Narcisse Blanpain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Narcisse Blanpain
Blanpain, Narcisse (Les Hommes d'aujourd'hui, A3, n90).jpg
Caricature de N. Blanpain par A. Gill pour Les Hommes d'aujourd'hui (1880).
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Imprimeur, écrivain, éditeur ou éditriceVoir et modifier les données sur Wikidata

Narcisse Blanpain, né à Quatre-Champs (Ardennes) le [1] et mort à Paris le [2], est un imprimeur-éditeur et homme de lettres français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Narcisse-Stanislas Blanpain est le fils d'Élisabeth-Émilie Duchesne et de Louis-Xavier Blanpain, cultivateur à Quatre-Champs[1]. Il serait en parenté avec Auguste Blanpain de Renusson, homme de lettres et bienfaiteur de Bar-le-Duc[3].

Albinos, une grave maladie des yeux manque de la rendre aveugle dans sa jeunesse. Après avoir étudié le droit, Narcisse Blanpain devient clerc de notaire puis clerc d'avoué. Vers l'âge de vingt ans, il souhaite se lancer dans la carrière des lettres mais ne parvient pas à vivre de sa plume. Par conséquent, après avoir appris la typographie chez l'abbé Migne, il devient typographe puis correcteur chez plusieurs imprimeurs parisiens[4].

Vers 1870, Blanpain se met à son compte en fondant sa propre imprimerie-maison d'édition au no 7 de la rue Jeanne, dans le quartier de Plaisance. Franc-maçon et libre-penseur[4], il se fait connaître pour des ouvrages anticléricaux, notamment ceux de la « Bibliothèque des libre-penseurs » en collaboration avec Victor Poupin[5].

Blanpain vit dans une maison au no 4 de l'impasse Blottière, qu'il avait achetée avec le journaliste Raoul Canivet, dont il a finalement racheté la part après s'être brouillé avec lui[4] vers 1880. En effet, à la suite d'un article rédigé anonymement par Canivet dans Le Réveil social contre l'une des publications de Blanpain, celui-ci lui répond par un pamphlet[3] et le diffame violemment à l'occasion d'une élection municipale partielle à La Villette en [6].

L'imprimerie Blanpain est déclarée en faillite le [7].

Souffrant de diabète[4], Narcisse Blanpain meurt dans sa maison de l'impasse Blottière le [2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Archives départementales des Ardennes, Registre des naissances de la commune de Quatre-Champs (1833-1942), année 1839, acte no 7 du 3 décembre (vue 37 sur 53).
  2. a et b Archives de Paris, Registre des décès du 14e arrondissement, 1902 (V4E 9833), acte no 3810 du 9 août (vue 25 sur 31).
  3. a et b Lettre à un rédacteur anonyme du Réveil social, Paris, N. Blanpain, 1880, 8 p. (consultable sur Gallica).
  4. a b c et d Marius Boisson, « La première édition du Désespéré », Comœdia, 29 janvier 1924, p. 4 (consultable sur Gallica).
  5. Gubernatis, p. 326.
  6. L'Intransigeant, 19 décembre 1881, p. 2 (consultable sur Gallica).
  7. Le Matin, 24 décembre 1900, p. 6 (consultable sur Gallica).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]