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Max Brod

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Max Brod
Max Brod en 1914 à Dresde.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
Tel AvivVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Formation
Faculté de droit de l'université Charles (en)
Faculté de droit de l'université allemande de Prague (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Période d'activité
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Conjoint
Elsa Brod (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Der Kraal (d)
Lese- und Redehalle der deutschen Studenten in Prag (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Instrument
Distinctions
Prix Bialik ()
Willibald-Pirckheimer-Medaille (en) ()
Ehrengabe der Heinrich-Heine-Gesellschaft (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Max Brod
Signature

Max Brod, né le à Prague et mort le à Tel Aviv (Israël), est un écrivain et journaliste de langue allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille juive, Max Brod fait des études de droit à l'université Charles de Prague[1].

Brod et Kafka[modifier | modifier le code]

En 1902, alors qu'il commence ses études de droit, Max Brod s'inscrit à la Literarisch-künstlerische Sektion de la Lese- und Redehalle de l'université. Ce cercle littéraire se consacre à des conférences en public. Le , Brod lit en public son essai sur Schopenhauer. Après la conférence, un jeune étudiant en droit vient le voir et le raccompagne chez lui. La longue discussion qui s'ensuit entre les deux marque le début de l'amitié entre Brod et Franz Kafka. Brod sera l'ami le plus proche de Kafka[2].

Plaque en bronze qui commémore Max Brod, en face de la tombe de Franz Kafka, Prague

On doit à Max Brod la publication d'œuvres de Kafka. En , lors d'un voyage commun, il fait halte à Leipzig avec Kafka et le présente à l'éditeur Kurt Wolff, alors directeur de Rowohlt. Malgré les réticences de Kafka, il sortira de cette rencontre la première publication de Kafka, Betrachtung, publié à 800 exemplaires. Dans les années qui suivent, Brod pressera sans relâche Kafka de présenter des manuscrits à la publication au Kurt Wolff Verlag[3], maison d'édition chez qui il est lui-même publié.

Il est l'un des membres de ce qu'il appelle le « Cercle pragois étroit » avec Franz Kafka, Oskar Baum, Felix Weltsch et Johannes Uržidil puis, plus tard, après la mort de Kafka, Ludwig Winder. Le groupe se réunit toutes les semaines au domicile de Baum pour faire la lecture de leurs manuscrits[4].

Désigné comme son exécuteur testamentaire par Franz Kafka, c'est à lui que l'on doit l'état de notre connaissance de l'œuvre de ce dernier. Alors que Kafka, dans une lettre, lui demande de détruire ses manuscrits, Brod ne s'y résout pas et publie dans les années qui suivent les textes inédits, notamment les romans[1].

Exil[modifier | modifier le code]

Max Brod (à droite), à l'époque du théâtre Habima de Tel Aviv(1942)

Le , pour fuir le nazisme, Max Brod quitte en train la Tchécoslovaquie pour la Pologne avec son épouse[5] et Felix Weltschetave. Depuis longtemps militant sioniste, il rejoint ensuite la Palestine mandataire[6]. Il emporte dans une valise les manuscrits de Kafka. Ses propres manuscrits ne lui parviendront que des mois plus tard[7].

En Palestine, il devient dramaturge du théâtre Habima de Tel Aviv, pour lequel il écrit en 1944, sa seule œuvre rédigée en hébreu, Shaul, un drame biblique. Il travaille également pour des journaux hébreux.

En 1948, il est lauréat du prix Bialik pour son roman Galilei in Gefangenschaft, ce qui ne se fait pas sans quelques difficultés car l'ouvrage n'est pas écrit en hébreu mais en allemand. En 1960, paraît son autobiographie Streitbares Leben[7].

Dans une interview télévisée réalisée en allemand en 1968, Brod a parlé de son amitié avec Franz Kafka[8].

Il se consacre de plus en plus à la musique, voyageant en Europe pour donner des conférences et encourager de jeunes artistes. Même s'il n'a jamais pu surmonter les horreurs du Nazisme, il a toujours œuvré pour la réconciliation jusqu'à sa mort. Brod est décédé le 20 décembre 1968 à Tel-Aviv. Son dernier lieu de repos est le cimetière Trumpeldor à Tel-Aviv[9].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Schloß Nornepygge, 1908
  • Weiberwirtschaft, 1913
  • Über die Schönheit häßlicher Bilder, 1913
  • Die Höhe des Gefühls, 1913
  • Anschauung und Begriff, 1913
  • L'Astronome qui trouva Dieu (Tycho Brahes Weg zu Gott), 1916 traduit en français en 1947, Nouvelles Éditions latines, réédité en 2012
  • Das grosse Wagnis, 1918
  • Heidentum, Christentum und Judentum, 1922
  • Rubeni, prince des Juifs (Reubeni, Fürst der Juden), 1925 traduit en français en 1947
  • Le Royaume enchanté de l'amour (Zauberreich der Liebe), 1928
  • Stefan Rott ou l'année décisive (Stefan Rott oder Das Jahr der Entscheidung), 1931
  • Biografie von Heinrich Heine, 1934
  • Die Frau, die nicht enttäuscht, 1934
  • Novellen aus Böhmen, 1936
  • Rassentheorie und Judentum, 1936
  • Franz Kafka, souvenirs et documents (Franz Kafka, eine Biographie), 1937
  • Franz Kafkas Glauben und Lehre, 1948
  • Verzweiflung und Erlösung im Werke Franz Kafkas, 1959
  • Une vie combative : autobiographie (Streitbares Leben), 1960
  • Beispiel einer Deutsch-Jüdischen Symbiose, 1961
  • Beinahe ein Vorzugsschüler
  • Die Frau, nach der man sich sehnt
  • Annerl
  • Rebellische Herzen
  • Die verkaufte Braut

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Brauneck 1995, p. 124-125
  2. Binder 2008, p. 83.
  3. Zeller et Otten 1980, pp. XXI-XXII.
  4. Schütz 1988, « Ludwig Winder », p. 295.
  5. Anne-Sophie Martin, « L'aventure-des-manuscrits - Le procès »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur arte.tv, (consulté le ).
  6. Binder 2008, pp. 166-167.
  7. a et b Heinz Schöffler 1970, pp. 1591-1594.
  8. « Max brod über franz kafka (1968) engl subs » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  9. (de) « Brod, Max », sur kulturstiftung.org (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Hartmut Binder, 2008, Kafkas Welt, Reinbek, Rowohlt.
  • (de) Manfred Brauneck (éditeur), 1995, Autorenlexikon deutschsprachiger Literatur des 20. Jahrhunderts, Reinbek, Rowohlt.
  • Lore de Chambure, « Brod Max (1884-1968) », sur universalis.fr (consulté le )
  • (de) Heinz Schöffler, 1970, Der jüngste Tag. Die Bücherei einer Epoche, Francfort, Verlag Heinrich Scheffler.
  • (de) Hans J. Schütz, 1988, « Ein deutscher Dichter bin ich einst gewesen ». Vergessene und verkannte Autoren des 20. Jarhunderts, Munich, Verlag C. H. Beck.
  • (de) Bernhard Zeller, Ellen Otten, Kurt Wolff. Briefwechsel eines Verlegers 1911-1963, Francfort, Fischer Taschenbuch Verlag.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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