Melchior de Vogüé (banquier)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Melchior de Vogüé
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Famille
Père
Fratrie
Robert-Jean de Vogüé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Ordre religieux

Le marquis Melchior Jean Marie de Vogüé, né le à Paris (VIIe) et mort le à Saint-Léger-Vauban (Yonne), est un banquier qui fut administrateur du Crédit lyonnais avant de quitter le monde pour entrer chez les bénédictins.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la famille de Vogüé, de vieille noblesse française, Melchior de Vogüé était le fils du marquis Louis de Vogüé (1868-1948), régent de la Banque de France et maire d'Oizon, et de la princesse Louise-Marie d'Arenberg (1872-1958). Il passa une enfance heureuse avec ses huit frères et sœurs au château de la Verrerie (Cher), acheté par son arrière-grand-père Léonce de Vogüé, ancien président du conseil général du Cher. La propriété avait appartenu autrefois aux Stuarts. Son père, fervent catholique, était imprégné des idées d'Albert de Mun et du marquis de La Tour du Pin, dans la ligne de la doctrine sociale de l'Église.

Il servit comme officier pendant la Guerre de 1914-1918 et fut décoré de la Croix de Guerre. En 1920, il épousa à Paris Geneviève Brincard (1898-1974), fille du baron Georges Brincard et petite-fille du fondateur du Crédit lyonnais, Henri Germain. De ce mariage sont issus cinq enfants, dont le marquis Pierre de Vogüé, le comte Antoine de Vogüé (1923-1998), résistant pendant l'occupation allemande puis vice-président du conseil général du Cher, et le moine bénédictin Adalbert de Vogüé, Alix de Vogüé et son dernier fils Geoffroy de Vogüé.

Melchior de Vogüé devint administrateur de la banque de sa belle-famille en 1935 et occupa ces fonctions jusqu'en 1955, à une époque où la banque du Crédit lyonnais était en plein essor. Oblat bénédictin depuis plusieurs années, il décida en 1955 de quitter le monde pour entrer à l'abbaye de la Pierre-qui-Vire, en Bourgogne. Son épouse, en plein accord avec lui, devint elle aussi bénédictine de l'abbaye de Limon[1]. Les deux conjoints obtinrent la permission du Saint-Siège de vivre chacun de leur côté dans les ordres. Ce départ fit grand bruit dans la presse de l'époque et suscita des débats. Melchior de Vogüé fut ordonné prêtre en 1961 avec dispense et mourut quatre ans plus tard.

Le destin de ce couple inhabituel a donné lieu à de nombreuses notices biographiques. L'un et l'autre sont enterrés à la Pierre-qui-Vire.

Autres couples religieux[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]