Marquisat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ceci est une version archivée de cette page, en date du 9 février 2019 à 09:01 et modifiée en dernier par YiFeiBot (discuter | contributions). Elle peut contenir des erreurs, des inexactitudes ou des contenus vandalisés non présents dans la version actuelle.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

À l'origine, le terme de marquisat désignait un gouvernement de frontière, puis la seigneurie bordant une frontière. Le mot provient du terme marche, du latin marchio, qui a donné en italien marchese. Il désigne avant tout une région frontalière avec les confins. Il est l'équivalent du margraviat allemand.

Sous les temps anciens, le marquisat était composé de deux ou trois comtés. Le marquis était le chef militaire de marche-frontière.

Sous l'Ancien Régime, le marquisat était composé de trois baronnies et d'au moins trois châtellenies ou de deux baronnies et de six châtellenies.

Un marquis était le propriétaire d'un marquisat et possesseur légitime du titre. Le seigneur d'un bahut, non noble, était « seigneur du marquisat de ... » et non « marquis de ...».

À partir du XVIIIe siècle, le titre a été utilisé par courtoisie pour désigner parfois le fils aîné d'un duc, ou le chef d'une famille très ancienne mais ne possédant pas de titre équivalent à son ancienneté ; d'où l'apparition de nombreux titres de courtoisie du type « marquis » ou « comte » à cette époque. Dans le cas où l'intéressé parvenait à bénéficier des « Honneurs de la Cour », le titre de courtoisie était considéré comme approuvé par le roi.

Dans l'une des plus anciennes familles de la noblesse française subsistante, la maison d'Harcourt (966), le chef de nom et d'armes est le « marquis d'Harcourt » (en réalité marquis d'Olonde, à Canville-la-Rocque), depuis 1817, le duc d'Harcourt étant chef de la branche cadette.

Liste des marquisats de France

Notes et références

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Éric Thiou, Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l’Ancien Régime, Éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2003, 270 p.