Meliponini

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Les Meliponini sont une tribu d'abeilles sociales sans dard. On appelle aussi ce type d'abeilles les mélipones. Les Méliponidés de la famille des Apidés sont appelées apiaires méliponides ou méliponides. On les trouve dans des régions tropicales et subtropicales de la planète. De nombreuses espèces sont très présentes dans les Amériques centrale et du Sud, et certaines produisent un peu de miel. En Afrique et en Amérique latine, de nombreuses communautés leur attribuent un pouvoir médicinal ou rituel.

Les seuls genres de cette tribu à être élevés pour leur miel sont les genres Melipona, Trigona et Lestremelitta[1]. On appelle leur élevage méliponiculture.

Meliponini d'Amérique[modifier | modifier le code]

Méliponides australiennes[modifier | modifier le code]

Sur les 1 600 espèces d'abeilles sauvages indigènes de l'Australie, environ 14 espèces sont dépourvues d'aiguillon. Ces espèces ont une variété de noms vernaculaires en anglais : abeilles autochtones australiennes, abeilles sac de sucre, abeilles douces, abeilles sans dard ou encore abeilles à sueur, à cause de l'habitude qu'ont celles-ci de s'abreuver de transpiration notamment humaine. Toutes sont de petite taille, de couleur noire, avec des poils hérissés sur les pattes postérieures pour le transport du nectar et du pollen, ce qui les fait souvent confondre avec des bourdons. Ces différentes espèces sont assez similaires, les deux espèces les plus communes, Tetragonula carbonaria et Austroplebeia australis, présentent le plus de différences, la dernière étant la plus petite et la moins active. Les deux habitent la région autour de Brisbane.

Élevage de mélipones dans un méliponaire au Brésil

Comme ces abeilles sont sans danger pour l'homme, elles sont devenues un plus attractif des jardins de banlieue. La plupart des apiculteurs ne les élèvent pas tant pour le miel que pour le plaisir de conserver une espèce indigène dont l'habitat est dégradé en raison de l'urbanisation. En contrepartie, les abeilles pollinisent les cultures, les fleurs des jardins, les haies au cours de leur recherche de nectar et de pollen.

Si un certain nombre d'apiculteurs commercialisent un peu de miel du bush, il faut savoir que ces abeilles ne produisent que de petites quantités de miel et la structure de leurs ruches rend ce miel difficile à extraire. Ce n'est que dans les zones chaudes de l'Australie telles que le Queensland et le nord de la Nouvelle-Galles du Sud que les abeilles peuvent produire plus de miel que ce dont elles ont besoin pour leur propre survie. Le prélèvement de miel d'une ruche dans une région froide peut affaiblir voire détruire la colonie.

Liste des genres[modifier | modifier le code]

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

La plupart des espèces de Meliponini ne sont pas directement en danger à l'heure actuelle, mais diverses menaces pèsent sur elle. La principale réside dans le dérèglement climatique, qui affecte plusieurs de leurs espèces en bouleversant leurs écosystèmes. Par ailleurs, les zones où la forêt disparaît ou décline voient la richesse et l'abondance des abeilles sans dard chuter[2]. Ainsi, « Melipona favosa (Fabricius, 1798), typique de la forêt tropicale sèche, et Melipona eburnea (Friese, 1900), habitant la forêt humide et la forêt andine en Colombie, [...] ont dû être incluses comme espèces vulnérables »[2], dans le Livre rouge des invertébrés terrestres de Colombie[3] en raison de la réduction des zones de leur habitat naturel. Or leur présence est essentielle pour l'équilibre environnemental de ces régions, notamment du fait de leur rôle important de pollinisatrices.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. R. DARCHEN et J. Louis, « LES MÉLIPONES ET LEUR ÉLEVAGE : Melipona - Trigona - Lestremelitta », Les Annales de l'Abeille, vol. 4, no 1,‎ , p. 5–39 (lire en ligne, consulté le )
  2. a et b La abeja angelita Tetragonisca angustula: biología, ecología, genética y potencial mercado de su miel en Colombia, Centro Editorial Facultad de Ciencias Agrarias, Bogotá, 2021, p. 94 (lire en lignearchive, consulté le 11 décembre 2021)
  3. Germán Amat-García, M. Gonzalo Andrade-C., Eduardo Amat-García, Libro Rojo de los Invertebrados terrestres de Colombia, Conservación Internacional Colombia, Instituto de Ciencias Naturales-Universidad Nacional de Colombia, 2007, lire en ligne (consulté le 11 décembre 2021)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]