Les Délices de Tokyo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Les Délices de Tokyo (roman).
Les Délices de Tokyo
Titre original An
Réalisation Naomi Kawase
Scénario Naomi Kawase
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Film dramatique
Durée 113 min
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Délices de Tokyo (あん, An?) est un film franco-germano-japonais réalisé par Naomi Kawase sorti en 2015 au Japon.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Tokyo, le patron d'une échoppe de pâtisserie traditionnelle est surpris par l'insistance d'une vieille dame à vouloir travailler à ses côtés...

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Un homme d'environ quarante ans, Sentaro, tient seul une petite boutique de dorayaki qui attire surtout des collégiennes. Elles l'énervent, sauf une qui reste sur sa réserve, Wakana, qui envisage de quitter l'école pour travailler dans sa boutique. Un jour, une vieille dame nommée Tokue se présente, attirée par les cerisiers, l'odeur sucrée, et l'affichette d'offre d'emploi. Elle veut travailler, même pour un tout petit salaire. Le tenancier l'éconduit et lui offre un dorayaki. Elle revient avec un échantillon de sa propre pâte de haricots rouges et continue à admirer les cerisiers en fleurs. Sentaro, qui n'a jamais pu manger entièrement un dorayaki, parce qu'il n'aime pas le sucré et qu'il travaille avec des produits industriels, apprécie enfin.

Tokue confectionne des dorayaki particulièrement délicieux pour les petites crêpes et les haricots rouges confits qui les fourrent. Mais elle est bien vieille (76 ans), bien fragile, bien mal fichue, avec ses deux mains recroquevillées. Sentaro accepte de l'embaucher, mais Tokue impose sa recette, exigeante, longue. Les clients affluent, en redemandent. Wakana et Tokue discutent.

Mais la présence active de Tokue pose problème : la déformation de ses mains, son adresse, tout indique que c'est une ancienne lépreuse, et la propriétaire exige qu'elle parte. Sentaro boit trop, pour oublier. Tokue le remplace une journée entière. La rumeur se répand, la clientèle fuit. Sentaro a pris ce travail alimentaire pour rembourser de grosses dettes : il doit donc obéir. Il lui demande de rentrer chez elle, elle ne reviendra pas. Rien ne s'arrange pour autant.

Enfant unique, pas heureuse chez sa mère, Wakana fugue, avec son canari, et cherche à le placer chez Sentaro, ou chez Tokue. Un bus les dépose à l'entrée du sanatorium, de l'ancienne léproserie, un monde à part, comme un ancien village oublié, zone interdite, rempli de grands arbres, et de vieilles personnes, qui rient, travaillent. Dans une salle commune, qui ressemble à un salon de thé, ils rencontrent Tokue, fatiguée mais heureuse de les revoir, qui leur présente sa vieille amie, aux mains bien plus déformées, experte en gâteaux occidentaux et en pâte de haricots rouges salés aux algues. Tokue remercie Sentaro du temps passé ensemble à la boutique.

Sentaro, qui se sent coupable de ne pas avoir su protéger Tokue, travaille à l'élaboration de nouveaux gâteaux avec Wakana, lorsque la propriétaire apparaît, l'informant que la boutique va être modifiée pour désormais vendre en plus des okonomiyaki faits par son neveu, qui sera le futur patron. Sentaro explique à Tokue dans une lettre comment il en est arrivé à vendre des dorayaki, mais lorsqu'il va lui apporter la lettre avec Wakana, il découvre qu'elle est morte trois jours plus tôt d'une pneumonie. Tokue lui lègue son équipement de cuisine, ainsi qu'une cassette audio d'adieu.

Wakana, en tenue d'écolière, passe devant la boutique en travaux, sans Sentaro, qui a installé son stand dans un parc à l'occasion de hanami, où il s'époumone, avec le sourire, à vendre ses dorayaki.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Remarques[modifier | modifier le code]

  • Le film a été tourné dans la ville de Higashimurayama, préfecture de Tokyo[1], où se trouve le véritable sanatorium Tama Zenshōen pour lépreux.
  • Le titre original du film "An" désigne les haricots rouges confits.
  • Bien que l'exclusion des lépreux en léproserie ait été abolie au Japon en 1996 (date évoquée dans le film), il reste une forme d'exclusion culturelle qu'évoque le film.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]