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Mikko Franck

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Mikko Franck
Description de cette image, également commentée ci-après
Mikko Franck, en 2015.

Naissance (46 ans)
Helsinki Drapeau de la Finlande Finlande
Activité principale chef d'orchestre
Activités annexes violoniste
Formation Académie Sibelius
Maîtres Jorma Panula

Mikko Franck, né le à Helsinki, est un chef d'orchestre finlandais[1].

Formation et débuts

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Mikko Franck commence le violon à l'âge de 5 ans. Il poursuit ses études de violon à l'Académie Sibelius à partir de 1992.

En l'écoutant diriger un orchestre lors d'un anniversaire, Jorma Panula le prend immédiatement comme élève privé. À 23 ans, et sans avoir obtenu de diplôme, Franck avait dirigé les principaux orchestres scandinaves de même que le Philharmonia ou le London Symphony Orchestra, l'Orchestre symphonique national de la RAI, le Staatsoper de Berlin.

Il a aussi dirigé, entre autres, l'Orchestre philharmonique de Berlin, l'Orchestre philharmonique de Munich, l'Orchestre symphonique de Chicago, l'Orchestre philharmonique de New York, l'Orchestre philharmonique de Los Angeles.

Carrière internationale

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Entre 2002 et 2007, il assure la direction artistique de l'Orchestre national de Belgique.

Son enregistrement de En saga et la Lemminkäinen Suite avec l'Orchestre symphonique de la Radio suédoise lui a valu le Diapason d’or et une nomination pour les Grammy Awards de la meilleure interprétation orchestrale en 2001[2].

Mikko Franck a notamment assuré la direction de l'opéra de Richard Wagner, Le Vaisseau fantôme, avec l'Orchestre philharmonique de Radio France, aux Chorégies d'Orange, le , en présence d'une assistance de près de 10 000 spectateurs.

Il succède en 2015 à Myung-whun Chung à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France, pour une période de trois ans. En , son contrat est prolongé une première fois jusqu'en 2020[3], une seconde fois jusqu'en et de nouveau jusqu'en 2025[4].

En , il est nommé ambassadeur de l'Unicef France[5].

Le , Franck dirige son dernier concert comme directeur musical à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France[6].

Accueil critique

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En , Pierre Michel (Bachtrack (en)) se réjouit que « Mikko Franck propose une version très aboutie de cet Everest symphonique [la Symphonie alpestre de Richard Strauss, ndlr]. Toutes les étapes de l’ascension de la montagne s’enchaînent sans heurt […]. Le chef bâtit ainsi des phrasés sur le très long terme, en maniant subtilement le rubato de manière à lui donner un véritable effet ». Michel relève aussi un « art du dosage » chez Franck[7].

Deux mois plus tard, pour le même Pierre Michel de Bachtrack, Le Château de Barbe-Bleue à la Philharmonie de Paris est une autre réussite : « La centaine de musiciens de l’orchestre respire comme un seul homme et propose un son d’une homogénéité exemplaire pour caractériser les différentes ambiances qui émaillent une musique oppressante généreuse en dissonances […]. Mikko Franck est l’artisan de cette réussite orchestrale. Dans une partition foisonnante où la moindre liberté solistique peut amener à la catastrophe par décalages en cascade, le chef d’orchestre sait faire les gestes clairs quand il le faut. […] La baguette définit précisément la durée des notes et les attaques tranchantes des instruments, et immédiatement l’atmosphère change. Cette soirée confirme le talent remarquable de Mikko Franck dans le répertoire lyrique et les esthétiques complexes, où sa rigueur maîtrisée et sa musicalité font merveille[8]. »

En 2025, après le dernier concert de Franck comme directeur musical à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France, Jean-Pierre Rousseau (Bachtrack) livre une critique beaucoup plus négative : « la saturation est là. Côté public, on reçoit un déferlement qui semble mal contrôlé par le chef qui pousse ses musiciens dans leurs limites extrêmes. […] Le chœur, parfois à découvert, accuse quelques problèmes de justesse et de décalage, et pour bien plomber la soirée, chœur et orchestre redonnent de la voix pour un « Hymne funèbre » tout engoncé dans la pompe victorienne[6] ».

Selon Christian Merlin, producteur à France Musique, le style de Franck est « sobre, précis, expressif » et respectueux des musiciens, sans essayer d'imposer sa vision des choses[9].

Il est arrivé à Franck de diriger assis, comme L'Aurore de Ravel[10] et Le Sacre du Printemps de Stravinsky[11], les deux avec l'Orchestre philharmonique de Radio France.

Discographie

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Notes et références

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  1. (fi) Pajala, Lasse & Lagerbohm, John (ed.), Kuka kukin on: Henkilötietoja nykypolven suomalaisista 2011, Helsinki, Otava, (ISBN 978-951-1-24712-8), p. 129
  2. « Mikko Franck succèdera à Myung-Whun Chung en 2015 » (consulté le )
  3. « Le contrat de Mikko Franck prolongé jusqu'en 2022 », sur www.maisondelaradio.fr, (consulté le ).
  4. Guillaume Decalf, « Mikko Franck poursuit l'aventure avec le Philharmonique de Radio France », sur France Musique, (consulté le )
  5. « Radio France : Mikko Franck devient ambassadeur de l'Unicef », sur www.lalettre.pro, (consulté le ).
  6. a et b « Pas de feu d'artifice pour Mikko Franck à Radio France », sur bachtrack.com (consulté le )
  7. « La rentrée nature du Philhar' de Radio France avec Mikko Franck », sur bachtrack.com (consulté le )
  8. « Mikko Franck transforme la Philharmonie en château morbide », sur bachtrack.com (consulté le )
  9. "Un chef d'orchestre, un style : Mikko Franck - Culture prime", France Musique, 17 déc. 2021, https://www.youtube.com/watch?v=fjyvan-gxyc
  10. (de) « Maurice Ravel : L'Aurore (Orchestre philharmonique de Radio France » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  11. (de) « Igor Stravinsky : Le Sacre du Printemps (Orchestre philharmonique de Radio France » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  12. Jean Sibelius - la suite Lemminkäinen, Ondine , 2000
  13. Jean Sibelius - le poème symphonique En saga,Ondine, 2001
  14. Piotr Ilitch Tchaïkovski - Symphonie n° 6 in B minor, Op. 74, Ondine, 2003
  15. Einojuhani Rautavaara - l'opéra "tragedia buffa" , Ondine, 2004)
  16. Raspoutine de Einojuhani Rautavaara, Ondine, 2005
  17. Einojuhani Rautavaara - Symphonie n° 1, Ondine, 2006

Liens externes

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