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Louis Ier (prince de Monaco)

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Louis Ier
Illustration.
Titre
Prince de Monaco

(38 ans, 11 mois et 24 jours)
Prédécesseur Honoré II
Successeur Antoine Ier
Biographie
Dynastie Maison Grimaldi
Date de naissance
Lieu de naissance Palais de Monaco (Monaco)
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès Rome
Père Hercule Grimaldi, marquis des Baux
Mère Aurelia Spinola
Conjoint Catherine-Charlotte de Gramont
Enfants Antoine Ier
Anna Ippolita
Francesco Onorato

Image illustrative de l’article Louis Ier (prince de Monaco)
Monarques de Monaco

Louis Ier, né Lodovico Grimaldi le à Monaco et mort à Rome le , est le prince souverain de Monaco de 1662 à 1701.

Il est le fils d’Hercule Grimaldi, marquis des Baux (1623-1651), et d’Aurelia Spinola (†1670). Petit-fils du prince Honoré II de Monaco qui, en 1641, a choisi le parti de la France contre l'Espagne, le prince Louis, né en 1642, est le filleul du roi de France Louis XIII dont il porte le prénom.

Il devient héritier du trône à l'âge de 10 ans, quand son père meurt prématurément. Il succède à son grand-père en 1662. Devenu prince souverain à l'âge de 20 ans, il remet en vigueur le droit de péage sur les bateaux de commerce. Quiconque passait au large de Monaco devait payer un droit de 1 % sur la cargaison.

Louis Ier est envoyé en 1699 par Louis XIV comme ambassadeur du roi de France auprès du Saint-Siège[1], demeurant au Palais Corsini alla Lungara. C'est dans cette fonction qu'il meurt le .

Mariage et enfants

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Il épousa à 18 ans, le , Catherine-Charlotte de Gramont (*1639 — †1678) qui, tout en défrayant la chronique, lui donne six enfants dont :

Description par Saint-Simon

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Suite à la mort du prince en 1701, Saint-Simon le décrit ainsi dans ses mémoires :

"La mort d’un plus grand seigneur fit moins de bruit et de vide. Ce fut celle de M. de Monaco, ambassadeur à Rome, qui y fut peu regretté, comme il y avait été peu considéré ; [il avoit] très médiocrement soutenu les affaires du roi, et [été] très peu soutenu de la cour. On en a vu les raisons. C’était un Italien glorieux, fantasque, avare, fort bon homme, mais qui n’était pas fait pour les affaires, avec cela gros comme un muid, et ne voyait pas jusqu’à la pointe de son ventre."[2]

Généalogie

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Blason Blasonnement :
Fuselé d'argent et de gueules.

Références

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  1. Bernard Lecomte, Dictionnaire amoureux des Papes, Plon, coll. « Dictionnaire amoureux », , 425 p. (ISBN 9782259249560, lire en ligne), p. 17.
  2. duc de Saint-Simon Louis de Rouvroy, « Mémoires du duc de Saint-Simon, tome 3 », dans {{Chapitre}} : paramètre titre ouvrage manquant, Hachette, , 52–67 p. (lire en ligne)

Articles connexes

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