Albert Ier (prince de Monaco)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Albert Ier
Illustration.
Le prince Albert Ier de Monaco vers 1910.
Titre
Prince de Monaco

(32 ans, 9 mois et 16 jours)
Ministre d'État Émile Flach
Georges Jaloustre (intérim)
Raymond Le Bourdon
Prédécesseur Charles III
Successeur Louis II
Prince héréditaire de Monaco

(33 ans, 2 mois et 21 jours)
Monarque Charles III
Prédécesseur Charles, prince héréditaire, duc de Valentinois
Successeur Louis, prince héréditaire
Biographie
Hymne royal Hymne monégasque
Dynastie Maison Grimaldi
Nom de naissance Albert Honoré Charles Grimaldi
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Père Charles III
Mère Antoinette de Mérode-Westerloo
Conjoint Mary Victoria Hamilton (1869-1880),
Alice Heine, duchesse de Richelieu (1889-1922)
Enfants Louis II Red crown.png
Héritier Louis, prince héréditaire
Résidence Palais de Monaco

Albert Ier (prince de Monaco)
Monarques de Monaco

Albert Ier, surnommé « le Prince savant » ou « le Prince navigateur » (Paris, id., ), fut prince souverain de la principauté de Monaco du au . Ce prince aux multiples facettes, au cœur des sociabilités de la Belle époque, est une figure emblématique qui par son humanisme, son mécénat, son art de gouverner, sa curiosité scientifique et sa prise de conscience pionnière des enjeux environnementaux, a fortement contribué au rayonnement de son pays.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Albert Ier par Eugène Pirou.
100 francs or Albert 1er de 1895.

Le 13 novembre 1848, naît à Paris, au 90 rue de l'Université (7e arrondissement), Albert Honoré Charles Grimaldi, fils du prince Charles III de Monaco et d'Antoinette-Ghislaine de Monaco, née comtesse de Mérode.

Le 15-16 juin 1854, sa mère achète le château de Marchais, en Picardie, à proximité de la Belgique, son pays natal. Le lieu est très important pour le jeune prince : le domaine est le petit paradis de son enfance où il peut satisfaire son goût pour l’exercice physique et sa curiosité pour la nature.

Formation[modifier | modifier le code]

Il étudie au collège Stanislas de Paris puis, après le décès de sa mère, la princesse Antoinette de Merode, suit, de 1864 à 1865, les cours du petit séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin dirigé alors par Mgr Félix Dupanloup[1]. De 1865 à 1868, il effectue son service militaire dans la marine de guerre espagnole. Deux ans plus tard, il prend part à la guerre franco-prussienne de 1870 comme lieutenant de vaisseau dans la marine de guerre française. Il est décoré de la Légion d'honneur.

Mariages[modifier | modifier le code]

Par l’entremise de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III), il épouse en 1869, au château de Marchais, lady Mary Victoria Hamilton (des ducs d'Hamilton), petite-fille de la grande-duchesse de Bade Stéphanie de Beauharnais et cousine de l’empereur Napoléon III,

Ils ont un fils unique, le prince Louis, né le , dont son père ne fait la connaissance qu'en 1880. Le a lieu l'annulation du mariage avec Mary Victoria Hamilton par la Cour de Rome. Leur fils est reconnu comme légitime.

Le , le prince Albert Ier accède au trône au décès de son père, le jour même, au château de Marchais. Il prend le deuil pour six mois à compter du lendemain.

Albert Ier se remarie civilement le avec Alice Heine, duchesse douairière de Richelieu, à la Légation de Monaco à Paris et à la mairie du 8e arrondissement. Le , le mariage religieux a lieu en la chapelle de la Nonciature. Le prince a rencontré Alice Heine dix ans auparavant, lors d'un séjour à Madère. Albert et Alice n'auront pas d'enfants.

