Numa Marzocchi de Bellucci

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Numa Marzocchi de Bellucci
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Mouvement

Numa Marzocchi de Bellucci, né à Paris en 1846, et mort en 1930 à Jaunay-Clan (Vienne), est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille originaire d'Italie, Numa Marzocchi de Bellucci est le fils du peintre Tito Marzocchi de Bellucci (1800-1871) avec lequel il apprend le métier. Sa mère et celle de Gustave Eiffel, dont il fut l'ami, étaient cousines germaines. Il est admis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Cabanel (1823-1889) avec lequel il va se perfectionner.

En 1876, à Alger, il épouse Alexandrine Lucile Esquier, interprète et traductrice d'arabe, dont il aura six enfants et dont il se sépara. Naturalisé français en 1891, il épousera en secondes noces Marie Cécile Pousset à Paris, en 1908. Il a vécu en Algérie, à Paris, au Chesnay et à Poitiers. Il occupe un atelier rue Caulaincourt à Paris en 1907.

À Alger, il peint des scènes orientalistes (portraits, paysages, intérieurs mauresques, casbah) à partir de 1876.

En 1900, il participe à la décoration du restaurant Le Train bleu de la gare de Lyon à Paris avec une toile marouflée, L'Èze, ornant le tympan d'une des salles.

En 1885, il commence ses recherches sur les fresques « portatives » et, après un voyage à Milan et Assise, il met au point un procédé de fresque sur toile. En 1895, il reçoit un médaille d'or pour ses travaux. En 1925, il publie un ouvrage décrivant sa technique de marouflage de fresque.

Il meurt en 1930 à Jaunay-Clan (Vienne).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1880 : Exposition d'Alger (Algérie), pavillon des beaux-arts, La Fête d'Aïd-el-Fethour ;
  • 1913 : Bruxelles, Cercle artistique, fresques sur toile ;
  • 1913 : Paris, galerie Levesque et Cie, quarante neuf fresques sur toile.

Publication[modifier | modifier le code]

  • La fresque, moyen de rentoiler sa fresque, Paris, Librairie Georges Rapilly, 1925.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gustave Eiffel », notice du musée d'Orsay.
  2. « Gustave Eiffel », notice du musée d'Orsay.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marion Vidal-Bue, L'Algérie des peintres, Éd. Paris Méditerranée, 2002, 320 p., (ISBN 978-2842721435)
  • Marion Vidal-Bue, Alger et ses peintres, Éd. Paris Méditerranée, septembre 2000, 285 p., (ISBN 2842720954)
  • Marion Vidal-Bue, L'Algérie du Sud et ses peintres, Éd. Paris Méditerranée, 2003, 192 p., (ISBN 2842721756)
  • Amélie Granet, Catalogue sommaire illustré du fonds Eiffel, Paris, Musée d'Orsay, 1989.
  • Collectif, Le Train Bleu, Éd. Presse Lois Unis Service, Paris, 1990, 114 p., (ISBN 2908557010)
  • Daniel Bermond, Gustave EIffel, Éd. Perrin, 2002, (ISBN 2-262-01515-5)
  • Claude Beauquin, « un peintre orientaliste à Jaunay-Clan », in Vivre ensemble, no 80, septembre 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]