Naïri Nahapétian

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Naïri Nahapétian
Naissance
Téhéran (Iran)
Nationalité Française
Pays de résidence France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

Qui a tué l'Ayatollah Kanuni ? (2009), Dernier refrain à Ispahan (2012)

Naïri Nahapétian aux côtés de l'auteur et réalisateur français Karim Miské lors d'une séance de dédicace, Festival interpol'art, 2012.

Naïri Nahapétian, née en 1970 en Téhéran, est une auteure et journaliste franco-iranienne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Âgée de neuf ans, Naïri Nahapétian quitte l'Iran après la révolution islamique. Ses parents sont d'origine arménienne. Elle exerce comme journaliste indépendante pendant quelques années, et réalise de nombreux reportages dans son pays natal[2],[3]. Elle rejoint par la suite le magazine Alternatives économiques[4] et publie régulièrement des nouvelles pour les revues Rue Saint Ambroise ou Brèves. Elle vit et travaille à Paris[5].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

En 2006, Naïri Nahapétian publie l'essai L’Usine à vingt ans aux éditions Les Petits matins[6]. De la tertiarisation à la reproduction des inégalités sociales, la journaliste dresse un portrait de la jeunesse ouvrière et des mutations sociales, économiques et politiques qui animent cette nouvelle génération oubliée[7],[8].

Ses deux premiers romans policiers Qui a tué l'Ayatollah Kanuni ? (2009) et Dernier refrain à Ispahan (2012) sont édités chez Liana Levi[2].

L'auteure utilise la fiction policière comme manière de transmettre à un plus large public, la situation sociale et politique d'un pays[9]. Dans Qui a tué l'Ayatollah Kanuni ?, elle évoque l'assassinat d'un puissant ayatollah et grand défenseur de la répression des opposants iraniens, à la veille de l'élection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2005[10].

Pour Dernier refrain à Ispahan, Naïri Nahapétian s'attaque à la dictature des mollahs et gardiens de la révolution iranienne, concernant notamment la liberté des femmes[11]. Après un long exil aux États-Unis, la chanteuse Roxana retrouve la ville de son enfance. Elle souhaite alors organiser un concert entourée d’autres artistes féminines, mais celles-ci n'ont pas le droit de chanter en public dans les rues d'Ispahan. Roxana paiera le prix fort pour ce manquement aux règles établies[12].

Naïri Nahapétian poursuit ses enquêtes policières aux éditions de l'Aube dès 2016 avec la publication d'Un agent nommé Parviz[13]. L'auteure sonde l’Iran, entre connaissance et incompréhensions de son organisation politique, religieuse, sociale et économique. En 2017, elle signe un nouveau thriller féminin avec Jadis, Romina Wagner[14].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Naïri Nahapétian - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 21 mars 2018)
  2. a et b « Naïri Nahapétian », sur www.lianalevi.fr (consulté le 21 mars 2018)
  3. « Présidentielle iranienne : la République islamique peut-elle se réformer ? », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  4. Naïri Nahapétian, « L'Iran attend toujours les investissements », Alternatives Economiques,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  5. « Biographie de Naïri Nahapétian », sur www.babelio.com (consulté le 21 mars 2018)
  6. « L'Usine à vingt ans - Éditions Les petits matins », sur www.lespetitsmatins.fr (consulté le 21 mars 2018)
  7. Aline Chambras, « L'usine à vingt ans », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  8. Stéphane Beaud, « L'usine à vingt ans », Alternatives Economiques,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  9. Gérard Meudal, « "Qui a tué l'ayatollah Kanuni ?", de Naïri Nahapétian », sur Le Monde.fr (consulté le 21 mars 2018)
  10. Julie Malaure, « Qui a tué l'ayatollah Kanuni ? », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  11. « Livres. Vient de paraître... », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  12. « François Busnel a lu Dernier Refrain à Ispahan, par Naïri Nahapétian », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  13. « Un agent nommé Parviz | Les éditions de l'aube », sur www.editionsdelaube.fr (consulté le 21 mars 2018)
  14. Marc Mousli, « Jadis, Romina Wagner », Alternatives Economiques,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]