Transiting planets and planetesimals small telescope

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Transiting planets and planetesimals small telescope
Starry night invites to go out and look to the stars.jpg

Le dôme de TRAPPIST vu de nuit.

Présentation
Type
Télescope robotique (en), télescope optique (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sites web
Géographie
Lieu
Altitude
2 400 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Coordonnées
Localisation sur la carte du Chili
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Red pog.svg

TRAPPIST, acronyme de l'anglais Transiting planets and planetesimals small telescope, en français Petit télescope dédié aux planètes en transit et aux planétésimaux[1], est un réseau de deux télescopes robotisés (en) situé à l'observatoire de La Silla installé par le groupe Astrophysique et Traitement de l'Image de l'Université de Liège, pour l'hémisphère sud, et d'un second télescope à l'Observatoire de l'Oukaïmeden, dans l'Atlas. Le télescope sud est contrôlé depuis l'Université de Liège, le télescope nord en partenariat entre Liège et l'université Cadi Ayyad de Marrakech.

Objectifs[modifier | modifier le code]

Les objectifs de TRAPPIST (aussi bien Nord que Sud) sont d'une part la détection et l'étude des exoplanètes et d'autre part l'étude des comètes et autres petits corps du système solaire en vue de mieux comprendre la genèse du système solaire et de la Terre en particulier.

Installations[modifier | modifier le code]

TRAPPIST-Sud[modifier | modifier le code]

Il a coûté environ 300 000 € et a été financé par le FNRS et par le FNS, l'Université de Genève s'étant associée au projet. Le nom TRAPPIST est un jeu de mot sur les bières trappistes[2].

Il est destiné à l’étude des systèmes planétaires par la détection et caractérisation des exoplanètes, et l’étude des comètes en orbite autour du Soleil. Pour les exoplanètes, il utilise la méthode des transits.

Son diamètre est de 60 cm et il est entièrement autonome. Son optique est de type Ritchey-Chrétien. Le télescope est équipé de deux roues à filtres[3] et d'un détecteur CCD de 2048x2048 pixels couvrant un champ de 22'x22'. Refroidi à −50 °C, ce capteur a une efficacité quantique maximale de 96 %.

En 2010, il participe à la détermination de la taille de (136199) Éris[4].

En 2015, il est utilisé pour découvrir trois exoplanètes de dimensions terrestres autour de la naine ultra-froide TRAPPIST-1[5].

TRAPPIST-Nord[modifier | modifier le code]

TRAPPIST-Nord est l'analogue de TRAPPIST-Sud pour observer l'hémisphère nord céleste. Installé au printemps 2016 à l'Observatoire d'Oukaïmeden, dans l'Atlas marocain, il est inauguré le de la même année. TRAPPIST-Nord est dirigé par des chercheurs de l'Université de Liège et de l'université Cadi Ayyad de Marrakech.

Résultats[modifier | modifier le code]

En 2015, l'étoile naine ultra-froide 2MASS J23062928-0502285 est observée et, grâce à ces observations et à celles obtenues avec d'autres instruments, sept planètes sont découvertes autour d'elle (dont trois dans la zone habitable), ce qui vaut au système le nom TRAPPIST-1[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. TRAPPIST, sur le site du groupe « Origines cosmologiques et astrophysiques » de l'Université de Liège.
  2. (en) information@eso.org, « New National Telescope at La Silla - TRAPPIST to Scout the Sky and Uncover Exoplanets and Comets », sur www.eso.org (consulté le 22 février 2017)
  3. L'une des roues comporte des filtres utiles pour l'étude des transits, l'autre pour l'étude des comètes.
  4. « eso1142fr — Eris, la lointaine jumelle de Pluton », sur ESO.org.
  5. (en) Michaël Gillon et al., « Temperate Earth-sized planets transiting a nearby ultracool dwarf star » [« Des planètes tempérées de la taille de la Terre en transit devant une étoile naine ultrafroide proche »], Nature,‎ (lire en ligne)
    Les co-auteurs sont, outre Michaël Gillon, Emmanuel Jehin, Susan M. Lederer, Laetitia Delrez, Julien de Wit, Artem Burdanov, Valérie Van Grootel, Adam Burgasser, Cyrielle Opitom, Amaury H. M. J. Triaud, Brice-Olivier Demory, Devendra K. Sahu, Daniella Bardalez Gagliuffi, Pierre Magain et Didier Queloz.
    L'article, reçu le 11 janvier 2016, a été accepté le 18 février 2016 et publié en ligne le 2 mai 2016.
    .
  6. Brian Resnick, « NASA has discovered 7 Earth-like planets orbiting a star just 40 light-years away », sur Vox, (consulté le 22 février 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]