Louise Théo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Louise Théo
Image dans Infobox.
Photoglyptie de Louise Théo parue dans Paris-Artiste en 1883.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Tessiture
Genres artistiques
Œuvres principales
signature de Louise Théo
Signature de Louise Théo.

Louise Théo, née Anne-Louise Picolo à Paris le [1] et morte dans cette même ville le , est une chanteuse française d'opérette et de comédie musicale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle était la fille unique d'Anne-Gertrude Picolo et de père non déclaré. Elle choisit son nom de scène en référence à son premier époux, François-Théophile Vachier. Sa mère était la fondatrice du Café de l'Horloge installé sur les Champs-Élysées. Son grand-père, d'origine italienne, était le fondateur du Théâtre Picolo. Avant de s'appeler Louise Théo, Anne-Louise chantait dans le café-concert de sa mère[2], puis au café concert de l'Eldorado où elle fut remarquée par Jacques Offenbach[3]. Le célèbre compositeur la choisit alors pour deux de ses créations, Pomme d'api, et La Jolie Parfumeuse, données en au théâtre de la Renaissance. Elle interpréta ensuite également Orphée aux Enfers, La Princesse de Trébizonde, La Petite Muette, La Timbale et Madame l'Archiduc puis fit une courte tournée londonienne.

Louise Théo chanta également la première de Fleur d'oranger au théâtre des Nouveautés en 1878 et interpréta Cendrillon au théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1879, puis Rataplan et Le Tour du cadran au théâtre des Variétés en 1880.

Sa renommée était suffisante pour qu'elle entame une tournée américaine en [4]. Elle passa à New York, puis à Mexico[5], où elle interpréta La Grande-duchesse de Gérolstein sous la direction de Maurice Grau.

À New York, elle rencontra son second époux, Roland-Franck Roland-Franck Knoedler, riche marchand d'art, car elle venait juste d’être veuve à la suite de la mort de « Théo » en 1883. Elle créa ensuite Miss Helyett d'Edmond Audran dans la métropole américaine. Elle poursuivit sa tournée sur le continent américain à Montréal en 1885.

Après son retour à Paris, en 1889, elle reprit Le Droit du seigneur et La Mascotte qui ont connu un certain succès[6].

Elle s'effaça ensuite peu à peu de la scène parisienne et mourut à Paris le [7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Acte de naissance aux archives d'état-civil de Paris.
  2. François Caradec, Alain Weill, Le café-concert : 1848-1914, Paris, Fayard, 2007, 412 p.
  3. Dufresne Claude, Jacques Offenbach, ou la Gaîté parisienne, Critérion, 1992, 293 p.
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7722370f.item.f2.langES.
  5. (es) Manual de edición crítica de textos literarios, vol. 10 de Instituto de Investigaciones Filológicas. Centro de Estudios Literarios: Manuales didácticos, volume 10 de Manuales didácticos, UNAM, 2003, 193 p.
  6. Guy de Maupassant, Contes et nouvelles, vol. 2, Pàtron, 1979, 312 p.
  7. Gänzl Kurt, The encyclopedia of the musical theatre, Schirmer, 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]