Miniature

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie. Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom.

Miniature, issu du latin miniatulus (« coloré au minium »), désigne les enluminures, puis par analogie (finesse des détails peints) a pour sens quelque chose de petites dimensions.

Autres significations[modifier | modifier le code]

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Miniature, peinture à l'huile sur étain, de 1586, représentant Jean Casimir du Palatinat, protecteur du miniaturiste Petrus Dathenus.

Selon le Littré, une miniature (du latin miniare qui veut dire « peindre en rouge, enduire de minium ») est une « sorte de peinture délicate qui se fait à petits points ou à petits traits, avec des couleurs très fines, détrempées d'eau et de gomme, sans huile [=gouache]. La miniature se fait sur le vélin, sur l'ivoire ».

Les miniatures sont donc des œuvres au rendu précis et d’une grande finesse peintes d’abord à la gouache (sur parchemin puis, au début du XVIIIe siècle, sur ivoire : Pierre Adolphe Hall ou Jean-Baptiste Isabey) ; plus tard à l'aquarelle, puis à l’aquarelle sur vélin, puis, avec Jean-Baptiste Isabey (1767-1855) sur papier.

Si les miniatures sont généralement de petites dimensions, il reste que les « Peintres ordinaires du roi pour la miniature » travaillaient sur des vélins qui faisaient 46 × 33 cm. Le château de Versailles conserve (Salon des Jeux) une série de 23 miniatures (gouache sur vélin) qui atteignent 95 × 60 cm réalisée par Louis-Nicolas Van Blarenberghe, représentant les campagnes de Louis XV.

À partir de la seconde moitié du XVIe siècle, les miniatures s'ouvrent à une nouvelle forme de sujet tels que les paysages, les scènes mythologiques ou religieuses et aident à la décoration, de bijoux, de boîtes et de bonbonnières. La miniature devient un objet d'art à part entière, il est très apprécié entre le XVIIIe siècle et le premier quart du XIXe siècle, jusqu'à ce que de nouveaux formats apparaissent tels que la photographie et suscitent sa totale disparition. La miniature est un art particulier qui à ses propres codes et une certaine autonomie par rapport aux grandes peintures. La plupart de ces artistes furent essentiellement des miniaturistes. Depuis XIXe siècle, bon nombres d'ouvrages consacrés aux miniatures ont aidé à comprendre l'histoire des mœurs, de la décoration et du costume et aussi l'histoire de l'art et de la civilisation.

Au XVIIIe siècle en France, l'Académie royale de peinture et de sculpture permette aux miniaturiste d'exposer aux Salons mais n'admettait qu'un nombre très restreint de femmes et aucune comme « peintre d'histoire », genre supérieur qui seul donnait accès au titre de professeur. Les femmes de familles d'artistes, ont dû le plus souvent se cantonner à des « sujets féminins », peinture de fleurs, portraits, miniatures, qui trouvent un débouché dans la clientèle bourgeoise. Elles accèdent ainsi à une notoriété qui leur assure l'aisance, mais pas à la reconnaissance. Les miniatures de Marie-Anne Fragonard seront attribuées à son mari Jean-Honoré Fragonard, et contribueront à sa réévaluation. Marie-Jeanne Buzeau, épouse de François Boucher, copia en miniatures les tableaux de son mari. Selon les Goncourt, elles étaient encore attribuées à François Boucher au XIXe siècle. Huit de ces petits cadres étaient mentionnés dans le catalogue de vente du peintre Aved en 1766[1].

On retrouve trois types principaux de miniatures :

  • la miniature servant à enluminer les livres et parchemins, jusqu'à l'époque de la Renaissance ;
  • le portrait miniature, de la Renaissance au XIXe siècle ;
  • la miniature botanique ou zoologique pratiquée pour le Muséum national d'histoire naturelle.

On appelle miniaturiste celui ou celle qui peint en miniature[2].

En sciences[modifier | modifier le code]

Loisirs et jeux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ed. et J. Goncourt, L'Art au XVIIIe siècle, Paris, Rapilly, , 194-195 p. (lire en ligne)
  2. Éditions Larousse, « Définitions : miniaturiste - Dictionnaire de français Larousse », sur www.larousse.fr (consulté le 13 mai 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :