Lucius Cassius Longinus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cassius Longinus.

Lucius Cassius Longinus est un homme politique de la République romaine, consul pour l'an 107 av. J.-C., année pendant laquelle il meurt au combat contre les Tigurins.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est membre de la famille plébéienne des Cassii Longini, dont les membres les plus récents à avoir atteint le consulat sont Lucius Cassius Longinus Ravilla en 127 et Caius Cassius Longinus en 124 av. J.-C.

Après lui, Caius Cassius Longinus devient consul en 96 et Caius Cassius Longinus Varus en 73 av. J.-C. Ce dernier est peut-être le père de Caius Cassius Longinus, un des principaux conjurés de l'assassinat de Jules César.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 111 av. J.-C., il est préteur, peut-être pérégrin[1]. Un tribun de la plèbe, Caius Memmius, accuse le consul Lucius Calpurnius Bestia, Marcus Aemilius Scaurus et d'autres aristocrates d'accepter des pots-de-vin du roi numide Jugurtha en échange d'un simulacre de paix. Memmius persuade le peuple de choisir le préteur Cassius pour l'envoyer à Jugurtha et amener ce prince à Rome sous la sauvegarde de la foi publique[a 1],[2]. Jugurtha ne peut témoigner suite au veto d'un autre tribun. Il fait assassiner un autre prétendant au trône de Numidie à Rome même sans pouvoir être inquiété car protégé par le sauf-conduit du préteur[3].

En 107 av. J.-C., il est consul après Caius Marius, qui s'arroge le commandement de la guerre de Jugurtha au détriment de Quintus Caecilius Metellus Numidicus[4],[5].

Lui-même part en Gaule pour s'opposer aux Cimbres et à leurs alliés. Le consul meurt, ainsi que le son légat le consulaire Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, sur le champ de bataille, l'armée romaine ayant été défaite par les Tigurins[4],[5] près du territoire des Nitiobroges, à la bataille d'Agen (it) (ou de Bordeaux (en)). Un autre légat, Caius Popillius Laenas, s'étant vu enfermé dans son camp préfère traiter avec l'ennemi et consent à donner des otages[4]. Les soldats romains sont forcés de passer sous le joug[a 2],[a 3],[a 4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes
  1. Broughton 1951, p. 540.
  2. Hinard 2000, p. 578.
  3. Hinard 2000, p. 579.
  4. a, b et c Hinard 2000, p. 589.
  5. a et b Broughton 1951, p. 550.
  • Sources antiques
  1. Salluste, La guerre de Jugurtha, 30-33.
  2. Jules César, Guerre des Gaules, I, 7 et 12.
  3. Tite-Live, Periochae, LXV.
  4. Appien, Celtique, 3.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Hinard (dir.), Histoire romaine des origines à Auguste, Fayard, (ISBN 978-2-213-03194-1)
  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p.