Les Délices de Tokyo (roman)

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Les Délices de Tokyo (あん, An?) est un roman de l'écrivain japonais Durian Sukegawa (ja). Il a été publié pour la première fois en 2013 et réédité en 2015 par Poplar Publishing Co, Ltd[1], au Japon. Le livre a été traduit en français par Myriam Dartois-Ako[2] et publié par les éditions Albin Michel[3] en 2016.

Il s'agit du premier roman de l'auteur traduit en français[4]. Il a fait l'objet d'une adaptation au cinéma[4],[5],[6] par la réalisatrice Naomi Kawase en 2015.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Sentarô Tsujii : gérant de Doraharu, échoppe de dorayaki, sa vie est monotone et rythmée par la gestion de la boutique pour le compte de l'épouse du propriétaire, décédé subitement. Embauché par ce dernier à sa sortie de prison, il n'a pas encore fini de rembourser ses dettes à la propriétaire.
  • Tokue Yoshii : vieille dame âgée de 75 ans aux mains déformées et au visage partiellement paralysé. Atteinte de la lèpre à 13 ans, elle a été envoyé loin de sa famille dans un sanatorium, où elle a vécu recluse une grande partie de sa vie.
  • Wakana : collégienne discrète, elle vit seule avec sa mère, qui travaille de nuit et n'a pas beaucoup de ressources. Elle vient rendre visite à Tokue pour s'échapper de son quotidien difficile et se confier.

Résumé[modifier | modifier le code]

Sentarô est le gérant d'une petite boutique de dorayakipâtisseries japonaises à base de an, la pâte de haricots rouges. Sa vie se retrouve bousculée lorsqu'il embauche Tokue, une vieille dame aux mains curieusement déformées qui va lui apprendre à préparer avec beaucoup de soin la pâte de haricots rouges. Peu à peu, les clients affluent en nombre, la boutique ne désemplit plus. Des collégiennes viennent passer une partie de leur temps libre dans l'échoppe de Sentarô et notamment Wakana, discrète jeune fille qui se lie avec Tokue. Mais le physique de la vieille dame a alerté certains clients et son passé de lépreuse refait surface.

La propriétaire de la boutique fait alors son apparition pour forcer Sentarô à renvoyer Tokue. Il tente de la persuader que cela n'est pas nécessaire, mais ayant encore des dettes, Sentarô n'a d'autre choix que de s'exécuter. Tokue quitte la boutique mais les clients sont partis.

Quant à Wakana, malheureuse elle finit par fuguer avec son canari et tente de le confier à Sentarô mais celui-ci ne peut s'en occuper. Ils partent donc tous les deux rendre visite à Tokue, qui avait promis à la jeune fille de le lui garder si elle ne trouvait pas d'autre solution. Ils arrivent donc au sanatorium où vit toujours Tokue. Elle leur présente une de ses amies, fine pâtissière et leur dévoile alors son histoire, son parcours jusqu'au sanatorium et jusqu'à sa rencontre avec Sentarô.

Éditions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Children's book | Poplar publishing Co., Ltd. », sur www.poplar.co.jp (consulté le 18 mars 2016).
  2. « Myriam Dartois-Ako », sur albin-michel.fr (consulté le 18 mars 2016).
  3. « Les Délices de Tokyo », sur albin-michel.fr (consulté le 18 mars 2016).
  4. a et b Ophélie Camélia, « Le roman qui a inspiré le film Les Délices de Tokyo », sur japanlifestyle.fr, (consulté le 18 mars 2016).
  5. Thierry Gandillot, « Les Délices de Tokyo : L'Élégance du haricot rouge », sur lesechos.fr, (consulté le 18 mars 2016).
  6. Jean-Michel Frodon, « Les Délices de Tokyo ou le Miracle des haricots rouges », sur slate.fr, (consulté le 18 mars 2016).
  7. « Prix des lecteurs : tous les lauréats », sur livredepoche.com (consulté le 22 juillet 2018).
  8. Isabel Contreras, « Les prix des lecteurs du Livre du poche pour Durian Sukegawa et R.J. Ellory », sur livreshebdo.fr, (consulté le 22 juillet 2018).
  9. Sandrine Bajos, « Prix des lecteurs : Les Délices de Tokyo et Papillon de nuit primés », sur leparisien.fr, (consulté le 22 juillet 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]