Parc de la Chantrerie
| Parc de la Chantrerie | |
L'arbre devant la villa. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Commune | Nantes |
| Quartier | Nantes Erdre |
| Superficie | 17,66 ha |
| Cours d'eau | Erdre |
| Histoire | |
| Création | 1872 |
| Caractéristiques | |
| Essences | Hêtres pourpres, platanes, cèdres, épicéas, chênes, châtaigniers multicentenaires |
| Lieux d'intérêts | Chapelle Château Ferme d'éveil Orangerie |
| Gestion | |
| Protection | |
| Lien Internet | jardins.nantes.fr |
| Accès et transport | |
| Bus | |
| Localisation | |
| Coordonnées | 47° 17′ 18″ nord, 1° 31′ 31″ ouest |
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Le parc de la Chantrerie est un grand espace vert situé à Nantes, dans le quartier Nantes Erdre.
Historique
[modifier | modifier le code]Aménagé sur les bords de l'Erdre qu'il longe sur près de 900 m, ce parc de 17,66 hectares faisait autrefois partie d'un domaine appartenant, à la veille de la Révolution, au chapitre de la cathédrale de Nantes. Une importante ferme s'y trouvait dont les revenus, provenant essentiellement de la culture de la vigne (plantée au début du XVIIe siècle), servaient à entretenir la chorale de la cathédrale, ce qui explique que le nom de « Chantrerie » vienne du mot chantre[1].
En 1697, Messire Jean Barrin, « chantre en dignité de l’église cathédrale de Nantes », loue pour 400 livres tournois par an « la maison, terres et dépendances » de la Chantrerie pour une période de 9 ans à Marie Bernardeau, veuve de Pierre Niel, originaire de Carquefou. La métairie comprend alors la maison principale, le pressoir, l’écurie, le jardin, des prés, des terres labourables, des bois, des taillis, des vignes, et un droit de pêche sur l'Erdre[1].
Avant la Révolution, la famille de fermiers qui occupait le domaine, les Launay, payait un fermage de 900 livres par an. Devenu bien national, les Launay l'achètent en 1791 pour la somme de 60 200 livres. Quarante ans plus tard, le domaine est la propriété de l'architecte nantais Étienne Blon, qui y fait construire l'actuelle villa en 1825. En 1831, sa fille Anne-Clémence épouse Louis Levesque, fils du maire de Nantes Louis-Hyacinthe Levesque. Celui-ci fait ériger la chapelle en 1836, et en 1860 agrandit la maison de son beau-père en la dotant d'un étage[1],[2]. En 1872, le paysagiste nantais Dominique Noisette, à qui on doit l'aménagement du parc de Procé, est chargé de redessiner le parc.
La Chantrerie reste aux mains de la famille Levesque jusqu'en 1922. En 1938, le propriétaire Similien Normand la vend aux Drouin, une ancienne famille d'armateurs reconvertie dans le transport routier. Ceux-ci la cèdent à la ville de Nantes en 1972. Lors du rachat, la propriété s'étendait sur 37 hectares ; une moitié est aménagée en parc public, « le parc de la Chantrerie » proprement dit, ouvert au public en 1979, l'autre accueille la même année les bâtiments de l'École nationale vétérinaire de Nantes[2].
La villa, les pavillons qui l'entourent, l'orangerie, une partie du parc et la chapelle sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du [3].
Le parc de la Chantrerie donne son nom au campus de la Chantrerie situé à proximité.
Description
[modifier | modifier le code]Alors que les collections horticoles sont moins diversifiées que dans d'autres parcs nantais, la Chantrerie offre une variété de beaux arbres comme des hêtres pourpres, des platanes, des cèdres, des épicéas, des chênes et des châtaigniers multicentenaires.
Dans ce secteur globalement rural, le parc accueille une faune sauvage diversifiée : on dénombre 20 espèces de mammifères (écureuils, lapins, renards, sangliers) et 70 espèces d'oiseaux, de nombreux insectes, reptiles et amphibiens.
Galerie
[modifier | modifier le code]-
La chapelle néogothique au sein du parc.
-
La chapelle de près.
Références
[modifier | modifier le code]- La Chantrerie - Le petit journal de Saint-Jo - n°48 - novembre 2004 -
- « Annales de Nantes et du Pays Nantais - Histoire de Saint-Joseph de Porterie », (consulté le ), no 292, p. 15 et 16
- ↑ Notice no PA44000013, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
