Le Triomphe de Fondation

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Le Triomphe de Fondation
Auteur David Brin
Genre Science-fiction, Roman
Version originale
Titre original Foundation's Triumph
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original États-Unis
Date de parution originale 1999
Version française
Traducteur Dominique Haas
Lieu de parution France
Éditeur Pocket
Collection Pocket Science-fiction
Date de parution 2000
Type de média Papier
Nombre de pages 450
ISBN 2-266-12316-5
Série Second cycle de Fondation
Chronologie
Précédent Fondation et Chaos Fondation Suivant

Le Triomphe de Fondation est un roman de science-fiction de David Brin paru en 1999, qui s’insère dans l’univers des robots et de Fondation, créé par Isaac Asimov.

Ce roman, constitué de six parties, est le troisième et dernier volume du « second cycle de Fondation » et décrit des évènements qui se déroulent chronologiquement avant la deuxième partie du roman Fondation écrit par Asimov. Brin parvient à y rassembler de nombreux aspects des romans et nouvelles sur l’histoire du futur d’Asimov, en un tout cohérent et compact.

Résumé[modifier | modifier le code]

12068 È.G. — Un an après son procès relaté dans Fondation et Chaos et « Les Psychohistoriens » (Fondation), Hari Seldon vient de terminer les enregistrements holographiques prévus pour les Crises Seldon. Il est désormais accompagné de Kers Kantun, un serviteur personnel.

  1. « Une destinée annoncée » : Hari Seldon rencontre Horis Antic, un mathématicien avec qui il se rend sur Demarchia pour études psychohistoriques. Pendant ce temps, Dors Venabili croise le chemin de Lodovic Trema sur Panucopia, où il lui fournit la tête et le cerveau positronique de R. Giskard Reventlov.
  2. « Un antique fléau » : après avoir découvert qu’ils ont une passagère clandestine en la personne de Jeni Cuicet, Hari et Horis sont constitués prisonniers dans un vaisseau spatial par Mors Planch et la programmeuse Sybyl (introduite par Gregory Benford dans Fondation en péril). De son côté, Daneel Olivaw explicite à son élève R. Zun Lurrin le plan de modification de l’Humanité qu’il avait conçu il y a quarante ans sur Panucopia. En parallèle, Dors Venabili se connecte au cerveau de Giskard et apprend que Daneel n’est pas étranger à l’origine de la Loi Zéro.
  3. « Crimes secrets » : Daneel avoue à Zun Lurrin avoir conspiré pour aider Hari Seldon tout au long de la vie de ce dernier, notamment en ayant recours à Dors Venabili sous ses traits mais également sous ceux d’une enseignante sur la planète natale du Docteur. L’équipe de Sybyl rajeunit biologiquement Hari d’une dizaine d’années, tandis que Jeni est atteinte de fièvre cérébrale et que Kers Kantun se révèle être un robot affecté par Daneel à la sécurité de Seldon. Ailleurs, Dors s’interroge sur la légitimité de l’influence de Giskard et Daneel sur les humains, tant pour l’activation de la machine à radioactivité (voir Les Robots et l'Empire) que pour avoir poussé les premiers Colons à quitter la Terre.
  4. « Un dessein magnifique » : sur Eos, Zun Lurrin observe en compagnie de Daneel un groupe d’humains non mentalistes communiquant entièrement par la pensée à l’aide de robots individuels, mentalistes, eux. Daneel lui explique que ce genre de groupe aurait pu être à l’origine d’une société humaine future. De son côté, Hari Seldon finit par donner l’ordre aux robots qui l’entourent de détruire les archives du temps passé rassemblées par les hommes de métal, après quoi Kers Kantun est tué par un robot ayant pris l’apparence de Gordon Vlimt. Dors, quant à elle, se rend sur Trantor pour pister Hari, et se retrouve nez-à-nez avec Lodovic Trema dans la nébuleuse de Thumartin. À nouveau, Hari subit une opération de rajeunissement, avant de débarquer sur Pengia, un monde robot. Les liens entre les quelques membres humains de l’équipage commencent à se resserrer dans cette atmosphère étouffante.
  5. « Un rendez-vous récurrent » : Daneel explique à Zun que le groupe d’humains sur Eos est à l’origine de « Gaia », une sorte de civilisation fondée sur le partage total des émotions pour tous les êtres vivants d’une planète. Sur Pengia, Mors Planch parvient à libérer ses acolytes et à monter à bord d’un vaisseau dirigé par Gornon Vlim, après avoir laissé Jeni s’enrôler dans le service civil impérial. En orbite, Hari apprend de Gornon l’existence de machines-satellites autour des mondes humains, dotées d’émetteurs mentalistes pour maintenir l’humanité dans un calme relatif. Mais c’est au berceau de l’humanité, sur Terre, que tout le monde pense y trouver ses réponses : Dors et Lodovic cherchent des informations sur la machine à radioactivité de Giskard, Gornon veut présenter une obscure maladie biologique à Hari, une faction du groupe de Lodovic menée par Zorma compte également s’y rendre… Mais également Wanda Seldon et Gaal Dornick.
  6. « Boucler la boucle » Sur Terre, Gornon Vlimt propose à Hari Seldon de se rendre 500 ans dans l’avenir en utilisant une faille spatio-temporelle utilisée il y a bien longtemps par inadvertance pour envoyer un terrien 10 000 ans dans l’avenir (voir Cailloux dans le ciel d’Asimov). Sur place avec sa petite-fille et Gaal Dornick, le Dr Seldon découvre à son grand étonnement que son ami Daneel Olivaw se cache en réalité sous les traits d’un chef terrien. Une bataille entre les factions robotiques d’Olivaw et de Vlimt éclate alors, pendant laquelle Mors Planch et Biron Maserd sont expédiés dans l’avenir. L’incident terminé, Hari se résigne à visiter l’avenir après une longue discussion avec Daneel sur le futur de l’Humanité à travers Galaxia, puis retourne sur Trantor y terminer ses derniers jours, espérant revoir une dernière fois Dors, comme il lui a été promis.

Remarques[modifier | modifier le code]

  • Le Triomphe de Fondation contient en fin d’ouvrage une chronologie de l’univers des robots et de la Fondation, compilée par Attila Torkos en 1998.
  • David Brin a déclaré qu’il pourrait très bien envisager écrire une suite au Triomphe de Fondation, ou qu’un autre auteur pourrait le faire. Il mentionne notamment ce fait dans la postface de cet ouvrage, mais refuse de donner plus de détails. Il a pourtant par la suite fait remarquer qu’il pourrait proposer une petite accroche sur cette idée, ce qu’il a fait sur deux pages de son site Internet en 1999. Ces cours passages sont intitulés Dénouement.