Jacques Dumont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dumont.
Jacques Dumont
Jacques DuMont Le Romain by Maurice-Quentin de la Tour.jpg

Maurice Quentin de La Tour, Portait de Jacques Dumont jouant de la guitare (1742), non localisé[1].

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres noms
le Romain
Activité
Formation
Maître

Jacques Dumont, surnommé le Romain, né le à Paris, où il est mort le , est un peintre français.

Peintre d'histoire et de scènes mythologiques, ainsi que de sujets populaires et de portraits, il fut également enseignant, cartonnier, académicien, recteur en 1752, puis chancelier en 1768 de l'Académie.

Biographie[modifier | modifier le code]

La Paix (1749), Paris, musée du Louvre.

Né dans un milieu d'artiste, son père, Pierre Dumont (1660-1737), est un sculpteur originaire de Valenciennes, et son frère aîné, François, embrassa la profession paternelle.

Il entre à l'Académie royale de peinture et de sculpture dans l'atelier d'Antoine Lebel (1705-1793)[2]

Il part compléter sa formation artistique à Rome, puis rentre en France en 1725.

En 1747, Charles François Paul Le Normant de Tournehem, directeur des Bâtiments du roi, organise un concours de peintures dont les œuvres sont exposées à la galerie d'Apollon au palais du Louvre ; Jacques Dumont y participe avec son Mucius Scaevola devant Porsenna, aux côtés de dix autres peintres, dont Charles Antoine Coypel et Collin de Vermont. En 1749, ce même directeur lui commande deux toiles, La Générosité et La Paix, pour orner le salon du château de la Muette à Paris (maintenant conservées au musée du Louvre).

De 1727 à 1761, il exposera au Salon. Son Moïse, témoignage de celui qui fut essentiellement un peintre d'histoire et de tableaux religieux, fait partie de la collection du musée Jeanne d'Aboville de La Fère (Aisne).

Jacques Dumont devient membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1728. De 1731 à 1755, il est nommé peintre de tapisseries à la Manufacture d'Aubusson. De janvier à avril 1749, il est directeur de l'École royale des élèves protégés.

Habitant rue du Petit-Bourbon à Paris, à sa mort, son convoi est fait à l'église Saint-Sulpice le 19 février 1781.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Allégorie en l'honneur de la publication de la paix d'Aix-la-Chapelle, le 13 février 1749 (1761), Paris, musée Carnavalet.
Madame Mercier et sa famille, 1731
  • Besançon, musée des beaux-arts : Mucius Scaevola devant Porsenna, 1747, huile sur toile[3]
  • Chantilly, musée Condé : La Nativité, huile sur toile, 105 × 140 cm
  • Dijon, musée Magnin : Vénus, Mercure et l'Amour, pierre noire et sanguine[4]
  • La Fère, musée Jeanne d'Aboville : Moïse, huile sur toile
  • Paris, musée Carnavalet :
    • Allégorie en l'honneur de la publication de la paix d'Aix-la-Chapelle, le 13 février 1749, 1761, huile sur toile, 320 × 430 cm[2]
    • La Vocation de saint-Pierre et de saint-André, gravure
  • Paris, musée du Louvre :
    • Homme nu, renversé sur le dos, dessin sanguine, 15,5 × 24 cm
    • Homme nu, couché, vu de dos, sanguine, 15,7 × 24 cm
    • Homme assis, l'épée au côté (recto) ; Jeune homme assis et Tête de jeune homme (verso), sanguine sur papier blanc, 26,1 × 19 cm
    • Femme assise dans un parc, sanguine sur papier blanc, 9,7 × 14,8 cm
    • Madame Mercier entourée de sa famille, 1731, huile sur toile, 225 × 380 cm[5]
    • Cérès protégeant Triptolème contre le roi Lyncus, 1732, huile sur toile[6]
    • Mucius Scaevola devant Porsenna, 1747, huile sur toile, 161 × 195 cm
    • La Générosité, huile sur toile, 1749, 93 × 149 cm[7]
    • La Paix, 1749, huile sur toile, 94 × 151,1 cm[8]
  • Rennes, musée des beaux-arts : Femme assise dans un fauteuil, sanguine sur papier blanc, 28,1 × 19,5 cm
  • Tours, musée des beaux-arts :
    • Hercule et Omphale, 1728, huile sur toile, pièce de réception à l'Académie royale de peinture et de sculpture
    • Louis XI accueillant saint François de Paule, 1730, huile sur toile[9]
  • Troyes, musée des beaux-arts : Glaucus et Scylla, vers 1726, huile sur toile, 133 × 113,5 cm[10]

Salons[modifier | modifier le code]

  • Salon de l'Académie de 1727.
  • Salon de 1737 : Éliézer et Rebecca ; Baptême du Christ ; L'Éducation de l'Amour ; Abraham prosterné devant les anges ; Saint-François prêchant dans le désert.

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • À propos du tableau : Mucius Scaevola devant Porsenna (1747, musée des beaux-arts de Besançon) :

    « La composition de ce tableau rejoint, par sa sévérité, la grande tradition du siècle précédent, comme elle annonce le retour à l'antique qui s'imposera avec le néo-classicisme […] Le rigoureux équilibre de la composition, son traitement dramatique, le soin apporté au rendu des impressions, la richesse décorative contribuent à faire de cette toile un prototype parfait de la peinture héroïque, triomphe de la vertu antique érigée comme un modèle sublime. »

    — Mathieu Pinette, Françoise Soulier-François, De Bellini à Bonnard, Chefs-d'œuvre de la peinture du Musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon, éditeur Pierre Zech, Paris, 1992, p. 124.

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madame de Beaumer, « Lettre sur les tableaux de M*** à M*** », in Journal des Dames (1761-1762), octobre 1761, collection de l'INHA
  • Roger Portalis, Henri Béraldi, Les Graveurs du XVIIIe siècle, 2 vol., 1882.
  • Guy Vattier, Une famille d'artistes : Les Dumont, 1660-1884, Paris, 1890, 217 p.
  • Jean Locquin, Jacqueline Viaux-Locquin, La peinture d'Histoire en France : de 1747 à 1785, étude sur l'évolution des idées artistiques dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Paris. H. Laurens, 1912, p. 5-7.
  • Louis Dimier (dir.), Robert Brun, Émile Dacier, Georges Huard, Les Peintres français du XVIIIe siècle : histoire des vies et catalogue des œuvres, Paris, Bruxelles, G. van Oest, t.II, 1928.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Quentin de La Tour (1704-1788) : Portait de Jacques Dumont jouant de la guitare, pastel (non localisé), et Jacques Dumont en costume d'intérieur avec sa palette et ses pinceaux, à sa table de travail du même, également un autre portrait[1]
  • Marie-Suzanne Roslin (1734-1772), Portrait de Jacques Dumont dit le Romain pastel sur papier bleu, marouflé sur toile, 55,9 × 46,3 cm, Paris, musée du Louvre

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :