Khristo Botev

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Khristo Botev
Hristo-Botev-circa-1875.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 28 ans)
Vrachanski (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Христо Ботьов ПетковVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Bulgare
Activités
Père
Botyo Petkov (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Ivanka Boteva (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Kyril Botev (d)
Boyan Botev (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Veneta Boteva (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Influencé par
Œuvres principales
La Pendaison de Vasil Levski (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Khristo Botev.
Maison de famille de Botev à Kalofer.

Khristo Botev (en bulgare Христо Ботев) est un poète bulgare né le et mort le .

Il est considéré comme héros national et l'anniversaire de sa mort est célébré chaque année.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

Khristo Botev est né le 6 janvier 1848 à Kalofer (Bulgarie). De 1854 à 1858, il étudie à Karlovo, dans l'école où son père enseigne. Plus tard, il revient à Kalofer où il continue d'abord son éducation sous la direction de son père puis en juin 1863 à l'école, allant jusqu'à la troisième classe. En octobre de la même année, avec l'aide de Naïden Gerov, il part en Russie où il s'inscrit comme étudiant privé dans le Second lycée d'Odessa. Là-bas, il fait connaissance avec la littérature russe.

Émigration en Roumanie[modifier | modifier le code]

Le 11 mai Khristo Botev prononce un discours enflammé sur les deux frères Cyrille et Méthode. En 1867, il est contraint de quitter Kalofer pour émigrer en Roumanie. À Brăila, il travaille avec Dimitar Panichkov pour le journal L'aube du Danube. Au milieu de l'émigration révolutionnaire bulgare, il se rapproche de Hadzhi Dimitar et de Stefan Karadja.

En été 1867, il devient membre de la troupe (чета, tcheta) de Gelio Voïvoda, dans laquelle il occupe le poste de secrétaire. C'est à ce moment-là, qu'il écrit le poème Na proshtavane (Adieu !). Pour différentes raisons, la troupe ne passera jamais en Bulgarie pour aller combattre.

En septembre, Khristo Botev s'inscrit dans l'école de médecine de Bucarest, laquelle il est contraint de quitter rapidement pour des raisons financières. Les temps sont durs pour Hristo : il est obligé de vivre dans un moulin abandonné en périphérie de Bucarest. Son colocataire n'est autre que Vassil Levski. Khristo restera marqué par la capacité de l'apôtre à surmonter les difficultés.

En février 1869, il devient instituteur à Alexandria. En août, il part en tant qu'instituteur à Izmaïl, où il restera jusqu'en mai 1871. Pendant les prochaines années, il voyage de ville en ville. À Galaţi, il rencontre le révolutionnaire russe N. F. Meledine et entretient de nombreux contacts avec les cercles révolutionnaires d'Odessa.

Le 10 juin 1871, il publie son premier journal La Parole de émigrants bulgares. En octobre, il participe à la réunion annuelle de l'association du livre bulgare.

En avril 1872, il est accusé d'activités révolutionnaires et de conspiration et emprisonné. Mais il est très vite relâché grâce au soutien de Levski et Karavelov.

Khristo travaille alors en tant qu'imprimeur pour Karavelov. Il écrit également dans le journal Liberté, qui changera de nom pour Indépendance. Plus tard, il travaille en tant qu'associé et rédacteur conjoint de l'organe révolutionnaire.

Le 1er mai, il publie le journal satirique Réveil.

Le 20-21 août, il participe à la réunion de CCRB et continue plus tard à travailler en tant que nouveau secrétaire. Le mois suivant, il devient professeur à l'école bulgare de Bucarest.

En juillet 1875, il se marie avec Veneta et leur témoin de mariage est Gueorgui Stranski. Le 13 avril 1876, naît leur fille Ivana.

Le 5 mai 1875, Hristo débute la publication du journal Nouvelle Bulgarie.

Activités révolutionnaires, commandant de troupe, mort[modifier | modifier le code]

En 1875, après le début de l'insurrection en Bosnie-Herzégovine, le CCRB (Comité Central Révolutionnaire Bulgare) sous le commandement de Botev commence les préparations d'une insurrection en Bulgarie aussi. Dans ce but, Khristo Botev se rend en Russie afin de collecter des fonds, des armes et pour ramener le voïvode Filip Totyu.

