Louis Dalmas

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Louis Dalmas
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Nom de naissance Melchior Louis Marie Dalmas de Polignac
Naissance
Paris
Décès (à 94 ans)
Nationalité Drapeau de France Français
Profession
Activité principale
Autres activités

Louis Dalmas, né le à Paris et mort le [1], est un auteur, photographe et journaliste français, fondateur de l'agence Dalmas.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Melchior Louis Marie Dalmas né à Paris le 1er juin 1920 est le fils de Marie Charles Jean Melchior de Polignac, président directeur des établissements Pommery et membre du Comité international olympique (CIO).

Il épouse, le 4 février 1943 à Paris, Margarete Starkmann décédée en 1961[N 1].

Le 7 avril 1972 il se remarie à Paris avec Ivanka Mikic[N 2], romancière connue sous le nom de Ivanka Mikitch[2]. Personnage paradoxal, il est cousin germain de Rainier de Monaco et militant trotskiste[1].

Il meurt le 3 août 2014 à l'âge de 94 ans.

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

À partir de 1945 Dalmas, sportif accompli, s’essaie à tous les genres et tous les styles de journalisme, de l’Agence France-Presse (AFP) à France-Soir en passant par l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) où il présente quelque temps en 1977 l’émission Cartes sur table avant que Jean-Pierre Elkabbach et Alain Duhamel ne prennent sa suite[3].

Militant trotskiste et résistant durant la Seconde Guerre mondiale, il est le premier à interviewer Tito après la rupture avec l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS)[4]. Son ouvrage Le communisme yougoslave paru en 1950 et préfacé par Jean-Paul Sartre dont il fut secrétaire est issu de cette rencontre[1].

En 1954 il est le premier à filmer un accouchement sans douleur : la naissance du petit Gérard Vergne.

L'agence Dalmas[modifier | modifier le code]

En 1957, il lance l’agence Dalmas qui compte jusqu’à 75 employés et bénéficie du service photo de l’aéroport de Paris-Orly.

Racheté par l'agence Sipa en 1974, le fonds Dalmas compte 5 millions de documents[3].

Fervent défenseur de la cause serbe[5], il fonde en 1996 la revue mensuelle BI (ex-Balkans Info) et la dirige jusqu'à son décès[1].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Louis Delmas (préf. Jean-Paul Sartre), Le communisme yougoslave : depuis la rupture avec Moscou, Terre des hommes, , 220 p. (ASIN B009LKGXBA) Lire en ligne.
  • Louis Dalmas, Les secrets de la médecine moderne : une grande enquête sur les maladies et les dernières découvertes thérapeutiques, Paris, Julliard, , 291 p. (ASIN B00185TLII).
  • Louis Dalmas, La médecine totale, Paris, Éditions Julliard, , 303 p..
  • Louis Dalmas, « Bosnie ce qu'on ne dit pas », Raison garder (Revue de l'institut serbe de Lausanne), no 9,‎ Lire en ligne

Louis Delmas


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. fille de Johann Starkmann et de Helene Bach, née le 9 janvier 1913 à Budapest et morte en novembre 1961 à Nice
  2. fille de Sava Mikic, homme politique et héros de guerre serbe, et de sa femme Ida, née en mai 1932 à Belgrade

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Hommage à Louis Dalmas, un homme qui avait l'élégance des grands esprits », sur ripostelaique.com.
  2. Film documentaire sur Louis Dalmas
  3. a et b Brigitte Ollier, « Dalmas : mort d’un aristo de la photo », Libération,‎ (lire en ligne).
  4. Christophe Nick 2002, p. 352
  5. Le Monde diplomatique Le crépuscule des élites Janvier 2009

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]