Lampe Berger

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Lampe Berger
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Collection de lampes à catalyse

Type Parfums d'intérieur
Pays d'origine France
Date d'introduction 1902
Marché(s) Monde
Propriétaire(s) actuel(s) Produits Berger SAS
Site officiel lampeberger.fr

Lampe Berger est une marque de lampes à catalyse brûle-parfums du groupe Produits Berger SAS, qui conçoit, fabrique et commercialise des parfums d'intérieur. La lampe Berger était destinée à l'origine à « purifier l'air ambiant des hôpitaux » en 1898.

La lampe à catalyse brûle-parfums[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le principe de désinfection de l'atmosphère est fondé sur l'utilisation de la combustion catalytique[à définir]. Ce procédé a été découvert par les chimistes Justus von Liebig et Charles Gerhardt[1]. Maurice Berger, préparateur en pharmacie, met au point sa lampe et dépose le brevet le . Appelée à l'origine « diffuseur fumivore hygiénique », cette invention fondée sur la combustion catalytique d'essences devait servir à assainir l'air ambiant de locaux nécessitant une hygiène permanente comme les hôpitaux ou les morgues[2]. Sa commercialisation débute vers 1902 dans quelques pharmacies parisiennes avant que Maurice Berger n'ouvre sa boutique en 1910 au 18 rue Duphot à Paris.

Les années 1930 voient l'essor de Lampe Berger, notamment grâce aux collaborations de la marque avec des manufactures renommées – cristalleries Baccarat et Saint-Louis, porcelaine de Limoges, faïencerie Fourmaintraux – et avec de grands créateurs comme Émile Gallé ou René Lalique. Appréciée de Colette, de Jean Cocteau et de Pablo Picasso, la lampe Berger, à l'origine objet utilitaire, puis objet de décoration intérieure, est devenue objet de collection. C'est également à cette époque que Lampe Berger développe les parfums, apportant ainsi une dimension plaisir additionnelle au côté fonctionnel de la lampe.

Les lampes en céramique font leur apparition vers 1950. Elles permettent une plus large palette d'expression et de créativité. Lampe Berger s'entoure notamment du porcelainier Camille Tharaud et du décorateur Paul Bocquillon pour réaliser des lampes peintes à la main.

À partir des années 1960 la production s'industrialise progressivement, réservant la fabrication artisanale à quelques modèles d'exception. En 1970, avec de nouvelles formes et couleurs, la lampe Berger redevient un objet de décoration. La marque élargit sa gamme à partir des années 1980 avec des modèles originaux conservant un certain classicisme et des hommages aux modèles d'antan.

À partir des années 2000, la marque collabore avec de grands designers et de jeunes talents du design, issus d'horizons différents - design industriel, flacon de parfum, mobilier intérieur - et de grands verriers et porcelainiers. Dans le domaine du parfum, Lampe Berger travaille avec des maîtres-parfumeurs français.[réf. nécessaire]

Utilisation[modifier | modifier le code]

La lampe se compose d'un corps de lampe, d'un brûleur catalytique avec mèche, d'une monture et d'un éteignoir. Pour faire fonctionner la lampe, il faut verser le parfum de maison (mélange d'eau, d'isopropanol, et de concentré de parfum) dans la lampe et mettre le brûleur. La mèche du brûleur va alors s'imprégner du parfum qui remonte par capillarité jusqu'au catalyseur du brûleur. Il faut alors allumer le brûleur, attendre deux minutes que la flamme réduise, puis souffler dessus et mettre la monture. Cette dernière permet une action optimisée de la lampe et une protection du contact direct peau - brûleur. Le catalyseur du brûleur, en métal noble, dont la température atteint environ 500°C, attire et oxyde les molécules malodorantes[Quoi ?]. Il empêche la recombinaison de ces molécules et préserve la qualité des produits émis dans l'air. La zone centrale, en céramique, dont la température atteint 200°C, permet la diffusion du parfum tout en préservant la qualité des notes olfactives. L'air ambiant s'en trouve ainsi purifié et parfumé (20 minutes de fonctionnement pour plusieurs heures de parfumage). Pour éteindre la lampe, il faut retirer avec précaution la monture et mettre l'éteignoir.

Controverse sur la dangerosité de la combustion[modifier | modifier le code]

La lampe Berger peut être utilisée avec de l'alcool isopropylique neutre ou additionné de parfums.

Dans ce second cas, le magazine Que choisir, dans une étude de septembre 2008 basée sur un test des substances rejetées par les désodorisants d'intérieur, constate, dans des conditions non documentées, le rejet de benzène, un hydrocarbure cancérigène[3].

Objet de collection[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, l'association Cercle des collectionneurs de Lampe Berger (CCLB) regroupe des passionnés de cette marque[4].

Le groupe Produits Berger[modifier | modifier le code]

En 1970 l’entreprise est reprise par Marcel Auvray, qui l'installe à Bourgtheroulde-Infreville dans l'Eure. Après un premier MBO en 1996, elle est détenue en 2003 par un groupe d'actionnaires autour de Barclays Private Equity France et de L Capital[5]. Après un deuxième MBO en 2007, le groupe est repris par Banexi Capital Partenaires, filiale de BNP Paribas[2]. En 2013, le capital est constitué de fonds d'investissements français (Azulis, CM-CIC, Axa capital) à hauteur de 51 %, le reste étant détenu par une vingtaine d'actionnaires, les salariés et la famille Auvray[6].

Labellisé Entreprise du patrimoine vivant depuis janvier 2015, le groupe Produits Berger, dont le siège d'exploitation et l'usine sont en Normandie à Bourgtheroulde-Infreville, est présent à l'international - 56 pays - et comptait plus de 7000 points de vente en 2012[6].

En 2015, le site de production employait environ 150 personnes, pour un chiffre d'affaires de 42 millions d'Euros[2].

Autres produits du groupe[modifier | modifier le code]

L'offre de lampes à catalyse et de parfums de maison est complétée par une gamme d'accessoires de décoration, diffuseurs de voiture, sprays et autres produits parfumants.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « La lampe Berger et le cristal » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  2. a, b et c Dominique Aubin, « Le fonds Banexi prend le contrôle des lampes Berger », Les Échos,‎ (consulté le 18 octobre 2016)
  3. Que choisir n°462, septembre 2008, p. 26-31
  4. Site du CCLB
  5. Lampe Berger sur L Capital
  6. a et b Sébastien Colle, « Lampe Berger : Fort développement à l'international », sur www.journaldesentreprises.com, Le Journal des entreprises,‎ (consulté le 18 octobre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]