour se protéger de la répression exercée à leur égard par l’appareil judiciaire (notamment l’article 163 sur la sauvegarde du laïcisme) et d'autre part pour bénéficier de son réseau pour asseoir leur idéologie religieuse et augmenter leur influence et leur popularité (comme ils l'ont fait avec le DP).

Ce double discours, pratiqué par le PJ, lui permet en quelque sorte d’endormir la population et de limiter la prise de conscience par elle des antagonismes qui oppose les classes dominantes aux classes dominées et de l'exploitation qu'elle subit par ces mêmes classes dominantes.

Si le PJ parvient, par cette alliance avec les courants islamistes, à maintenir son emprise sur les classes populaires, tel n'est pas le cas avec les autres composantes du bloc de gouvernement.

Arrivée au pouvoir du PJ et premiers antagonismes : 1965-1970[modifier | modifier le code]

Cette alliance entre islamistes et classes dominantes du PJ permet à celui-ci de remporter les élections législatives en 1965. Le parti, avec 52,8 % des suffrages, gagne la majorité absolue à l’assemblée et peut enfin accéder au pouvoir et continuer à mener la politique ambiguë du DP vis-à-vis de l'islam (ouverture de nouvelles écoles religieuses, hausse du budget pour la construction de mosquées).

Mais l'accroissement des inégalités et le ralentissement économique crée des tensions au sein du bloc au pouvoir. En théorie, le parti représente l'alliance de la bourgeoisie avec les propriétaires terriens. Mais la bourgeoisie industrielle et financière prend le contrôle total du PJ à partir de 1965, en la personne de Süleyman Demirel (ancien PDG de l'entreprise DSI).

Cette prise de contrôle amène le Parti de la Justice à réorienter encore plus la politique économique du gouvernement au bénéfice de la grande bourgeoisie, mais au détriment de la bourgeoisie provinciale et des grands propriétaires terriens :

  • Réorientation des aides de l'État au bénéfice des grands groupes industriels et commerciaux, mais au détriment de la bourgeoisie de province (les régions de l'est n'obtiennent plus que 1 % des crédits industriels et 3 % des crédits commerciaux en 1968) alors que la population de l'est s’accroît.
  • La majeure partie de l'imposition fiscale se déplace sur les revenus de la petite bourgeoisie (60 % de l'impôt sur le revenu est payé par la bourgeoisie de province) et sur ceux des grands propriétaires terriens (nouvelles taxes foncières) au bénéfice de la grande bourgeoisie qui ne contribue plus qu'à la hauteur de 2 % de ses revenus aux recettes de l'État.
  • Érosion des revenus de ces 2 classes sociales, par la forte inflation, entretenue par les dévaluations successives de la monnaie et la vive concurrence des grands groupes industriels (de la haute bourgeoisie) qui font pression à la baisse sur les salaires et les prix.
  • Enfin, la rationalisation de l'outil agricole et productif, voulue par la grande bourgeoisie, pour transférer plus de capitaux vers l'industrie inquiète les grands propriétaires terriens.

Cette lutte au sein du pouvoir entre classe sociales est due à ce développement économique inégal et au fonctionnement du PJ exclusivement au profit des grands bourgeois. Le mécontentement de la petite bourgeoisie et des grands propriétaires atteint son paroxysme lors des élections législatives de 1969 (où le PJ passe de 53 à 46,5 % de suffrages).

La grande bourgeoisie, dirigée par le premier ministre Demirel, essaie de limiter ces antagonismes (pour garder le pouvoir et maintenir son emprise politique) et fait élire en 1969 Necmettin Erbakan (devenu le porte-parole de la bourgeoisie de province de par ses critiques de la grande bourgeoisie et son discours religieux) à l'union des chambre du commerce et de l'industrie. Les dirigeants du Parti de la Justice espèrent ainsi limiter l'éclatement du bloc au pouvoir et amener la petite bourgeoisie à continuer de collaborer avec la bourgeoisie des grandes villes. Mais Erbakan refuse cette collaboration et dénonce l'emprise du grand capital "étranger, occidental et laïc" sur le peuple turc qui l’appauvrit et l'éloigne de la religion. Erbakan prône un retour aux valeurs islamiques (d'avant le système républicain laïc d’Atatürk) garantissant la justice sociale et économique et permettant une meilleure redistribution des richesses du pays.

Au lieu d'apaiser le mécontentement et les tensions qui traversent le PJ, l'élection d'Erbakan par la grande bourgeoisie va les accentuer et précipiter la rupture définitive de l’alliance du bloc au pouvoir.

Implosion du PJ : naissance du Parti du Salut national[modifier | modifier le code]

Expulsé par le Premier ministre Demirel du PJ, Erbakan fonde le sa première formation politique, le Milli Nizam Partisi (ou MNP, « Parti de l’ordre national », membre du Milli Görüş). Cette nouvelle formation politique, créée au nom de la bourgeoisie provinciale, s'ouvre à l’ensemble de la classe moyenne en proie au désarroi devant l'évolution des mœurs et des valeurs de la société turque et qui se sent exclue du développement économique du pays. 

La création du PSN aboutit à une scission au sein de la majorité du PJ à la l’assemblée nationale et, du coup, le premier ministre Demirel ne peut plus gouverner efficacement le pays, qui est en proie à une situation économique tendue (hausse du chômage, récession, forte inflation) et à une aggravation de la situation sécuritaire (affrontements entre groupuscules d'extrême gauche laïc et d’extrême droite islamiste).

Cette scission affecte aussi les mouvements islamistes, qui, au départ étaient unis pour soutenir la politique du PJ. Une partie de ces courants (notamment le Nourdjouisme), séduite par le discours très prosélyte et anti-laïc du PSN, se ralliera au parti d'Erbakan, qui semble plus à même de faire triompher l’idéologie religieuse en Turquie.