Océanographie, paléontologie, géographie[modifier | modifier le code]

Il fait plusieurs séjours dans le Carladès dont il est comte titulaire héréditaire, adhère à la Société de la Haute-Auvergne, fait faire des recherches dans les archives de la principauté qu'il fait inventorier et classer, puis fait publier les Documents relatifs à la vicomté de Carlat[2]

En , il visite la frégate cuirassée Normandie dans le port de Cherbourg. C'est l'éveil d'une vocation. En 1870, il est âgé de 22 ans lorsqu'il se passionne pour l'exploration océanographique. Il achète en Angleterre une goélette, et change son nom de Pleiad en celui d'Hirondelle. Il organise de nombreuses expéditions scientifiques océanographiques et cartographiques, accompagné par de nombreux scientifiques dans des navires construits et entièrement dédiés à cette recherche (l’Hirondelle I et II, la Princesse Alice I et II, équipés de laboratoires avec des tables anti-roulis). Il découvre à cette occasion de nouvelles espèces, dont le poisson de grande profondeur Grimuldichtys profondissimus, nommé ainsi en hommage aux Grimaldi[3].

Le 26 mai 1898 débutent les travaux du musée océanographique, après adjudication des travaux. Le 25 avril de l'année suivante est posée la « première pierre » du musée océanographique : il s’agit davantage d’une cérémonie et d'une manifestation « médiatique » et diplomatique, l'une des premières tentatives faites par le prince Albert pour un rapprochement entre la France et l’Allemagne. Entièrement consacré à la mer, le musée, avec laboratoires, collections de pièces rapportées de ses explorations, aquariums de faune et de flore des fonds sous marin de la Méditerranée, librairie scientifique, archives, etc., est officiellement inauguré le 29 mars 1910. Ni le président français Armand Fallières, ni l'empereur Guillaume II, ne répondent à l’invitation, ce qui ne contribue pas à créer un événement politique.

Le 27 avril 1891, le prince Albert Ier est élu correspondant de l’Académie des sciences de Paris, dans la section de géographie et navigation.

Le « Prince savant » déclare lors de l'inauguration :

« Ici, messieurs, vous le voyez, la terre monégasque a fait surgir un temple fier et inviolable dédié à la divinité nouvelle qui règne sur les intelligences. »

Il participe entre autres, à l'exploration du Svalbard dont il rédige une cartographie très précise au début des années 1900. Certaines de ces cartes sont encore utilisées à défaut d'en avoir édité de plus récentes.

Il s'intéresse également aux origines de l'humanité. Il fait opérer plusieurs campagnes de fouilles archéologiques dont, en particulier, celle des Grottes de Grimaldi[4] entre 1895 et 1904. Le 21 avril 1902, il fonde le musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco. Par cette action, le prince témoigne de son souci de conservation des collections, souhaitant que les objets préhistoriques et archéologiques recueillis au cours de fouilles ne soient pas dispersés mais restent réunis dans un musée. Le premier directeur est le chanoine Léonce de Villeneuve ; le musée est situé sur le Rocher, dans l’ancien hôtel du Gouvernement. Afin de pérenniser les études préhistoriques, Albert Ier fonde en 1910 à Paris l'Institut de paléontologie humaine.

En 1907, il est l'un des membres fondateurs de la Société des Amis du Muséum national d'histoire naturelle, à l'établissement de laquelle il participe moralement et financièrement[5].

Il est membre de la Société de géographie et de la British Academy en 1909 dont il est décoré de la médaille d'or pour ses nombreuses contributions scientifiques.

À l'inverse de la vaccination, les scientifiques de son équipe découvrent, en 1902, l'anaphylaxie (une forme très brutale d'allergie).

Pacifisme[modifier | modifier le code]

L'humanisme d'Albert Ier le conduit à un engagement pacifiste. Sa correspondance avec Bertha von Suttner en témoigne. Du 2 au 6 avril 1902, Monaco accueille le XIe congrès international de la Paix, organisé par le Bureau international de la Paix de Berne : « on voit que le Prince s’efforce de faire de son petit territoire neutre outre un asile pour les sciences naturelles, mais encore un centre d’internationalisme agissant comme le sont déjà Berne et Bruxelles et comme devrait l’être La Haye (21 janvier 1902). Le prince fonde en 1903 l'Institut international de la paix à Monaco ; l’abbé Pichot en est le vice-président.

