SparkOH!

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SparkOH!
Image illustrative de l’article SparkOH!
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L'entrée du SparkOH!

Ancien nom Le Pass
Nouveau nom SparkOH!
Ouverture 2000
Domaine Charbonnage de Crachet Picquery
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Flag of Wallonia.svg Wallonie
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Commune Frameries
Propriétaire Wallonie
Type de parc Scientifique
Site web https://sparkoh.be/
Coordonnées 50° 25′ 02″ nord, 3° 54′ 04″ est
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
SparkOH!

Le SparkOH! est depuis septembre 2021 le nouveau nom du Parc d'aventures scientifiques et de société (Pass). C'est un parc de découverte scientifique belge situé en Wallonie à Frameries en province de Hainaut.

Il est construit sur le site du Crachet et présente la particularité de la réhabilitation d'un ancien charbonnage classé[1].

Destiné à la vulgarisation scientifique, il a été conçu par le muséologue français Jean-Marc Providence qui en a été directeur général jusqu'en 2005.

Le projet architectural a été mené par Jean Nouvel, qui s'est inspiré de l'ancien parcours du charbon pour la rénovation de plusieurs bâtiments.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chevalement.

Le site du SparkOH! repose sur l’ancien site minier « Crachet Picquery » duquel on exploite le charbon de manière artisanale depuis le XIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, l'activité se fait plus florissante sous la directive du valenciennois Nicolas Piérache. Le site est nommé « Crachet »[2] en référence à l’antique lampe à huile utilisée par les mineurs jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

De nombreux événements historiques accompagnant la naissance de la Belgique marquent l’expansion du charbonnage et expliquent les multiples ventes du site. En 1835, Crachet est vendu à la Société de Commerce, filiale de la Société Générale avant d’être cédé en 1857 à la Société de Picquery. S’ensuit la naissance de la Société Anonyme de Crachet. Le manque de fonds pour explorer les veines profondes amène la société à se séparer du site, racheté par la Société du Levant de Flénu, qui s’en sépare à son tour en 1896. L’exploitation minière se poursuit durant le siècle suivant, mais rencontre de nombreux obstacles. Le manque de main d’œuvre et de modernisation des infrastructures, ainsi que la concurrence et les réticences des travailleurs mènent petit à petit au déclin du charbonnage. 

Dans les années 1950, le Plan Marshall américain permet d’apporter les fonds nécessaires à certains pays européens pour relancer l’industrie mise à mal par la Seconde Guerre mondiale. Les sites d’exploitation minière sont ainsi modernisés en partie. Crachet ainsi que plusieurs autres sites de la région, Wasmes, Hornu, l’Agrappe, le Midi de l’Agrappe et l’Escouffiaux, sont rassemblés sous la dénomination Charbonnages du Borinage S.A. Une dizaine d’années plus tard, le , le dernier puits en activité de Crachet, le puits no 11, ferme, entre autres, pour manque de rentabilité.

Conservé comme lieu de mémoire, le site est démantelé et revendu en partie à l’Intercommunal de Développement Économique (IDEA), en 1967. Le site est classé par la Région wallonne plus de vingt ans après en 1989. L’idée germe alors de réhabiliter le site et ses différents espaces.

Charbonnage et immigration[modifier | modifier le code]

Le Borinage connait sa première vague d’immigration au début du XIXe siècle. Ce sont d’abord les Flamands qui descendent dans les mines, avant d’être rejoints par les Polonais.

Après la guerre, l’hostilité rencontrée dans le milieu ouvrier et le manque de main d’œuvre force l’État à faire appel à l’immigration italienne. À la même époque, le Conseil National des Charbonnages voit le jour en tant qu’organisme paritaire faisant lien entre pouvoirs publics et organisations syndicales.

Naissance et ambitions[modifier | modifier le code]

Maquette du charbonnage du Crachet.

La détermination des citoyens associée à la volonté de la Région wallonne et aux financements apportés par le Fonds Européen de Développement régional (FEDER) permettent de conduire à la création d’un lieu de diffusion de la culture scientifique sur le site du Crachet, dans le cadre de l’objectif 1 Hainaut. Cet objectif, poursuivi durant la période 1994-1999 vise à aider certaines provinces belges à rattraper leur retard par rapport à la moyenne européenne[3].

À la fin des années 1990, l’idée d’un espace d’éveil aux sciences et aux technologies en Wallonie se précise sous l’initiative d’Albert Liénard, alors Ministre de Tutelle. Cette proposition s’oppose à celle de la mise en place d’un Musée de la Mine. Plusieurs associations se font face pour défendre leur projet. L’asbl « Site Crachet », « Musée de la Mine », et « Forum scientifique et technique ». C’est cette dernière qui verra son programme validé et déverrouillera les fonds nécessaires à sa mise en œuvre.

Didier Donfut alors bourgmestre de Frameries, Anne-Marie Strauss, Directrice Générale des Technologies et de la Recherche à la Région wallonne et Jean-François Escarmelle Directeur Général à l’IDEA et propriétaire du site, appuient la décision de la Région wallonne dans la commande d’une étude de faisabilité. 

En 1997, un appel d’offres européen est lancé pour la prise en charge du projet de rénovation. À l’issue du concours, c’est l’architecte français Jean Nouvel qui est retenu par le jury, sa proposition respectant au mieux la volonté des commanditaires.  

Définie clairement dans le cahier des charges, l’intention est de conserver l’esprit et l’histoire des lieux tout en promouvant l’avenir. Une mise en valeur du passé liée à une projection dans le futur.

Ancien logo du Parc d'Aventures scientifiques et de société (PASS).

Inauguré début 2000 sous le nom du Pass (Acronyme de Parc d'Aventures scientifiques et de société), c'est une société coopérative à responsabilité limitée et à finalité sociale. Sa mission principale est la diffusion de la culture scientifique et technique vers le plus grand nombre[4]. Différents publics sont ainsi ciblés dans une mission à la fois pédagogique et ludique.

L’approche se veut immersive, le but étant d’intéresser les publics aux sciences et aux technologies, et de susciter le questionnement en rendant l’expérience la plus interactive possible. 

L’ambition est de proposer des thématiques autour des sciences et des technologies et d’ouvrir le débat sur certains enjeux de société (l'eau, l'énergie...).  

Le Pass a également pour mission « d’encourager les synergies entre différents acteurs concernés par la diffusion de la culture scientifique et technique en Wallonie. »[5].  En ce sens, le Pass développe des partenariats et des projets communs comme le concours de robotique, veillant à susciter l’intérêt des jeunes aux métiers des sciences et des technologies.

Le Pass change de nom et devient le SparkOH! en septembre 2021.

Galerie[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Service Public de Wallonie (SPW) - Direction Général Opérationnel - Patrimoine (DGO4), spw.wallonie.be
  2. Christine Donjean, Le Pass : De l'ancien site minier au musée du futur, Co-édition de l'Institut du Patrimoine wallon et du Pass, , 263 p.
  3. « L'Objectif 1 en Hainaut » (consulté le )
  4. « Contexte institutionnel », sur Le Pass (consulté le )
  5. « contexte institutionnel », sur Le Pass (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Donjean, Le Pass : de l'ancien site minier au musée du futur, co-édition de l'institut du Patrimoine wallon et du Pass, 2010, 263 p.
  • Nathalie Vanmunster, « Le PASS », dans Patrimoine et réaffectation en Wallonie, Namur, Région wallonne - Division du Patrimoine, (ISBN 2-87401-180-0), p. 91-94