Nimitz, retour vers l'enfer

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Nimitz, retour vers l'enfer
Titre original The Final Countdown
Réalisation Don Taylor
Scénario Thomas Hunter
Peter Powell
David Ambrose
Gerry Davis
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 103 min
Sortie 1980

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Nimitz, retour vers l'enfer (The Final Countdown) est un film américain de science-fiction réalisé par Don Taylor, sorti en 1980. Le roman homonyme de Martin Caidin[1], paru en 1980, est une novélisation du scénario du film, lui-même inspiré du roman Les Guerriers de l'apocalypse (Sengoku jieitai) de Kōsei Saitō (1979).

Synopsis[modifier | modifier le code]

1980. Au cours d'une patrouille de routine dans l'océan Pacifique, le porte-avions nucléaire USS Nimitz est pris dans une tempête électromagnétique qui fait se tordre de douleur tout le monde à bord. Peu après, le calme revient et le bâtiment capte à la radio des émissions datant de 1941, parmi lesquelles des informations concernant la progression de l'armée allemande en URSS. À bord, personne ne parvient à expliquer ce qui se passe. Le commandant envoie un avion de reconnaissance au-dessus de la base navale de Pearl Harbor pour vérifier si une guerre a éclaté. Les photos qu'il ramène montrent le port intact, mais dans sa configuration de 1941, avec de nombreux cuirassés au mouillage. Dans le même temps, deux avions de chasse Grumman F-14 Tomcat envoyés en patrouille repèrent un yacht battant pavillon américain. A bord se trouve un sénateur américain, qui envisage de se présenter aux prochaines élections présidentielles contre Franklin Delano Roosevelt, et son équipe de campagne. Deux avions de chasse Mitsubishi A6M "Zéro" aux couleurs et marquages de la marine impériale japonaise arrivent alors et mitraillent le yacht qui coule. Seul le sénateur et son assistante survivent. Les Tomcat demandent et obtiennent du commandant du Nimitz l'autorisation de descendre les Japonais. Le porte-avions envoie deux hélicoptères SH-3 Sea King repêcher le sénateur, son assistante, et un pilote japonais survivant. Lorsque les hélicoptères rentrent à bord, les officiers du Nimitz découvrent l'identité des naufragés. Il devient alors clair que le navire a été projeté 40 ans en arrière. Les Japonais ont attaqué le yacht, bien qu'il soit civil et que la guerre n'ait même pas été déclarée, pour qu'il ne puisse pas avertir les iles Hawaï de l'arrivée de la flotte japonaise. Le pilote japonais parvient à s'emparer du fusil d'un de ses gardes, abat plusieurs marins et exige de pouvoir passer un appel radio, visiblement pour prévenir son porte-avions. Un des officiers du Nimitz le trouble en lui expliquant qu'il connait leur plan d'attaque de Pearl Harbor, ce qui permet de l'abattre.

Le commandant du Nimitz se retrouve confronté à un dilemme : laisser l'attaque de Pearl Harbor se réaliser ou bien intervenir au risque de changer le cours de l'Histoire ? Finalement il prend la décision d'intervenir et lance tout son groupe aérien embarqué à l'interception des porte-avions japonais et de leur vague d'assaut. Mais avant l'interception, Le Nimitz est de nouveau pris dans la tempête électromagnétique et se retrouve en 1980. Les appareils catapultés n'ont pas pu empêcher l'attaque de Pearl Harbor mais regagnent leur porte-avions sains et saufs. Un des officiers du Nimitz est toutefois resté en 1941, oublié sur un îlot désert avec l'assistante du sénateur. La dernière scène du film les montre en 1980 au retour du Nimitz, plus vieux de quarante ans. Ils sont mariés et l'officier est devenu un des hommes les plus riches et puissants des États-Unis.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays Box-office Nombre de semaines Classement TLT[2] Source
Box-office Paris 294 290 entrées 6 semaines - [1]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Différence avec le roman[modifier | modifier le code]

Il manque au film tout le dernier chapitre du livre, qui expose quelques conséquences de l'aventure arrivée au Nimitz ainsi que la cause de la tempête.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • L'USS Nimitz (CVN-68) est réellement un porte-avions américain portant le nom de l'amiral Chester Nimitz. En activité depuis 1975, il est le premier des dix exemplaires de porte-avions de la classe Nimitz.
  • Le personnage du sénateur Samuel S. Chapman joué par Charles Durning est entièrement fictif.
  • L'acteur Lloyd Kaufman, qui joue un opérateur radio, a dit que Nimitz, retour vers l'enfer était le film qui lui avait définitivement fait passer l'envie de travailler avec des gros studios de production[4].
  • Le mangaka Kaiji Kawaguchi s'est inspiré du film pour créer l'une de ses œuvres, la série du nom de Zipang décrit le périple d'un équipage japonais pris dans une tempête lors de manœuvres nippo-américaines, et qui se retrouve en pleine Seconde Guerre mondiale.

Lieu de tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été presqu'exclusivement tourné à bord du Nimitz. Le réalisateur avait même demandé à pouvoir filmer la salle des machines, mais cela lui a été refusé.

Erreur[modifier | modifier le code]

Erreur dans la scène où les deux hélicoptères ramènent les naufragés : le sénateur et sa secrétaire dans le 736, et le pilote japonais dans le 733. On peut constater que, dans les plans serrés sur la porte des hélicoptères, les premiers sortent effectivement du 736 (une partie du dernier chiffre, le 6 est visible). Mais, sur le plan de la sortie du pilote du zéro japonais, en lieu et place du chiffre 3 de l'hélicoptère 733, il y a aussi un bout du chiffre 6. Coquille due à l'utilisation du même hélicoptère lors du tournage des plans serrés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Martin Caidin, Nimitz retour vers l'enfer, Paris, J'ai lu, (ISBN 2-277-21128-1)
  2. Tous les temps - All time
  3. (fr) « RS Doublage (onglet doublage) »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  4. Dans (en) Lloyd Kaufman, All I really need to know about filmmaking I learned from The toxic avenger, New York, Berkley Boulevard Books, (ISBN 0-425-16357-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]