Kyoto (roman)

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Kyōto
Auteur Yasunari Kawabata
Pays Drapeau du Japon Japon
Préface Nicole chardaire
Genre Roman
Version originale
Langue japonais
Titre Koto (古都?)
Date de parution 1962
Version française
Traducteur Philippe Pons
Éditeur Albin Michel
Lieu de parution Paris
Date de parution 1971
Nombre de pages 255

Kyōto (古都, Koto?) est un roman de l'écrivain japonais Yasunari Kawabata, paru au Japon en 1962.

L'auteur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Yasunari Kawabata.

Né à Osaka en 1899, Yasunari Kawabata est un écrivain japonais, auteur de romans et de nouvelles. Ses œuvres : Pays de neige (1935-1947), Le Grondement de la montagne (1954), Les Belles Endormies (1960-1961) et Tristesse et Beauté (1965), appartiennent au patrimoine universel de la littérature[1],[2]. En 1968, Kawabata devient le premier écrivain asiatique récipiendaire du prix Nobel de littérature[3]. En avril 1972, dans sa demeure de Zushi (préfecture de Kanagawa), il se retire définitivement du monde, à l'âge de 72 ans[4].

Le roman[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, Yasunari Kawabata publie Les Belles Endormies et, installé à Kyoto, écrit un court roman dont l'action se déroule dans l'ancienne capitale impériale[5]. Cette œuvre paraît en 1962 avec pour titre : Koto (古都?, litt. « ancienne capitale »)[6]. En 1971, elle est éditée en français par les éditions Albin Michel dans une traduction de Philippe Pons[7].

Résumé[modifier | modifier le code]

Naeko, une jeune femme qui vit à la campagne, retrouve par hasard, dans la ville de Kyoto, lors de la fête traditionnelle Gion Matsuri, sa sœur jumelle : Chieko. Ces retrouvailles sont l'occasion d'une déambulation dans le temps et l'espace de l'ancienne capitale japonaise, et d'une confrontation entre le Pays du Soleil levant des traditions ancestrales et le Japon qui se développe à l'école de la modernité occidentale. Ces deux faces d'un même pays sont-elles conciliables[8] ?

Critique[modifier | modifier le code]

Pour Nicolas Gattig, du Japan Times, le roman de Kawabata est une « méditation élégiaque à propos du patrimoine culturel de Kyoto » ; se déroulant sur plusieurs mois, du printemps jusqu'à l'hiver, il « semble plus peint qu'écrit »[9]. Jean Montenot, de L'Express, soutient que le livre de Kawabata est une œuvre politique. Sur le fond d'une « intrigue romanesque à la Balzac », il s'agit d'un « réquisitoire à charge contre la civilisation industrielle commencée sous l'ère Meiji »[10]. Cependant, selon Nicole chardaire, spécialiste en littérature, l'« essentiel du roman de Kawabata est encore ailleurs. Dans l'évocation sans cesse renouvelée de la nature, des arbres, des fleurs, des parfums, des couleurs... Kawabata exprime avec Kyōto le plus délicat des hommages à la beauté, à l'élégance, à la délicatesse, à l'harmonie »[4].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le roman de Kawabata a été adapté au cinéma par trois réalisateurs japonais :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pons 1987, p. 1-2.
  2. Brigitte Lefevre, « Relire Kawabata au XXIe siècle », Centre d'études en civilisations, langues et littératures ètrangères (consulté le 27 novembre 2016).
  3. F rançoise Estèbe et Nathalie Salles, « Yasunari Kawabata (1899-1972) », sur France Culture, (consulté le 27 novembre 2016).
  4. a et b Pons 1987, p. 1.
  5. Le Temps, « « Kyōto » sur les traces de Kawabata », sur LeTemps.ch, (consulté le 27 novembre 2016).
  6. Pons 1987, p. 2.
  7. Yasunari Kawabata (trad. Philippe Pons), Kyōto [« 古都 »], Paris, Albin Michel,‎ (1re éd. 1962), 255 p. (OCLC 420432140).
  8. (en) John Dougill (préf. Donald Richie), Kyoto : a cultural and literary history [« Kyōto : une histoire culturelle et littéraire »], Oxford, Andrews UK Limited, coll. « Cities of the imagination. », (1re éd. 2005), 300 p. (ISBN 9781909930285), p. 269.
  9. (en) Nicolas Gattig, « Yasunari Kawabata meditates on nature and Westernization in « The Old Capital » » [« Dans Kyōto, Yasunari Kawabata médite sur la nature et l'occidentalisation »], The Japan Times, (consulté le 27 novembre 2016).
  10. Jean Montenot, « Kawabata Yasunari », L'Express, (consulté le 27 novembre 2016).
  11. Koto sur Allociné.
  12. (en) Koto sur l’Internet Movie Database.
  13. (en) Koto sur l’Internet Movie Database.
  14. (en) Koto sur l’Internet Movie Database.

À voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Yasunari Kawabata (trad. Philippe Pons, préf. Nicole chardaire), Kyōto [« 古都 »], Paris, Albin Michel, coll. « Le livre de poche »,‎ (1re éd. 1962), 188 p. (ISBN 225304153X, OCLC 222411054).Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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