Lac de Brienz

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Lac de Brienz
Brienzersee
Iseltwald.jpg
Vue du lac de Brienz.Lac de Brienz.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Berne Berne
Géographie
Coordonnées 46° 43′ nord, 7° 58′ est
Type alpin
Superficie 29,80 km2
Longueur 14 km
Largeur 2,8 km
Altitude 564 m
Profondeur
 · Maximale
 · Moyenne
 
260 m
173 m
Volume 5,17 km3
Hydrographie
Alimentation l'Aar et la Lütschine
Émissaire(s) l'Aar
Durée de rétention 2.69

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Lac de BrienzBrienzersee
Contour Google Maps

Le lac de Brienz (allemand : Brienzersee) est un lac au nord des Alpes suisses, dans le canton de Berne en Suisse. Son nom provient de l’agglomération de Brienz située sur sa rive nord.

Situation[modifier | modifier le code]

Le lac de Brienz est le premier lac alimenté par l’Aar au long de son parcours. À sa sortie, la rivière rejoint le lac de Thoune, après avoir traversé Interlaken. Les deux Lütschine (provenant des vallées de Grindelwald et de Lauterbrunnen) sont également ses affluents. Le lac est situé dans une profonde dépression entre les villages de Brienz à l’est et Bönigen à l’ouest. Sa longueur mesure approximativement 15 kilomètres et sa largeur 2 500 mètres, pour une superficie d’environ 18 km2. Les berges du lac sont très abruptes, aussi le lac ne présente presque aucune zone peu profonde.

Interlaken et les villages de Matten et Unterseen sont situés au sud-ouest. Les chutes du Giessbach se déversent à sa rive sud. On y trouve également le beau village de Iseltwald, où la petite île pittoresque du Schnäggeninseli s'élève à faible distance du rivage. On trouve également quelques hameaux sur sa rive nord.

Comme d'autre lac de montagne, faute d’une flore nourricière suffisante, la pêche n’y est pas un élément important.

Depuis 1839, des bateaux de passagers naviguent sur le lac. À ce jour, la société ferroviaire BLS y exploite cinq navires.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le lac de Brienz est un des écosystèmes majeurs pour la Suisse, d'importance paneuropéenne en tant qu'étape pour les oiseaux migrateurs. Il constitue avec le lac de Thoune une réserve d'eau douce et une source exploitée pour produire de l'eau potable pour près d'un demi-million de personnes.

Pollution de l'eau par des munitions immergées[modifier | modifier le code]

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Comme le lac de Thoune, le lac de Brienz est affecté par le fait que des munitions ont été volontairement immergées en eaux douces en Suisse, constituant une source potentielle de pollution induite par les munitions. (Un lac sur deux en a reçu dans le pays, alors que les autres pays se sont généralement débarrassés de leurs munitions anciennes ou non-explosées en mer). Les militaires y ont immergé une quantité de munitions déclassées, munitions non explosées et explosifs estimée à 500 à 600 tonnes (sur plus de 8 000 tonnes estimées avoir été jetés dans les lacs suisses, souvent avec leur amorce ou détonateur qui contiennent des métaux toxiques). Il s'agit a priori surtout de bombes, grenades, obus, cartouches et de résidus d'explosifs, dont TNT.

Ces munitions contiennent de nombreux métaux et produits toxiques dont on connaît mal la cinétique dans un milieu tel qu'un lac. On ignore encore si des réactions exothermiques ou des phénomènes physico-chimiques peuvent ou non contribuer à faire remonter des toxiques qu'on pensait stabilisés dans les eaux peu oxygénées et froides des profondeurs du lac. On peut aussi craindre à terme des phénomènes d'eutrophisation ou de dystrophisation si des munitions contiennent des quantités importantes de phosphates et de nitrates, bien que la plupart de ces munitions semblent encore en bon état selon les rapports officiels[Lesquels ?]. Dans un article du 28 octobre 2003 du Bund[Quoi ?], des spécialistes allemands recommandent de couvrir les munitions d’une couche de glace artificielle, qu'il faudrait alors entretenir. Une autre question est l'impact d'un éventuel mouvement du fond pouvant résulter d'un brutal et important glissement de terrain ou d'un tremblement de terre, deux phénomènes dont la fréquence et la probabilité pourraient augmenter à la suite des conséquences des modifications climatiques et dont on a montré que la perception du risque était sous-estimée en Suisse. Il faudrait également de s'assurer qu'il n'y ait pas de munitions chimiques et mieux connaître l'hydrologie des lacs, en particulier le risque de résurgence ou de sources « chaudes » ou salines ou acides, dans leurs fonds aujourd'hui ou en cas d'aléa sismique, d'autant que l'Aar qui alimente les lacs de Brienz et de Thoune est utilisé pour refroidir deux centrales nucléaires.

En 2003, Sabine Gresch a déposé une motion au Grand conseil bernois pour demander le repêchage du dépôt de munitions dans le lac de Thoune, la motion a été rejetée[1]. En 2004, Ursula Haller a déposé une motion au Conseil national pour demander le repêchage et l’élimination des munitions déposées au fond des lacs suisses, acceptée par le Conseil national, elle a été rejetée par le Conseil des États[2]. Selon l'avis du Conseil fédéral : « Le danger potentiel que représentent, d'une part, les munitions déposées sur le fond du lac et, d'autre part, le processus de récupération, exige impérativement un examen des intérêts en jeu. Dès lors, une décision ne pourra être prise quant à une récupération que lorsque les résultats sur les dangers pour l'équilibre écologique seront disponibles et que les différentes méthodes auront été examinées. »

Référence[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]