Karla Homolka

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Karla Homolka
Nom de naissance Karla Homolka
Alias
Barbie, Leanne Bordelais, Émilie Bordelais
Naissance (47 ans)
Port Credit, Ontario, Canada
Nationalité Drapeau : Canada Canadienne
Pays de résidence Canada en 2016[1]
Diplôme
Diplôme d'étude secondaire
Profession
Professeure dans une école de Guadeloupe, Aide dans une clinique vétérinaire
Conjoint
Thierry Bordelais[1]
Famille
Trois enfants (2 garçons et une fille)[1]

Karla Leanne Teale (née Karla Homolka le à Port Credit dans l'Ontario au Canada) est l'ex-épouse et la complice du tueur en série Paul Bernardo. Ils furent surnommés « Ken et Barbie ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle étudia à l'école secondaire Sir Winston Churchill à Saint Catharines, Ontario, où elle emménagea lorsqu'elle était enfant. Après ses études secondaires, elle travailla dans une clinique vétérinaire et, en , elle rencontra Paul Bernardo à une convention de l'industrie animalière à Toronto.

Elle fut hospitalisée en 1993 à la suite des mauvais traitements infligés par son mari. La police découvrira peu après que Bernardo est le « violeur de Scarborough », en analysant des échantillons de substances corporelles prélevés sur Bernardo vingt-six mois auparavant. Une expertise psychiatrique, conduite peu après que Homolka eut avoué le rôle du couple dans les meurtres des adolescentes French et Mahaffy, révèle un état psychique dégradé.

Après avoir collaboré avec les autorités dans la poursuite de Bernardo, et avoir purgé une peine de 12 ans pour homicide involontaire coupable, obtenue dans le cadre de son enquête avec les autorités, elle fut libérée le . Sa responsabilité dans la mort de plusieurs jeunes filles (dont sa propre jeune sœur Tammy Homolka, droguée puis violée) tuées par Bernardo est avérée. Pour cette raison, sa libération cause maintes inquiétudes parmi la population, malgré les assurances des autorités[2].

Pendant une entrevue avec la chaîne Radio-Canada à peine deux heures après sa sortie de prison, Homolka a dit « Souvent je pleure. Je n'arrive pas à me pardonner. Je pense à ce que j'ai fait, puis je pense que je ne mérite pas d'être heureuse à cause de ça ». Elle a dit aussi qu'elle voulait refaire sa vie au Québec et en français, parce qu'elle a été injustement traitée par les médias au Canada anglophone.

La libération de Homolka a entraîné des discussions sur le rétablissement de la peine de mort au Canada. Elle constitue un exemple souvent cité par ses défenseurs dans la presse écrite et sur les tribunes populaires[3].

En 2006, un film proposant une biographie romancée de sa vie a été diffusée sur les écrans nord-américains[4].

« Je ne veux pas être traquée. Je ne veux pas que le monde pense que je suis quelqu'un de dangereux qui va faire quelque chose à leurs enfants », a-t-elle dit pour expliquer sa décision d'accorder l'entrevue exclusive au Téléjournal / Le Point.

Disparue de l'espace public depuis 2007, Karla Homolka aurait été retrouvée en mai 2012 en Guadeloupe par la journaliste Paula Todd. Elle porte le nom de Leanne Bordelais et serait mère de trois enfants dont le père est Thierry Bordelais, le frère de son avocate à l'époque des meurtres. Ils ont vécu ensemble dans une région éloignée de la Guadeloupe[1].

En avril 2016, on apprend qu'elle a acquis en 2014 une maison à Châteauguay au Québec, ses enfants y étant scolarisés[5].

En mai 2017, elle est au cœur d'une controverse alors qu'elle aurait fait du bénévolat au sein de l'école Académie adventiste Greaves, où étudient ses enfants. Cette école est une vieille constitution religieuse datant de 1899. C'est alors que plusieurs parents ont été apeurés par le fait que Karla Homolka soit en contact avec leurs enfants à l'école même si ce n'était que pour des fins de bénévolat. La haute direction de l'école est alors intervenue par la voix des réseaux sociaux pour remettre les pendules à l'heure. Karla Homolka a été relevée de ses fonctions de bénévole à l'école de ses enfants par les dirigeants. C'était dans l'illégalité des règles de l'école qu'elle faisait du bénévolat. Par ce fait même, l'école interdit tout personne avec un casier judiciaire à faire du bénévolat pour l'école. Cette institution religieuse est donc revenue sur sa décision de laisser l'ex-multi-co-meurtrière à faire du bénévolat

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Octobre 1987 : première rencontre à Toronto de Paul Bernardo et Karla Homolka.
  •  : meurtre de Tammy, 15 ans, la sœur de Karla. L'adolescente a été droguée et violée par le couple avant de mourir, étouffée par ses vomissures.
  •  : meurtre de Leslie Mahaffy, 14 ans. L'adolescente a été enlevée par Bernardo, violée à répétition et étranglée avec un fil électrique. Son corps fut débité en morceaux, coulé dans du ciment et jeté au fond du lac Gibson.
  •  : mariage de Paul Bernardo et Karla Homolka. Découverte du corps de Leslie Mahaffy.
  •  : meurtre de Kristen French, 15 ans. Comme Leslie Mahaffy, Kristen French a été enlevée, droguée et violée à répétition avant d'être étranglée par Bernardo.
  •  : Karla Homolka, victime de violences domestiques, est admise à l'hôpital général de Saint Catharines.
  •  : à la suite de son accord avec le procureur, Homolka est condamnée à une peine totale de 12 ans de prison.
  • Printemps 1994 : Homolka et Bernardo sont officiellement divorcés.
  •  : Karla Homolka est libérée après avoir purgé la totalité de sa peine.
  •  : elle donne naissance à un garçon.
  • En 2007 : elle disparaît de la circulation au Canada.
  • Entre 2007 et 2012 : elle donne naissance à une petite fille et un autre garçon.
  •  : elle est retrouvée par une journaliste et habite désormais en Guadeloupe dans les Antilles françaises sous le nom de Leanne Bordelais.
  •  : Karla Homolka vit à Châteauguay[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Agence QMI, « Karla Homolka serait mère de trois enfants », TVA nouvelles,‎ (lire en ligne).
  2. La libération d'Homolka a été planifiée dans les moindres détails.
  3. Dépêche de presse du 15 juin 2005- Presse Canadienne.
  4. http://www.ledevoir.com/2006/01/17/99884.html.
  5. « Karla Homolka installée à Châteauguay | Philippe Teisceira-Lessard | Actualités », sur La Presse (consulté le 19 avril 2016).
  6. Karla Homolka vit à Châteauguay depuis deux ans, des parents furieux d'avoir été tenu en dehors du secret, journaldemontreal.com du 19 avril 2016.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]