Michaël Gillon

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Michaël Gillon est un astronome et astrophysicien belge né en 1974 à Liège[1]. Codécouvreur d'exoplanètes telles que WASP-18 b[2] et des anneaux de (10199) Chariclo, il est chercheur à l’Institut d’astrophysique et de géophysique du département d’astrophysique, géophysique et océanographie de l’université de Liège.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michaël Gillon commence ses études supérieures à l’âge de vingt-quatre ans, après sept années d’engagement dans l’armée belge[3]. « J’ai terminé mes [études] secondaires à 17 ans et je ne me sentais pas prêt — ni motivé — pour entreprendre des études [supérieures], déclare-t-il. Après, j’ai regretté »[3]. Il s’inscrit à l’université de Liège et, en cinq ans, y obtient une licence en biochimie et un premier cycle en physique[3].

Attiré par la recherche, il devient, en 2003, doctorant en astrophysique, non sans avoir hésité avec la génétique et la biochimie[3]. En mars 2006, il soutient sa thèse de doctorat sur l’amélioration de la photométrie des transits d’exoplanètes dans le cadre du projet CoRoT[3],[4]. Il quitte alors l’université de Liège pour un séjour postdoctoral de près de trois ans au sein de l’observatoire de l’université de Genève[3]. Lors de ce séjour, il participe à la découverte d’un Jupiter chaud : WASP-18 b[2],[5].

De retour à l’université de Liège en janvier 2009, il y poursuit ses travaux sur la détection d’exoplanètes et leur caractérisation physicochimique[3]. Dans le cadre du projet TRAPPIST, il est responsable scientifique et investigateur principal pour les exoplanètes[3]. Ce projet débouche sur de nombreuses publications ainsi que sur la détection d’une trentaine d’exoplanètes en transit entre fin 2010 et mi 2012[3]. Il a été à l’initiative d’une recherche internationale observant pour la première fois l’émission thermique d’une super-Terre : 55 Cancri e[3],[6].

En 2013, il est nommé membre de l’équipe scientifique de CHEOPS. Il y représente la Belgique avec sa collègue Valérie Van Grootel[7],[8].

Le , la NASA annonce officiellement la découverte de sept exoplanètes par une équipe internationale d'astronomes, dirigée par Michaël Gillon. Ces exoplanètes, appelées TRAPPIST-1 b, c, d, e, f, g, h, ont été détectées au moyen du Spitzer Space Telescope et plusieurs observatoires terrestes dont le télescope TRAPPIST de l'Observatoire européen austral. Ces sept exoplanètes, situées à 39 années-lumière de notre Soleil, gravitent autour de l'étoile naine TRAPPIST-1[9],[10]. Trois de ces exoplanètes avaient déjà été découvertes en 2015 par l'équipe internationale au moyen du télescope Trappist, mais la collaboration avec la Nasa a permis d'étendre ces découvertes.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Chevalier du Mérite wallon Chevalier du Mérite wallon (Ch.M.W.)

Il est par ailleurs classé dans l'édition 2017 de la liste des 100 personnes les plus influentes du magazine Time.

Le , le prix Balzan, doté de 750 000 francs suisses (environ 650 000 euros), lui est attribué par la fondation italo-suisse éponyme pour sa recherche de planètes autour d'étoiles voisines, considérée comme « une étape importante sur le chemin de la découverte de signes de vie en dehors de notre système solaire ». Le prix lui sera officiellement remis à Berne le par Doris Leuthard, la présidente de la Confédération suisse[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Dupuis, « Michaël Gillon - Sur une autre planète », FNRSNEWS,‎ , p. 20 (lire en ligne)
  2. a et b « Drame exoplanétaire : une planète s’effondre sur son étoile » [html]sur Réflexions, le site de vulgarisation scientifique de l’université de Liège (mis en ligne le 9 février 2010, consulté le 25 avril 2015)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Michaël Gillon » [html] sur Réflexions, le site de vulgarisation scientifique de l’université de Liège (consulté le 25 avril 2015)
  4. (en) Michaël Gillon, Contribution à la mission CoRoT et à la recherche d’exoplanètes par la méthode des transits photométriques, Liège, Université de Liège, (présentation en ligne, lire en ligne [PDF])
  5. (en) Coel Hellier et al., « An orbital period of 0.94 days for the hot-Jupiter planet WASP-18b » [« Une période orbitale de 0,94 jours pour le Jupiter chaud WASP-18b »], Nature, vol. 460, no 7259,‎ , p. 1098-1100 (DOI 10.1038/nature08245, Bibcode 2009Natur.460.1098H, résumé, lire en ligne [PDF])
  6. « Une super-Terre mise en lumière » [html] sur Réflexions, le site de vulgarisation scientifique de l’université de Liège (mis en ligne le 5 octobre 2012, consulté le 25 avril 2015)
  7. « Valérie Van Grootel » [html] sur Réflexions, le site de vulgarisation scientifique de l’université de Liège (consulté le 25 avril 2015)
  8. (en) « Science team » [html] sur le site de l’université de Berne dédié au projet CHEOPS (consulté le 25 avril 2015)
  9. Daily Science - Sept exoplanètes découvertes par les astronomes liégeois
  10. The Telegraph - 22.02.2017 - Henry Bodkin - Nasa discovers new solar system Trappist-1 - where life may have evolved on three planets
  11. http://www.skynet.be/actu-sports/belgique/article/1793878/un-chercheur-belge-distingue-par-le-prix-balzan-en-suisse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]