Nguyễn Thị Bình

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Nguyễn Thị Bình
Nguyen Thi Binh and Dinh (crop).jpg
Fonctions
Vice-président du Viêt Nam (en)
-
Truong My Hoa (en)
Membre de l'Assemblée nationale du Viêt Nam
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (93 ans)
Province de Sadec (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Parti politique

Nguyễn Thị Bình (prénom : Thị Bình ; nom de Famille : Nguyễn), née le dans la province de Sa Dec, est une femme politique communiste vietnamienne. Elle a été négociatrice aux accords de paix de Paris de 1973 et la vice-présidente du Vietnam entre 1992 et 2002.

Origines[modifier | modifier le code]

Nguyễn Thị Bình est issue d’une lignée de patriotes vietnamiens, dont le grand-père Phan Châu Trinh (1872-1926) a eu droit à des funérailles qui furent suivies par environ 60 000 personnes.

Elle est née en 1927 sous le nom de Nguyễn Châu Sa à Sa Đéc, dans le delta du Mékong. Chef lieu de la province du même nom, Sa Đéc est située au Sud-Ouest du Viêt Nam, sur l’immense plaine à riz du delta, entre Saïgon et le Cambodge, après Mỹ Tho et avant Châu Đốc-Long Xuyên de la province frontalière de An Giang. Sa Đéc s’est fait connaître dans le monde francophone principalement grâce à Marguerite Duras, qui a rencontré son amant chinois sur le « bac » de Sa Đéc, faisant la traversée du Mékong. Dans cette ville se trouvait l’école de filles de sa mère, Madame Donnadieu[1].

Carrière militante et politique[modifier | modifier le code]

Madame Nguyễn a été vice-présidente de la République socialiste du Viêt Nam et est considérée comme une femme de premier plan en Asie. Elle a joué un rôle important dans la libération du Viêt Nam, négociatrice des Accords de paix de Paris en 1973 pour le FLN.

Après des études secondaires au lycée français « Sisowath », elle a été institutrice et, en 1945-1951, elle a participé à différentes activités nationalistes et à des mouvements de femmes, d’étudiants et d’intellectuels contre l’emprise coloniale, ce qui lui a valu d’être arrêtée et emprisonnée par les Français entre 1951 et 1953. Après, les accords de Genève de 1954, elle s'investit dans des mouvements en faveur de la paix et pour l’application de ces accords.

Durant la guerre du Viêt Nam, elle est membre du Comité central du Front national de libération du Sud Viêt Nam (FNL, ou Viêt Cong) et vice-présidente de l’Association des femmes pour la libération du Sud Viêt Nam. Le , elle est nommée ministre des Affaires étrangères du gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viêt Nam, le contre-gouvernement du FNL au régime de la République du Viêt Nam.

Elle est considérée comme l'un symbole du rôle des femmes dans la résistance nord-vietnamienne, participant notamment aux négociations des accords de paix de Paris de 1973 pour le FLN. Après la chute de Saïgon et la fin de la République du Viêt Nam le , elle travaille à ravitailler en vivres la mégapole Saïgon-Chợ Lớn et à réunifier les deux systèmes économiques vietnamiens dévastés par 30 ans de guerre et 20 ans de séparation. Elle devient ministre de l’Éducation du Viêt Nam réunifié.

En 1993, elle est élue vice-présidente de la République socialiste du Viêt Nam et est réélue en 1997.

Elle est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux commencent en 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]