Il tente par ce biais de dissuader le Kaiser Guillaume II d'Allemagne de déclarer la Première Guerre mondiale[6]. Le 28 juin 1914, il rencontre Guillaume II sur son bateau, le Meteor, à Kiel. Du 1er au 6 juillet, il écrit Réflexions sur seize années de visite à Kiel.

Lorsque la guerre est déclarée, il déclare la neutralité de Monaco et met à la disposition du gouvernement français plusieurs bâtiments monégasques pour l'assistance médicale neutre aux blessés et aux malades (l'Institut océanographique et l'Institut de paléontologie de Paris, ainsi que l'usage de la télégraphie sans fil à bord de son yacht l'Hirondelle ; il met à la disposition du préfet de la Seine une somme de 50 000 francs pour les familles nécessiteuses des militaires appelés sous les drapeaux ; et met à la disposition de la Croix-Rouge française son château de Marchais et l'hôpital de Monaco). Le 22 septembre 1914, il adresse un télégramme de solidarité au président Raymond Poincaré après le bombardement de la cathédrale de Reims. Cet événement choque le prince et entraîne un revirement d’opinion sur l’Allemagne et son empereur. En 1919, sort l'ouvrage écrit par[Qui ?], La Guerre allemande et la Conscience universelle. Un premier tirage est sorti des presses en décembre 1918, le second paraît avec quelques retouches. Les réflexions inspirées par la Grande Guerre sont réunies sous la forme d’une lettre ouverte et d'un pamphlet adressés à Guillaume II.

Fondations Albert-Ier[modifier | modifier le code]

En 1906, après des années de recherches et d'expéditions océanographiques, alors âgé de 58 ans, il crée la Fondation Albert Ier, connue sous le nom d'Institut océanographique, rue Saint-Jacques à Paris en France, reconnue d'utilité publique, afin que son œuvre scientifique soit poursuivie et fait don du Musée océanographique de Monaco à sa fondation. L'établissement est situé à côté de l'Institut de géographie. Cinq ans plus tard, le , est inauguré l'Institut océanographique de Paris, rue Saint-Jacques, en présence d'Armand Fallières, président de la République française.

En 1910, il crée une seconde Fondation Albert Ier, à Paris, qui abrite l'Institut de paléontologie humaine reconnue d'utilité publique dont l'objet est « le progrès de la Science sur toutes les questions relatives à l'origine et à l'histoire de l'homme fossile ». Il s'agit du premier centre de recherche au monde entièrement consacré à l'étude de l'homme fossile, constituant une étape essentielle dans le processus d'institutionnalisation de cette discipline. Le 23 décembre 1920 a lieu l'inauguration de l’Institut de paléontologie humaine de Paris (qui a été créé en 1910, construction du bâtiment par Emmanuel Pontremoli et Constant Roux entre 1911 et 1914, rue René Panhard) en présence du président Alexandre Millerand, du ministre de l’Instruction publique André Honnorat et des plus hautes personnalités du monde universitaire.

Il s'agit des deux fondations les plus anciennes, après l'Institut Pasteur, créé en 1887.

Constitution monégasque du 5 janvier 1911[modifier | modifier le code]

En 1910, une période de discussions et de débats, parfois appelée abusivement période de confrontations s'ouvre entre le peuple monégasque et son prince souverain, Albert Ier[7]. Le 16 octobre 1910 se tient au théâtre des Variétés une Assemblée générale des Monégasques, en présence des membres du Conseil communal, auxquels s’adresse Me Suffren Reymond. À la suite de cette réunion, les notables monégasques se rendent en cortège au palais princier. La plupart d’entre eux sont admis dans la cour d’Honneur. Le prince reçoit Suffren Reymond et s’adresse aux Monégasques : « […] Soyez certains que je continuerai à vous appuyer. Mais, je vous le demande, soyez calmes ». Ces échanges et la volonté d'apaisement et d'équilibre entre modernité et tradition conduisent le prince Albert Ier à la rédaction et à la promulgation de la première Constitution de Monaco le . Grâce à cette constitution, octroyée par le prince et préparée par des juristes internationalistes français (Louis Renault, André Weiss, Jules Roche), la principauté devient une monarchie constitutionnelle effective. Par cette constitution est également créé le Tribunal suprême. Cette juridiction supérieure est considérée comme la plus ancienne cour constitutionnelle du monde.

