Marcus Aurelius Scaurus

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Marcus Aurelius Scaurus
Fonctions
Sénateur romain
Consul
Biographie
Naissance
Décès
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
République romaine tardive (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Gens

Marcus Aurelius Scaurus est un homme politique de la République romaine, consul suffect pour l'an 108 av. J.-C. Il meurt contre les Cimbres dans des combats précédents le désastre romain d'Arausio en 105.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est membre de la famille plébéienne des Aurelii.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est peut-être triumvir monétaire en 118. L'année suivante, il est probablement questeur[1].

Il est préteur au plus tard en 111 selon les dispositions de la lex Villia[2].

Un certain Hortensius est élu consul avec Servius Sulpicius Galba aux élections de mi-109 pour l'année suivante, 108, mais il est jugé et condamné avant de prendre ses fonctions, probablement pour corruption électorale[3]. Marcus Aurelius Scaurus est nommé à sa place et prend ses fonctions avec Sulpicius Galba au 1er janvier[4].

Il sert peut-être en Gaule sous le consul Quintus Servilius Caepio [5].

En l'an 105, il est légat du consul Cnaeus Mallius Maximus[6],[7]. Aurelius Scaurus est défait par les Cimbres dans un combat d'avant-garde près de Vienne précédant la bataille d'Arausio, et il est fait prisonnier. Il s'efforce de les faire renoncer au projet de passer les Alpes et de pénétrer en Italie, en leur disant que les Romains ne peuvent être vaincus[a 1],[8]. Scaurus est égorgé[a 2] par le roi cimbre Boiorix[a 1],[9]. Cnaeus Mallius Maximus, impressionné par cette mort, attend les renforts du proconsul Quintus Servilius Caepio, mais celui-ci refuse toujours d'être dans le même camp que lui et de coopérer. Le consul subit une grave défaite à la bataille d'Arausio, face aux Cimbres, aux Teutons et à leurs alliés Gaulois. Plus de 80 000 romains y sont tués[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes
  1. Broughton 1951, p. 529.
  2. Broughton 1951, p. 540.
  3. Swan 1967, p. 240.
  4. Broughton 1951, p. 548.
  5. Broughton 1951, p. 554.
  6. Broughton 1951, p. 550.
  7. Broughton 1951, p. 557.
  8. Hinard 2000, p. 590-591.
  9. a et b Hinard 2000, p. 591.
  • Sources antiques
  1. a et b Tite-Live, Periochae, LXVII.
  2. Velleius Paterculus, Histoire romaine, II, 12.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Hinard (dir.), Histoire romaine des origines à Auguste, Fayard, , 1075 p. (ISBN 978-2-213-03194-1)
  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p.
  • (en) Michael Swan, The Consular Fasti of 23 BC and the Conspiracy of Varro Murena, vol. 71, Harvard Studies in Classical Phililogy,