Les Lesbiennes dépassent les frontières

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Les lesbiennes dépasent les frontières

Cadre
But Lutte contre l'homophobie, soutien aux lesbiennes exilées
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 2011
Identité
Siège Paris, Drapeau de la France France
Site web www.coordinationlesbienne.org/spip.php?article279Voir et modifier les données sur Wikidata

Les Lesbiennes dépassent les frontières sont un réseau de solidarité avec les lesbiennes exilées et de l'immigration créé en 2011 et basé à Paris, en France. Faina Grossman en est la coordinatrice.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le réseau Les lesbiennes dépassent les frontières est un réseau lesbien et féministe basé sur le principe d'autogestion, créé en 2011[1],[2].

Les activités du réseau ne sont financées que par des dons individuels. Elles ont lieu en français et en anglais, un tiers des lesbiennes réfugiées membres du réseau étant anglophones. Elles sont soutenues par des associations féministes et lesbiennes telles que la Coordination lesbienne en France, la Maison des Femmes de Paris, Cineffable, les Dégommeuses, Bagdam Espace Lesbien[3].

les lesbiennes dépassent les frontières

Faïna Grossman est la co-fondatrice et coordinatrice de l'association[4],[2]. En 2017 Le fonds de dotation féministe et lesbien (LIG)[5] la nomme « Lesbienne d’intérêt général » en hommage à son travail dans l'association[6].

Activités[modifier | modifier le code]

Outre un espace collectif de lien et d'échange, le réseau propose, depuis sa création, une solidarité concrète : hébergement, accompagnement dans les démarches administratives, notamment de demande d'asile, traduction, soutien psychologique.[7]. Les membres du réseau animent une permanence mensuelle à la Maison des Femmes de Paris, le troisième samedi de chaque mois[8], et organisent une fête annuelle au Tango pour célébrer les cultures lesbiennes, faire connaître le réseau, et collecter des fonds[9].

Le réseau Les Lesbiennes dépassent les frontières accompagne les demandeuses d'asile dans la construction de leurs dossiers pour obtenir le statut de réfugiée auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ou les recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), en particulier en aidant à structurer les récits censés « prouver leur lesbianisme »[10].

Le réseau est devenu un safe space pour partager son histoire et s'impliquer, les membres du réseau interviennent ainsi lors de rencontres publiques [11],[12],[13] ou d'émissions radiophoniques[14],[15],[16].

Lesbiennes exilées[modifier | modifier le code]

Le réseau s'adresse aux lesbiennes réfugiées, demandeuses d'asile, ou irrégularisées (sans-papières[7]). Il rassemble des lesbiennes exilées et des lesbiennes solidaires, et lutte contre l'isolement[10]. En 2018, le réseau Les Lesbiennes dépassent les frontières rassemblait 270 lesbiennes dont plus de 160 réfugiées[3]. Dans sa présentation, le réseau part du constat de persécutions des lesbiennes exilées dans leurs pays d'origine :

« Étant lesbiennes, nous sommes en danger dans nos pays, nos régions, nos familles. Nous voulons pouvoir choisir de vivre là où nous nous sentons le plus en sécurité, là où nous pourrons nous reconstruire en espérant vivre, enfin, autonomes et libres[7]. »

Les lesbiennes exilées membres du réseau viennent, entre autres, d'Algérie, Arménie, Burkina Faso, Cameroun, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Géorgie, Guinée, Iran, Kenya, Mali, Maroc, Mauritanie, Nigéria, Ouganda, Russie, Sénégal, Sierra Leone, Tanzanie, Tunisie[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Collectif "Les Lesbiennes dépassent les frontières" - C.L.F. », sur www.coordinationlesbienne.org (consulté le 23 mars 2019)
  2. a et b « Faina Grossmann « European Lesbian* Conference », sur europeanlesbianconference.org (consulté le 23 juin 2019)
  3. a b et c « Zoom sur le réseau de solidarité : Les Lesbiennes dépassent les frontières », sur Jeanne Magazine, (consulté le 23 mars 2019)
  4. « Journée "Portes ouvertes" de l'Ofpra | OFPRA », sur www.ofpra.gouv.fr (consulté le 23 juin 2019)
  5. « Nous connaître », sur LIG (consulté le 23 juin 2019)
  6. « Et la Lesbienne d'Intérêt général de l'année 2017 est... », sur KOMITID, (consulté le 23 juin 2019)
  7. a b et c « Présentation du collectif », sur Réseau pour l'autonomie des femmes réfugiées et exilées, (consulté le 23 mars 2019)
  8. « Réseau Les Lesbiennes dépassent les frontières | Une carte pour orienter les femmes victimes de violences en Île-de-France », sur orientationviolences.hubertine.fr (consulté le 23 mars 2019)
  9. « 17/09 Le réseau « Les Lesbiennes dépassent les frontières » au Tango | Les Bénines d'Apie » (consulté le 23 mars 2019)
  10. a et b « Collectif Les Lesbiennes dépassent les frontières - C.L.F. », sur www.coordinationlesbienne.org (consulté le 23 mars 2019)
  11. Jean-Philippe Cazier, « Politiques LGBT ? : Entretien avec Alix Béranger et Gwen Fauchois », sur DIACRITIK, (consulté le 23 mars 2019)
  12. « Table ronde le 9 mars : « Lesbiennes en exil » – Résistance là-bas, Résistance ici | FIT Une femme un toît » (consulté le 23 mars 2019)
  13. news, « VDF — Les Lesbiennes dépassent les frontières 31 mars 2017 », sur Unidivers, (consulté le 23 mars 2019)
  14. « Merci aux lesbiennes dépassent les frontières », sur Radio rageuses (consulté le 23 mars 2019)
  15. (en) « Gouinement Lundi 4.8 – Exilé-e-s LBT en France et Rroms LGBT en Europe from HomoMicro - Podcast Gay Francophone », sur www.stitcher.com (consulté le 23 mars 2019)
  16. « Mardi 24 avril 2018 : A l’apéro Politique du CICP, « Les Lesbiennes dépassent les Frontières » - Singuliers au Pluriel », sur singuliers-au-pluriel.net (consulté le 23 mars 2019)