En 1921 est créé le prix Albert 1er, décerné chaque année par la fondation. Ce prix, décidé par l’Académie nationale de médecine, a pour mission de récompenser un travail qui a fait progresser dans le diagnostic ou le traitement de cancers[8].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Expositions universelles

Le prince contribue au rayonnement de la Principauté par une participation active aux événements internationaux. Lors de l'Exposition universelle de Paris (-), en 1889, près de la moitié du Pavillon de Monaco, situé à proximité de la tour Eiffel, est réservé aux engins utilisés par le Prince Albert pendant ses campagnes océanographiques et aux résultats de ses travaux scientifiques[réf. nécessaire].

Affaire Dreyfus

Dans sa correspondance avec son amie Flora Singer, salonnière parisienne, le prince Albert affiche dès le début de l'affaire des sympathies dreyfusardes. En février 1898, il réagit au J'accuse… ! de Zola en écrivant à ce dernier : « Votre déclaration contient les plus beaux sentiments qu'une âme puisse exprimer, elle honore l'humanité, elle ajoute un rayon à la gloire de la France [...] ». Le 3 juillet 1899, il fait publier dans Le Figaro une lettre à Mme Dreyfus et écrit au capitaine. Cette prise de position publique suscite des réactions passionnées dans les deux camps[9].

On notera également que le prince Albert Ier nomme le 23 janvier 1920, par une ordonnance souveraine, Armand Lunel professeur de philosophie au lycée de Monaco (ce dernier y enseigne jusqu’en 1953 ; Armand Lunel, écrivain et professeur, premier prix Renaudot en 1926 – Nicolo-Peccavi ou l’Affaire Dreyfus à Carpentras, Gallimard), qui contribuera beaucoup au rayonnement de la principauté.

Sports

Le prince Albert Ier se passionne pour les nouveautés, en particulier dans le domaine sportif. En 1894, il accomplit le parcours de Paris au château de Marchais en tandem. De 1902 à 1906, il effectue plusieurs randonnées avec l'autocyclette Clément ou la motocyclette Beeston Humber[10]. Il pose ainsi avec cette moto dans la revue "La Vie au grand air" du 30 mars 1905[11]

En 1904, a lieu le premier Meeting international de canots automobiles, « Exposition et concours de canots automobiles » (2e course après une première épreuve « Paris à la mer » courue sur la Seine en 1903), à l’initiative de Camille Blanc, de Georges Prade (rédacteur en chef de La Vie au Grand Air) et du prince Albert Ier

Rallye de Monte-Carlo[modifier | modifier le code]

En 1911, il crée le Rallye automobile Monte-Carlo, remporté cette année-là par le Français Henri Rougier.

Urbanisme

Le prince Albert Ier contribue à l'aménagement et à l'embellissement de la principauté par de nombreux travaux d'urbanisme- jardins Saint-Martin et jardins de Monte-Carlo, aménagement du port, nouvel hôpital de Monaco en 1902 et inauguration, le , du lycée de Monaco.

