Londonistan

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North London Central Mosque (anciennement Finsbury Park Mosque).

Londonistan est le nom donné à la fin des années 1990 par les services secrets français[1], et depuis tombé dans le langage médiatique, aux réseaux islamistes jihadistes, souvent proche d'Al-Qaïda, qui avaient alors pignon sur rue à Londres. Le lieu le plus symbolique est la mosquée de Finsbury Park. Plus généralement, le terme est utilisé par certains politiques d'extrême droite pour désigner la capitale britannique, en raison du nombre élevé de musulmans qui y vivent.[réf. nécessaire]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom est composé d'une fusion de London et du suffixe « istan », présent dans les noms de nombreux pays musulmans comme le Pakistan ou l'Afghanistan, et a provoqué des protestations de la part de ceux qui trouvaient injuste d'identifier ces pays entiers au seul phénomène ultraminoritaire du terrorisme moderne.

Le nom apparaît à la fin du XIXe siècle dans un roman de l'écrivain allemand Karl May intitulé Une visite au pays du diable : souvenirs de voyage (Durch die Wüste/Durchs wilde Kurdistan)[2].

Les réseaux[modifier | modifier le code]

Composé essentiellement de prêcheurs radicaux ayant fait l'apologie des attentats du 11 septembre 2001 ainsi que d'anciens combattants d'Afghanistan, le Londonistan, longtemps toléré par les autorités britanniques serait tombé dans la clandestinité dans les années 2003-2005, peu avant les attentats du 7 juillet 2005 à Londres.

L'importance de ces réseaux, comme dans l'ensemble l'analyse des différents courants de l'islam politique en Angleterre, est restée très controversée.

Pierre Martinet[3] cite Abu Walid, ressortissant saoudien pisté par une équipe destinée à préparer sa neutralisation. Il a été établi que Djamel Beghal, membre de l'organisation Al-Qaïda (Oussama ben Laden) a fréquenté les lieux de prière où il aurait aussi rencontré Abou Qatada[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Martinet 2005, p. 193-196, 211-218.
  2. Karl May, Une visite au pays du diable : souvenirs de voyage (traduit par J. de Rochay), Tours, Alfred Mame et Fils, 1892. Voir extraits pages 218 et 237 sur Gallica.
  3. Martinet 2005, p. 193-218.
  4. Martinet 2005, p. 328-329.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]