Entre-temps éclate l'insurrection bulgare d'avril 1876 : mal préparée et ayant commencé trop tôt, l'insurrection est écrasée par les Ottomans. Cela conduit à la démission de Botev de son poste de chef du CCRB (Comité central révolutionnaire bulgare), ainsi qu'à la dissolution de l'organisation.

Botev n'arrête pas pour autant ces activités révolutionnaires. Après la création du Comité Révolutionnaire de Giurgiu, il prend contact avec ses membres. En mai 1876, il commence la rédaction du dernier numéro de son journal Nouvelle Bulgarie, dont il ne réussira à publier qu'un seul exemplaire.

En mai 1876, à la suite des dernières nouvelles de l'insurrection d'avril, Botev organise une troupe (чета, tcheta). Le 16 mai, à la tête de cette troupe, Botev embarque à Giurgiu sur le bateau Radetski. Afin de pouvoir monter à bord, Botev et sa troupe se font passer pour de simples ouvriers et cachent leurs armes et uniformes dans de grandes malles qui sont censées contenir des instruments de travail. Le 17 mai, Botev dévoile la vraie nature de la mission au capitaine du bateau et lui ordonne de s'arrêter sur les côtes bulgares du Danube à Kozlodouï.

À partir de Kozlodouï, la troupe se dirige vers le Grand Balkan, en passant par une dizaine de villages bulgares. Peu de Bulgares se joignent à la troupe malgré l'attente de celle-ci. La troupe combat alors à plusieurs reprises les soldats ottomans.

Le 1er juin (20 mai), la troupe engage la dernière bataille. Botev périt ce jour, tué au combat sur le mont Okolchiza.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Titre original Translittération Traduction
Майце си Maytze si À ma mère
Към брата си Kam brata si À mon frère
Елегия Elegía Élégie
Делба Delba Division
До моето първо либе Do moeto parvo libe À mon premier amour
На прощаване в 1868 г. Na proshtavane v 1868 Adieu ! (1868)
Хайдути Hayduti Hayduk
Пристанала Pristanala Fugues
Борба Borba Lutte
Странник Strannik Étranger
Ней Ney À Elle
Патриот Patriot Patriote
Защо не съм...? Zashto ne sam...? Pourquoi ne suis-je pas...?
Послание (на св. Търновски) Poslanie (na sveti Tarnovski) Épitre (à l'évêque de Turnovo)
Хаджи Димитър Haji Dimitar Hadji Dimitar
В механата V mehanata À la taverne
Моята молитва Moyata molitva Ma prière
Зададе се облак темен Zadade se oblak temen Une nuit obscure vient
Обесването на Васил Левски Obesvaneto na Vasil Levski La pendaison de Vasil Levski

Extrait d'un des poèmes

Hadji Dimiter[1]

Là-bas dans le Balkan, il est toujours vivant.
Mais il gît et gémit, il est couvert de sang ;
Sa poitrine est percée d'une affreuse blessure.
Frappé dans sa jeunesse, il vit, notre héros.

Hommages[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative au 28 rue La Boétie à Paris.
  • une plaque en hommage à Khristo Botev est apposée sur la façade de l'Espace Culturel Bulgare situé 28 rue La Boétie à Paris[2].

Littérature[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Todor Mitev, Xristo Botev i negovoto vreme (Khristo Botev et son époque), texte de 1954, édité par l’auteur en 1993[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tombé dans un combat au sommet de Stara-Planina, mais le peuple n'a pas voulu croire à sa mort et, d'après la légende, il continue de vivre. Ce poème est pour ainsi dire le précurseur du propre sort de Christo Botev qui a péri dans le combat sur le mont « Vola » le 2 juin 1876. (Traduction - poétisation : Paul Éluard. Éditeurs français réunis)
  2. http://www.ccbulgarie.com
  3. BNF : notice.
  4. Frank Mintz, Évocation libertaire de Khristo Botev, RA.forum, note 15.

Liens externes[modifier | modifier le code]