L'inauguration a lieu à 10 h, en présence du gouverneur général. M. Dessaux, ancien proviseur du lycée de Tournon en est le premier directeur. « Depuis longtemps, S.A.S. le Prince Albert, notre Auguste Souverain, se préoccupait de donner « aux enfants de la Principauté, et de surcroît à ceux du voisinage, une éducation moderne, avec des professeurs d’élite, dans des conditions telles que nos élèves puissent affronter avec les plus grandes chances de succès les examens de l’Université de France […]. L’inauguration d’un établissement secondaire d’instruction laïque est un événement considérable » (4 octobre 1910). À la suite de visites de nombreux établissement scolaires, Gaston Moch tire une sorte de compromis, équilibrant l’avance allemande en matière d’infrastructures et la supériorité française en matière de contenu pédagogique.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Il a constitué la collection philatélique qui, enrichie des acquisitions de son fils Louis II, permet la création d'un Musée des timbres et des monnaies par son arrière-petit-fils Rainier III en 1950.

Récit de voyages[modifier | modifier le code]

Son principal ouvrage, La carrière d'un navigateur, retrace ses expédition, des Açores au Spitzberg. Ce recueil de récits autobiographiques, paraît en livre pour la première fois en 1902 : Albert Ier de Monaco, La carrière d’un navigateur, Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1902. In-16, VIII-395 p., Plusieurs éditions suivront, illustrées ou non, suivront. La 3e édition est illustrée par 150 dessins par Louis Tinayre ; et gravée sur bois par Eugène Froment, 1 vol. (VII-350 p.) : ill. ; 31 cm + 2 cartes depl. en coul. h.t., 1914, 350 p.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le prince Albert Ier aime la vie en plein air et la nature sous toutes ses formes. Il aime, comme d'autres naturalistes, à explorer et à décrire le monde. Il s'attache d'ailleurs, en 1904, les services du peintre Louis Tinayre, qui l'accompagnera dans ses campagnes scientifiques. Cette curiosité l'amène à une prise de conscience pionnière des enjeux environnementaux, appelant notamment, suite à ses séjours aux États-Unis, à la création de parcs nationaux dans les Pyrénées. Le 25 avril 1921, au United States National Museum Auditorium de Washington, D.C., le prince Albert prononce le Discours sur l’océan (« Speech on the ocean ») devant la National Academy of Sciences : « J’ai fait entrer dans le domaine de l’Océanographie l’étude des phénomènes observés dans la haute atmosphère qui plane au-dessus des océans. Il paraît évident que ces espaces reçoivent de la mer les principaux éléments de leur activité, quand on songe aux effets de l’évaporation immense et des vents qui brassent continuellement la surface des eaux ». Il y dénonce notamment une exploitation excessive et la surpêche. Cette préoccupation n'empêche pas une passion cynégétique qu'il tempère au fil du temps, appelant de ses vœux une « chasse raisonnée ».

Disparition et postérité[modifier | modifier le code]

Albert Ier de Monaco meurt en 1922 à Paris, à l'âge de 73 ans. Son fils Louis II lui succède. Les îles du Prince-de-Monaco (Kerguelen) ou le cap Albert-de-Monaco (Antarctique) sont nommés en hommage à son œuvre exploratrice scientifique. En 1932, Paris donne son nom à l'avenue Albert-Ier-de-Monaco, située près du palais de Chaillot.

Son arrière-arrière-petit-fils, le prince Albert II, ambitionne de poursuivre l’œuvre de son aïeul avec sa fondation Prince-Albert-II-de-Monaco créée en 2006. Le , il installe le Comité de commémoration Albert Ier-2022, chargé d'organiser et de coordonner les manifestations célébrant l'œuvre d'Albert Ier, à l'occasion du centenaire de sa disparition.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Titulature[modifier | modifier le code]

