Mathias Cormann

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Mathias Cormann
Illustration.
Mathias Cormann, en 2018.
Fonctions
Secrétaire général de l'OCDE
En fonction depuis le
(7 mois et 24 jours)
Prédécesseur Angel Gurria
Ministre australien des finances

(7 ans, 1 mois et 12 jours)
Premier ministre Tony Abbott
Malcolm Turnbull
Scott Morrison
Gouvernement Abbott
Turnbull I et II
Morrison I et II
Prédécesseur Penny Wong
Successeur Simon Birmingham
Leader du gouvernement au Sénat
Vice-président du Conseil exécutif

(2 ans, 2 mois et 2 jours)
Premier ministre Scott Morrison
Gouvernement Morrison I et II
Prédécesseur George Brandis
Successeur Simon Birmingham

(8 mois et 3 jours)
Premier ministre Tony Abbott
Malcolm Turnbull
Gouvernement Turnbull II
Prédécesseur George Brandis
Successeur Simon Birmingham
Ministre de la Fonction publique

(8 mois et 28 jours)
Premier ministre Scott Morrison
Gouvernement Morrison I
Prédécesseur Poste créé
Successeur Scott Morrison
Membre du Sénat

(13 ans, 4 mois et 18 jours)
Circonscription Australie-Occidentale
Prédécesseur Ian Campbell
Biographie
Nom de naissance Mathias Hubert Paul Cormann
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Eupen (Belgique)
Nationalité Australienne
Parti politique Parti libéral
Conjoint Hayley Cormann
Diplômé de Université de Namur
Katholieke Universiteit Leuven
Université d'East Anglia
Religion Catholicisme

Mathias Cormann

Mathias Hubert Paul Cormann, né le à Raeren (Belgique), est un homme politique australien.

Il est sénateur du Parti libéral de 2007 à 2020. Le , il est désigné par le cabinet fantôme assistant trésorier et ministre des Finances de ce cabinet fantôme.

De 2018 à 2019, il est ministre de la Fonction publique au sein du gouvernement Morrison.

Le , il devient secrétaire général de l’OCDE en remplacement d'Ángel Gurria[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né à Eupen en Belgique, originaire de Raeren, germanophone de naissance, Cormann a obtenu une licence en droit à la Katholieke Universiteit Leuven, néerlandophone. Les deux premières années des cinq du programme furent effectuées aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, francophones. Au cours de ses études universitaires, il participa à un programme d’échange universitaire avec l'Université d'East Anglia à Norwich en 1993-94, où il apprit à parler anglais. Après avoir visité Perth en 1994, il s'installa en Australie[2],[3]. En Belgique, il fut proche du Christlich Soziale Partei, œuvrant notamment comme assistant du député européen Mathieu Grosch à partir de 1994.

Établi définitivement en Australie en 1996, il travaille un temps comme jardinier en l'attente de la reconnaissance de ses diplômes[4]. Il obtient une licence de pilote d'avion en 2001[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il rejoignit le Parti libéral en Australie occidentale, et exerça alors une fonction de chef de cabinet, puis de conseiller senior au Premier ministre d'Australie occidentale, Richard Court. Il passa ensuite au niveau fédéral, travaillant pendant deux années comme Conseiller senior pour le Ministre de la Justice Chris Ellison. Entre 2003 et 2008, Cormann est le Vice-Président du Parti libéral d'Australie occidentale. Il est également Directeur général du fond social HBF Health Fund, une compagnie d'assurance santé d'Australie occidentale, jusqu’à sa démission en 2007 pour se présenter commé sénateur. Il put notamment se présenter au scrutin fédéral de 2007 à la suite de la démission du sénateur controversé Ross Lightfoot, empêtré dans diverses affaires. Lors d'un entretien télévisé sur Stateline de la chaine ABC le , Lightfoot déclara qu'il considérait Cormann, bien qu'il ne cita pas son nom, comme "inapproprié" pour le remplacer. Le principal grief de Lightfoot était qu'il y avait des "personnes plus appropriées", qui "ont servi" plus longtemps le parti" et qui "ont résidé plus longtemps dans le pays"[5]. Lorsque le sénateur Ian Campbell annonça soudainement sa démission le , Cormann fut rapidement présélectionné pour occuper le poste vacant. Campbell démissionna formellement le . Cormann fut investi le , et exerça la fonction jusqu'à son terme à la fin de 2011[6]. Au Sénat, en plus de sa fonction comme Ministre de la Santé pour le cabinet fantôme, il exerça par ailleurs le rôle de Président de la Commission pour les carburants et l'énergie[7]. Profitant de son expérience dans le secteur privé de la Santé, Cormann interpella régulièrement le nouveau gouvernement travailliste sur les implications concrètes de sa politique[8].

À la surprise de nombreux observateurs, il intègre le le gouvernement de Tony Abbott où il exerce la fonction de ministre du budget australien (Minister for Finance). Il est notamment premier-Ministre par interim début 2018[9].

Secrétaire général de l'OCDE[modifier | modifier le code]

Le 12 mars 2021, Mathias Cormann est élu secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) par les ambassadeurs de cette organisation qui compte 37 membres. Il est élu « à une courte majorité », devant la Suédoise Cécilia Mälmström, ex-commissaire européenne au commerce[10]. Sa nationalité australienne a joué en sa faveur, les pays occidentaux souhaitant gagner en influence en Asie pour faire face à la Chine[11]. Il prend ses fonctions le suivant pour un mandat de cinq ans, en remplacement d'Ángel Gurria dont le mandat avait été renouvelé deux fois (soit quinze ans au total) à ce poste[1].

Son élection est désapprouvée par les mouvements écologistes et les organisations syndicales, la Confédération européenne des syndicats (CES) se déclarant ainsi « très préoccupée »[12].

Idéologie politique[modifier | modifier le code]

Mathias Cormann est partisan du libre-échange et du libéralisme économique. Il est parfois considéré comme climatosceptique, qualifiant d’« extrémistes » certains objectifs de réduction des émissions de CO2 et dénigrant les marches pour le climat. Il s'est aussi engagé contre le système de tarification du carbone visant à réduire les émissions de l’industrie australienne[10].

D’après L’Humanité, « en Australie, l’homme est connu comme climatosceptique et antisocial, hostile à l’aide au développement, partisan de l’austérité, du gel des salaires ou encore de l’abolition de l'impôt sur la fortune[12]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]