Moëz Majed

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Moëz Majed
Moez majed.jpg

Moëz Majed en 2014

Biographie
Naissance
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TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Moëz Majed (arabe : معز ماجد), né le à Tunis, est un homme d'affaires, éditeur et poète tunisien d'expression française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Tunis le 16 juin 1973, Moëz Majed est le fils du poète et intellectuel Jaafar Majed. Il obtient en 1998 un DEA en biologie de la faculté des sciences de Tunis et s'installe ensuite en France où, après un passage au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, il obtient un master en management à l'École centrale de Lille en 2000.

De 2000 à 2006, il occupe des postes de cadre dirigeant dans l'industrie de la biotechnologie en France. Puis, en 2006, il rentre en Tunisie pour mener une carrière de chef d'entreprise dans le secteur des nouvelles technologies de l'information.

Au décès de son père, le 14 décembre 2009, il reprend l'activité d'édition que ce dernier a lancée en 1994 et entreprend de faire vivre et de moderniser la revue littéraire Rihab Al Maarifa fondée par Jaafar Majed en 1998 et paraissant sans interruption jusqu'en 2011.

Poésie[modifier | modifier le code]

La carrière littéraire de Moëz Majed commence dès 1997 avec la parution de son premier recueil, L'Ombre... la lumière, aux éditions Arabesques (Tunis). Cette première publication recueille un succès d'estime dans la presse tunisienne mais ne marque pas les esprits car probablement pas encore assez mature. C'est avec son deuxième recueil, publié en 2008 chez Contraste Édition (Sousse) et intitulé Les Rêveries d'un cerisier en fleurs[1] que Majed accède au statut de poète confirmé. Très bien accueilli par la critique tunisienne, ce recueil connaît un succès commercial relatif. En septembre 2010 paraît aux éditions L'Harmattan (Paris) son troisième recueil, L'Ambition d'un verger, préfacé par Patrick Voisin[2].

Dans le numéro 147 de la revue Décharge (ISSN 0249-3012) paru en septembre 2010, Slaheddine Haddad écrit : « Chez ce jeune poète, nous retrouvons un attachement indéfectible aux sources profondes de l'authenticité et un désir incessant d'échapper à tout instinct de renfermement. Ses poèmes se veulent une ouverture sans relâche et sans retenue sur ce qui bruisse autour de nous, sur une société débarrassée de ses restrictions. Une approche délibérée, chargée d'une immense générosité et d'une extrême douceur dans un monde régi essentiellement par la violence. »

Francophone, l'écriture de Moëz Majed se veut universelle, sans pour autant occulter la part du déterminisme culturel arabo-musulman. Tout en ne niant pas sa part de la culture arabo-musulmane, sa démarche poétique se refuse d'en exploiter activement les leviers, préférant la laisser infuser passivement par touches discrètes dans son expression poétique.

En 2010, avec la parution aux éditions L'Harmattan de son troisième recueil, L'Ambition d'un verger, Majed conforte son statut de l'une des principales voix de la nouvelle expression poétique de langue française en Tunisie[3].

En 2011, il est lauréat du concours de poésie Paul Verlaine 2011 avec « mention spéciale du jury - poésie libre ».

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Ombre... la lumière, éd. Arabesques, Tunis, 1997
  • Les Rêveries d'un cerisier en fleurs, éd. Contraste, Sousse, 2008[4],[5]
  • L'Ambition d'un verger, éd. L'Harmattan, Paris, 2010
  • Gisants, éd. Fata Morgana, Montpellier, 2012
  • Chants de l’autre rive, éd. Fata Morgana, Montpellier, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]