Marie Denis

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'écrivaine et féministe belge. Pour l'artiste française, voir Marie Denis (artiste).
Marie Denis
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Marie Denis, née Éliane Stas de Richelle à Liège le et décédée à Ixelles le , est une écrivaine et féministe belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir mis au monde et élevé six enfants, elle a publié un premier roman en 1961, Des jours trop longs. Elle a obtenu le prix Victor-Rossel en 1967 pour son deuxième roman, L'Odeur du père, dont certains extraits ont été publiés dans Les Temps modernes par Simone de Beauvoir, avec qui elle a entretenu une correspondance suivie.

Journaliste, elle a partagé avec Françoise Collin la responsabilité des pages culturelles de l'hebdomadaire La Relève (1965-1970), où elles créent en 1970 une rubique "Femmes"[1]. De cette période date leur amitié et leur engagement commun pour le féminisme.

Elle a joué un rôle actif dans ce qu'on a appelé la deuxième vague du féminisme en Belgique. Cofondatrice du magazine Voyelles, elle a fait partie du comité de rédaction des Cahiers du Grif [1]. Elle crée en 1972 Le petit livre rouge des femmes[1] avec Jeanne Vercheval et Suzanne Van Rokeghem. Elle a été l’une des fondatrices de la Maison des femmes à Bruxelles et l’une des initiatrices des Journées des femmes (organisées à Bruxelles, le 11 novembre 1972 et les années suivantes). Elle a par ailleurs fait partie du comité de direction de La Revue nouvelle.

Après une intense activité militante de dix années, Marie Denis a publié encore Dis Marie, c'était comment rue du Méridien 79 ? en 1980 et Le Retour des choses en 1985, puis Le Féminisme est dans la rue avec Suzanne Van Rokeghem en 1992. Elle a aussi prononcé de nombreuses conférences en Belgique, au Québec, etc. Elle a notamment travaillé sur Simone de Beauvoir, Suzanne Lilar, Luce Irigaray...

Elle a reçu en 1998 le prix Félix Denayer pour l'ensemble de son œuvre et le prix Scriptores Christiani pour La Célébration des grands-mères, publiée en 1969 et rééditée en 1997.

Ses petites-filles Catherine et Éléonore Meeùs ont écrit avec Stéphanie Van Vyve une pièce de théâtre, Des jours trop longs, inspirée du roman éponyme et créée, dans une mise en scène de Cécile Van Snick, par Éléonore Meeùs et Stéphanie Van Vyve au Festival de Spa le 10 août 2012.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Des jours trop longs, Éditions universitaires, Paris, 1961, 167 p.
  • L'Odeur du père, prix Victor-Rossel 1967 ; première éd. Robert Morel, Forcalquier, 1972, 130 p.
  • Célébration des grands-mères, Robert Morel, Forcalquier, 1969 ; rééd. Mols, Grâce-Hollogne, 1997 (édition revue), 107 p., (ISBN 2-87402-001-X) ; rééd. Encre bleue, Villegly, 1998 (réédition en grands caractères), 140 p., (ISBN 2-84379-038-7).
  • Flandres, coll. « La Cuisine rustique », Robert Morel, Forcalquier, 1970, 183 p.
  • Le Petit Livre rouge des femmes (avec d'autres auteurs), Éditions Vie ouvrière, Bruxelles, 1972, 52 p. [2].
  • Dis Marie, c’était comment rue du Méridien 79 ?, Éditions Voyelles – L’une et l’autre (asbl), Bruxelles, 1980, 205 p.
  • Retour des choses (Reine au jardin suivi de L'Odeur du père), Éditions Tierce, Paris, 1985, 101 p., (ISBN 2-903144-31-1).
  • Le féminisme est dans la rue : Belgique 1970-1975 (avec Suzanne Van Rokeghem), POL-HIS, De Boeck, Bruxelles, 1992, 236 p., (ISBN 2-87311-009-0), maintenant dans le domaine public et disponible en ligne.
  • La Rose des vents, Quorum, Ottignies-Louvain-la-Neuve, 1995, 191 p., (ISBN 2-930014-47-4).

Les archives de Marie Denis sont déposées à l'Archief- en Onderzoekscentrum voor Vrouwengeschiedenis, Centre d’Archives et de Recherches pour l’Histoire des Femmes (AVG-Carhif).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) Mara Montanaro, « Françoise Collin: Nascere alla scrittura tra Bruxelles e New York », Pólemos, vol. X.1,‎ , p. 202-213 (ISSN 2281-9517, lire en ligne, consulté le 31 décembre 2018), p. 205-206.

Sources[modifier | modifier le code]