Coup d'État militaire du 12 mars 1971[modifier | modifier le code]

Cette situation oblige l'armée à intervenir pour rétablir l'ordre. Les militaires prennent le contrôle du pouvoir et démettent Süleyman Demirel du poste de Premier ministre. L’origine de ce coup d’État peut s’expliquer par plusieurs raisons :

  • La perte de la majorité absolue du gouvernement du PJ, de par l’affrontement de classe qui mine le bloc au pouvoir.
  • Le renforcement de la classe ouvrière qui entretient un climat insurrectionnel avec la bourgeoisie et les islamistes.
  • La crise économique, qui se traduit par une surproduction dans le secteur industriel et par une baisse de profit.

La politique menée par le gouvernement militaire renforce considérablement l'hégémonie de la grande bourgeoisie industrielle par l'octroi d'importants crédits de l'Etat et par une politique déflationniste favorable aux grands groupes commerciaux et industriels (gel des salaires, interdiction des grèves). La réforme agraire (voulue par la grande bourgeoisie) est rejetée par le gouvernement devant l'opposition des grands propriétaires terrains.

Parallèlement, la Constitution est amendée pour renforcer le contrôle étatique sur la société. Plusieurs associations de gauche, jugée subversives, sont dissoutes par la cour constitutionnelle. Le PSN, qui a provoqué une grave scission entre la bourgeoisie industrielle et la bourgeoise de province, et qui de surcroît tient un discours religieux contre l'Etat laïc, est dissous le 20 mai 1971 par la cour selon l'article 57.

Retour à l'ordre civil[modifier | modifier le code]

L'armée rentre dans ses casernes le 22 mai 1972. Les élections organisées en 1973 voit la victoire du CHP, qui obtient 1/3 des suffrages.

Le PJ, quant à lui, reste affaiblit par la scission opérée entre la grande bourgeoisie et la bourgeoise provinciale et perd la position hégémonique qu'il exerçait depuis 1965. Se posant comme le représentant de la bourgeoisie industrielle et commerciale (occidentale et libérale) en opposition à la bourgeoisie de province (religieuse et protectionniste) le PJ défend de plus en plus une politique très libérale axée sur la privatisation des entreprises publiques et la diminution du poids de l'Etat. Mais cette position amène le PJ à perdre le soutien de nombreux religieux et d'une partie de la petite bourgeoisie de province et l'oblige à nouer (comme le CHP) des alliances précaires et instables avec d'autres partis politiques, aggravant la situation socio-économique du pays (le pays connaitre 3 gouvernement PJ et 3 gouvernements CHP en 5 ans).

Parallèlement, le Parti du Salut National se recrée le 20 octobre 1972 et est dirigée par Necmettin Erbakan. Le PSN se pose dés le départ comme le représentant de la bourgeoisie de province et défend une politique axée sur le développement économique des classe moyennes et à une meilleure justice sociale selon les principes islamistes. En ce sens, il critique le kémalisme et la laïcité comme ayant contribué à appauvrir économiquement et culturellement le peuple turque.

Il devient un concurrent sérieux du PJ sur la manipulation de l’idéologie religieuse pour influencer les masses populaires dans les régions pauvres de Turquie (notamment l'est). Ce conflit qui divise les classe populaires rurales (encore très sensibles à l'islam) s'ajoute à l'opposition du CHP (kémaliste, républicain et laïc) avec les organisations marxistes, comme le PKK (crée en 1978) qui défendent l'autonomie du Kurdistan turc. Ces oppositions dégénèrent en affrontements parfois très violents (nombreux attentats et massacres opposant la droite islamiste à la gauche marxiste) et aboutissent à une situation de guerre civile avec la mort de plus de 5 000 personnes à travers le pays en 1980.

La situation économique, loin de s'améliorer à la suite de l'intervention militaire de 1971 se dégrade considérablement et aboutit à un État turc en situation de faillite, avec une hyperinflation (qui dépasse 100 % en 1980), un chômage qui touche 1/4 de la population et une dette publique qui atteint 90 % du PIB.

Coup d’Etat du 12 septembre 1980, fin du PJ[modifier | modifier le code]

Cette menace de banqueroute de la République turque, qui s'ajoute à la guerre civile que connait le pays devient ingérable pour les 2 principaux partis (PJ et CHP) qui, ne disposant pas de la majorité au parlement (avec la profonde division de la société) refusent toute alliance pouvant permettre une stabilisation politique de la situation.

L'immobilisme de la classe politique face à la menace insurrectionnelle et à la destruction pure et simple de l'Etat nation kémaliste oblige l'armée à prendre directement en charge les destinées du pays lors du coup d'Etat du 12 septembre 1980.

Le gouvernement du PJ est poussé à la démission et Suleyman Demirel est placé en garde à vue et interdit de toute activité politique.

Les autorités militaires suspendent alors la constitution et font dissoudre l’ensemble des partis politiques, dont le Parti de la Justice, qui connait le même destin que le Parti Démocrate 20 ans plus tôt.

Le CHP est dissous peu après le PJ et le PSN est dissous par la cour constitutionnelle pour activité anti-laïque. Erbakan est placée en détention et interdit de toute participation politique.

L'armée fait adopter une nouvelle constitution, plus sécuritaire, par référendum en 1982. Le Conseil de Sécurité Nationale exercera désormais un contrôle militaire sur les activités politiques pour éviter toute remise en cause des principes républicains. La junte rend le pouvoir aux civils en 1983, après l'élection du général Kenan Evren au poste de Président de la République Turque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le symbole sur le wikipedia en allemand