La Ruchère

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La Ruchère en Chartreuse
Image illustrative de l’article La Ruchère
La Ruchère en Chartreuse
Altitude 1 165 m
Massif Massif de la Chartreuse (Alpes)
Coordonnées 45° 24′ 33″ nord, 5° 47′ 49″ est[1]
PaysDrapeau de la France France
ValléeVallée du Guiers
(ouest)
Vallée du Guiers
(est)
Ascension depuisSaint-Christophe-sur-Guiers Saint-Pierre-d'Entremont
Déclivité moy.7,3 % 5,3 %
Déclivité max.14 % 14 %
Kilométrage10,3 km 9,7 km
AccèsD 520c - D 102a D 520c - D 102a

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
La Ruchère

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
La Ruchère

La Ruchère est une ancienne commune rattachée en 1794 à Saint-Christophe-sur-Guiers (Isère). Elle est située sur l'arête occidentale du massif de la Chartreuse.

Le village[modifier | modifier le code]

Le village

Depuis Saint-Laurent-du-Pont (Isère) ou Les Échelles (Savoie), on accède à La Ruchère par le Pas du Frou, dont la route en encorbellement domine le cours du tumultueux Guiers Vif. Ce petit village de moyenne montagne voit ses habitations s'étirer le long d'une route en lacets entre son église (895 m) et le Centre de Ski nordique (1 165 m). Si les activités estivales sont partagées entre la sylviculture et les loisirs verts, l'arrivée des premières neiges voit se mettre en place une économie entièrement axée sur l'exploitation du domaine de ski nordique.

En 1793, avant son rattachement à Saint-Christophe-sur-Guiers, la Ruchère est peuplée de 254 habitants[2].

La station[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Le centre de ski nordique développe 35 km de pistes balisées, damées en classique et skating. Il comporte également 4 itinéraires raquettes balisés sur 32 km. Il est animé par des professionnels de la montagne dont un moniteur pisteur secouriste. La randonnée à raquettes ou le ski de randonnée hors pistes balisées y sont possibles sur les pentes du Petit Som, le point culminant (1 770 m).

Cyclisme[modifier | modifier le code]

La Ruchère fut le théâtre d'une étape du Tour de France 1984, entre Les Échelles et La Ruchère lors d'un contre-la-montre. L'ascension fut classée Hors catégorie, et à ce jour, elle reste l'ascension classée à ce niveau la moins élevée en altitude de l'histoire du Tour.

Spéléologie[modifier | modifier le code]

Situé à dix minutes de marche du centre de ski nordique s'ouvre une cavité importante. Le gouffre Marco Polo[N 1] (1 135 m) déroule ses méandres interminables jusqu'au collecteur plongé en 1989. La profondeur atteinte est de 530 m pour 5215 mètres de développement[3],[4],[5]. L'exsurgence du synclinal de La Ruchère est la grotte du Jallier[N 2] située dans le lit du Guiers Vif à 488 mètres d'altitude[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le gouffre Marco Polo a pour coordonnées 45° 24′ 35″ N, 5° 47′ 36″ E.
  2. La grotte du Jallier a pour coordonnées 45° 25′ 23″ N, 5° 48′ 52″ E.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartes IGN consultées sur Géoportail.
  2. « La Ruchere - Notice Communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 21 octobre 2017)
  3. Lucien Chabert, Gilbert Bohec (respons. publication) et Baudouin Lismonde (respons. publication), Fédération française de spéléologie, « Gouffre Marco Polo », Scialet : bulletin du CDS de l'Isère, Grenoble, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, no 6,‎ , p. 51-54 (ISSN 0336-0326, lire en ligne [PDF]).
  4. Bernard Faure, François Charpentier, Gilbert Bohec (respons. publication) et Baudouin Lismonde (respons. publication), Fédération française de spéléologie, « Gouffre Marco Polo », Scialet : bulletin du CDS de l'Isère, Grenoble, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, no 8,‎ , p. 54-64 (ISSN 0336-0326, lire en ligne [PDF]).
  5. Frédéric Poggia et Baudouin Lismonde (responsable publication), Fédération française de spéléologie, « Plongées régionales », Scialet : bulletin du CDS de l'Isère, Grenoble, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, no 18,‎ , p. 103 (ISSN 0336-0326).
  6. Bernard Faure et Baudouin Lismonde (respons. publication), Fédération française de spéléologie, « Grotte du Jallier », Scialet : bulletin du CDS de l'Isère, Grenoble, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, no 9,‎ , p. 50-54 (ISSN 0336-0326, lire en ligne [PDF]).