Palais de Tokyo (centre d'art contemporain)

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Palais de Tokyo
Logo du Palais de Tokyo.png
Image de la Triennale (Palais de Tokyo) (7131881821).jpg

Vue intérieure du Palais de Tokyo lors de La Triennale 2012

Informations générales
Surface
22 000 m2
Site web
Localisation
Adresse
Coordonnées
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Le Palais de Tokyo est un « site de création contemporaine »[1] créé en 2002, situé dans le lieu du même nom - bâti en 1937, dont il occupe l'aile ouest, l'autre aile du palais étant affectée au musée d'art moderne de la Ville de Paris.

Le Palais de Tokyo est devenu en quelques années un lieu incontournable dans le paysage culturel français et international : il est avec 22 000 m² de surface le plus grand centre d’art contemporain d’Europe[1] et l’un des plus visités avec plus de 200 000 visiteurs par an[2].

Historique[modifier | modifier le code]

L'aile ouest avant la création du centre d'art contemporain « Palais de Tokyo »[modifier | modifier le code]

Avant de devenir le site de création contemporaine actuel, l'aile l'ouest du bâtiment a été principalement occupée par le Musée national d'art moderne. La vocation du lieu, toujours dédié aux arts, sera ensuite incertaine pendant près de vingt ans, plusieurs entités occupant les lieux successivement ou en parallèle. Du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, l'idée principale est de consacrer le Palais aux arts de l'image puis au cinéma. Définitivement abandonnée en 1998, l'aile ouest est laissée majoritairement inoccupée et partiellement rénovée.[1]

Création[modifier | modifier le code]

Vue d'une exposition au Palais de Tokyo / Site de création contemporaine, Paris
La cafétéria du Palais de Tokyo / Site de création contemporaine. Au sol, une œuvre de l'artiste Michael Lin.

En 1999, Catherine Trautmann, ministre de la Culture et de la Communication, décide de rouvrir partiellement l'aile Ouest du bâtiment en y implantant un centre d'art contemporain, avec un accent mis sur la scène émergente, notamment française et européenne.

Une partie du bâtiment Palais de Tokyo est alors dévolue à une association loi de 1901, présidée d'abord par le célèbre critique d'art contemporain Pierre Restany puis, après son décès en 2003, par Maurice Lévy, président-directeur général de Publicis, dénommée Palais de Tokyo[3].

Un concours est lancé et en juillet 1999, Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans sont choisis, nommés directeurs pour une période de trois ans à partir de l’ouverture, qui eut lieu le 22 janvier 2002, le Palais de Tokyo / Site de création contemporaine ayant été inauguré par Lionel Jospin le 21 janvier. Le mandat des deux directeurs est prolongé jusqu’en 2006.

Depuis 2006[modifier | modifier le code]

En février 2006, Marc-Olivier Wahler entame son mandat comme nouveau directeur pour trois années. En 2009, son mandat est renouvelé jusqu'en février 2012.

Le Palais de Tokyo rouvre le 11 avril 2012, agrandi et rénové. Passant de 8 000 m2 à 22 000 m2.

Après avoir été codirigé par Jérôme Sans et Nicolas Bourriaud (2000-2006), puis par Marc-Olivier Wahler (2006-2012), le Palais de Tokyo est actuellement présidé par Jean de Loisy (2011-).

Présentation[modifier | modifier le code]

Dans des espaces réaménagés par les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, le Palais de Tokyo, est un lieu interdisciplinaire consacré à la création contemporaine sous toutes ses formes : peinture, sculpture, design, mode, vidéo, cinéma, littérature, danse. Le site, grande coquille courbe, très modulable, permet d'organiser tous types d'expositions même éphémères, des installations ou des spectacles. Le lieu a innové également par des horaires d'ouverture inhabituels pour un lieu culturel : il est ouvert du lundi au dimanche (sauf le mardi), de midi à minuit.

Depuis le , plusieurs jongleurs et performeurs des arts du feu se réunissent tous les samedis soirs sur l'esplanade extérieure. Une association (le BurnCrewConcept) s'est formée dans le but de promouvoir cette passion commune.

Financement[modifier | modifier le code]

Le Palais de Tokyo est financé à environ 50 % par une subvention du ministère de la Culture, délégation aux arts plastiques (1,8 million d'euros en 2006). Le reste du financement provient des ressources propres : partenariats et mécénat, billetterie. Il prend la forme d'une société par actions simplifiées unipersonnelle (SASU) de droit privé, l’actionnaire unique étant l'État.

En 2005, une concession (2 200 m2) est accordée au niveau de la Seine à la société Climespace, concessionnaire d'un réseau de distribution d'eau glacée, qui y installe une centrale de production de froid.

Expositions depuis 2003[modifier | modifier le code]

  • GNS (Global Navigation System) (2003)
  • Notre histoire... (2006)
  • Cinq milliards d'années [1] (2006)
  • M, nouvelles du monde renversé (2007)
  • La Marque noire (2007)
  • The Third Mind [2](2007)
  • Cellar Door, Loris Gréaud (2008)
  • Superdome (2008)
  • D'une révolution à l'autre (2009)
  • Gakona (2009)
  • Spy numbers (2009)
  • Chasing Napoleon (2010)
  • Pergola (2010)
  • Dynasty (2010)
  • Fresh Hell (2011)
  • Imaginez l'imaginaire (2012)
  • Soleil froid (2013)
  • Nouvelles vagues (2013)
  • Anywhere, Anywhere Out of the World (2013)
  • L'Etat du Ciel (2014)
  • Inside (2014)
  • Le bord des mondes (2015)
  • Michel Houellebecq - Rester Vivant (2016)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Le Palais de Tokyo›Le lieu & son histoire », sur palaisdetokyo.com (consulté le 16 novembre 2017)
  2. Source : Discours de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, prononcé au Palais de Tokyo le , disponible sur le site du ministère de la Culture et de la Communication
  3. association déclarée sous ce nom à la Préfecture de police le 28 janvier 2000, publiée au Journal officiel le 26 février 2000