L'Étreinte du serpent

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L'Étreinte du serpent
Titre original El abrazo de la serpiente
Réalisation Ciro Guerra
Scénario Ciro Guerra
Jacques Toulemonde Vidal
Pays d’origine Drapeau de la Colombie Colombie
Drapeau de l'Argentine Argentine
Drapeau du Venezuela Venezuela
Genre drame, aventure
Durée 125 minutes
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Étreinte du serpent (El abrazo de la serpiente) est un film dramatique et d'aventure réalisé en coproduction colombienne, argentine et vénézuélienne par Ciro Guerra et sorti en 2015.

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes 2015, il sort sur les écrans français le .

Le film est sélectionné comme entrée colombienne pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère de la 88e cérémonie des Oscars, en février 2016[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Karamakate, chaman amazonien et dernier survivant de sa tribu, rencontre à quarante ans d’intervalle deux explorateurs à la recherche de la yakruna, une plante légendaire qui pousse sur l'hévéa.

1909, Theodor Koch-Grünberg, atteint de malaria, recherche l'aide de Karamakate pour le soigner. Il n'y a que la yakruna qui puisse le guérir. Le chaman accepte à condition de retrouver les membres de sa tribu qui ont été exterminés par l'armée colombienne.

1940, Richard Evans Schultes veut retrouver la plante décrite par Theodor Koch-Grünberg qui peut guérir une maladie qui atteint les cultures d'hévéa, car en pleine guerre, la demande de caoutchouc de qualité est grande. Karamakate accepte de chercher la yakruna qui permettrait à l'ethnobotaniste d'apprendre à rêver. Le chaman espère que cette quête va le faire sortir de son état de chullachaqui[2].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le film est basé sur les journaux de l'ethnologue et explorateur allemand Theodor Koch-Grünberg (1872-1924), et des ouvrages du naturaliste Carl Friedrich Philipp von Martius (1794-1868) et de l'ethnobotaniste américain Richard Evans Schultes (1915-2001)[5].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

En France, l'accueil critique est très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,1/5, et des critiques spectateurs à 4,2/5[6].

Pour Jean-Claude Raspiengeas, dans La Croix,

« […] premier film de fiction colombien ayant pour personnage principal un Indien, L’Étreinte du serpent est aussi le premier film raconté du point de vue des autochtones. Il traduit une notion du temps que nous ne connaissons pas[5]. »

Pour Didier Péron, dans Libération :

« Les deux récits entrelacés correspondent à une même quête pour trouver de la yakruna, une plante rare qui agit sur les rêves, soignant le corps et l’esprit mais toujours selon une dualité remède-poison qui recoupe les sentiments mitigés quant à cette nature faussement vierge, entre paradis émeraude ou trou noir de l’enfer[4]. »

Prix[modifier | modifier le code]

2015[modifier | modifier le code]

2016[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 9 Foreign language films advance in Oscar® race sur le site des Oscars, 17 décembre 2015
  2. Le chullachaqui est, pour le chaman du film, un esprit de la forêt, double creux et vide d'un être vivant, n'ayant aucun souvenir.
  3. Plus quelques plans oniriques en couleurs.
  4. a et b « “El abrazo de la serpiente”, Amazone interdite » sur next.liberation.fr, le 17 mai 2015.
  5. a et b « “L’Étreinte du serpent”, tristes tropiques et survie de l’humanité » sur le site de La Croix, 22 décembre 2015.
  6. « L'Étreinte du serpent », sur Allociné (consulté le 22 septembre 2017).
  7. (en) « 2016 Announces Feature Film Awards », Sundance Institute, (consulté le 29 janvier 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]