  •  : Son Altesse Sérénissime le prince Albert-Honoré-Charles de Monaco (naissance) ;
  •  : Son Altesse Sérénissime le prince héréditaire de Monaco ;
  •  : Son Altesse Sérénissime le prince souverain de Monaco.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Fuselé d'argent et de gueules.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin d'Émile Huet, Éditeur : Paul Pigelet & Fils, Orléans, 1913
  2. Documents relatifs à la vicomté de Carlat, recueilis et publiés par ordre de S.A.S. le Prince Albert Ier par Gustave Saige et le Comte de Dienne, 1900, Monaco (réédition Aurillac, 2007, 2 in-8°).
  3. Jean-Joël Brégeon, Les Grimaldi de Monaco, Critérion, , p. 243
  4. Voir sur sites.google.com/site/histoireprehistoire.
  5. Yves Laissus, « Cent ans d'histoire », 1907-2007 - Les Amis du Muséum, spécial centenaire, septembre 2007, supplément de la Publication trimestrielle « Les Amis du Muséum national d'histoire naturelle » n° 230 de juin 2007, ISSN 1161-9104
  6. François de Bernardy, Histoire des princes de Monaco : de Rainier Ier à Rainier III, Plon, , p. 303
  7. « La constitution a 100 ans », Monaco Hebdo,‎ (lire en ligne)
  8. (it) « Prix Albert Ier – BIENNALE MONÉGASQUE DE CANCÉROLOGIE » (consulté le 1er décembre 2020)
  9. Sur son engagement dans l'affaire Dreyfus, voir sa notice du Dictionnaire biographique et géographique de l'affaire Dreyfus.
  10. « Motocyclette Humber du Prince Albert 1er - MTCC », sur www.mtcc.mc (consulté le 9 mars 2021)
  11. « La vie au grand air », sur Gallica,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Carpine-Lancre (éd.), Albert Ier, prince de Monaco, Des œuvres de science, de lumière et de paix, Monaco, Palais de S.A.S. le Prince, 1998, 206 p.
  • Jacqueline Carpine-Lancre, Albert Ier, 1848-1922, Prince de Monaco, Monaco, EGC, 1998, 32 p.
  • Jacqueline Carpine-Lancre, Thomas Fouilleron, Vincent Vatrican, Luc Verrier, Albert Ier en films, Monaco, Archives audiovisuelles de Monaco, 2014, 96 p.
  • Jacqueline Carpine-Lancre et Luiz Vieira Caldas Saldanha, Dom Carlos I, roi de Portugal ; Albert Ier, prince de Monaco : souverains océanographes, Lisbonne, Fondation Calouste Gulbenkian, 1992
  • Un prince à la chasse. Albert Ier de Monaco, catalogue de l’exposition du Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, 2016.
  • Thomas Fouilleron, Jacqueline Carpine-Lancre, Thomas Blanchy, « Exposition. Un prince explorateur. Albert Ier à la découverte de Madère, 1879-1912 », Annales monégasques, Revue d’histoire de Monaco, 2018, p. 171-203. Articles scientifiques
  • Arnaud Hurel, Thomas Fouilleron, Jacqueline Carpine-Lancre (dir.), « L’œuvre de paix du prince Albert Ier (édition électronique) », Faire la guerre, faire la paix, CTHS, 136e congrès des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011, 2013, 87 p.
  • Jean-Rémy Bézias, « La principauté de Monaco, la Méditerranée et la paix sous le règne du prince Albert Ier (1889-1922) », Du pacifisme à la culture de la paix. Les apports des Peace Studies à la construction de la paix, Cahiers de la Méditerranée, 91, 2015, p. 47-58.
  • Jean-Rémy Bézias, « Albert Ier de Monaco et Bertha von Suttner. Une relation au service de la paix (1900-1914) », dans Les défenseurs de la paix. 1894-1917, Rémy Fabre, Thierry Bonzon, Jean-Michel Giueu, Elisa Marcobelli, et Michel Rapoport, actes du colloque international. Approches actuelles, nouveaux regards, Paris-Est Marne-la-Vallée, Institut historique allemand, 2014, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2018, p. 83-92.
  • Roger Klotz-Villard, « Le prince Albert de Monaco et l'affaire Dreyfus », dans Recherches régionales, no 145, juillet-septembre 1998, p. 63-65
  • François-Xavier Planque, "Un prince de Monaco à Argenton" Hors-série Cercle d'Histoire d'Argenton, 2021, 44 pages (ISBN 9782951611757) - Voyage à travers la France de 1904 en moto Humber

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]