Karla Homolka

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Karla Homolka
Nom de naissance Karla Homolka
Alias
Barbie, Leanne Bordelais, Émilie Bordelais
Naissance (48 ans)
Port Credit, Ontario, Canada
Nationalité Drapeau : Canada Canadienne
Pays de résidence Canada en 2016[1]
Diplôme
Diplôme d'étude secondaire
Profession
Professeure dans une école de Guadeloupe, Aide dans une clinique vétérinaire
Conjoint
Paul Bernardo
Famille
Trois enfants (2 garçons et une fille)[1]

Karla Leanne Teale (née Karla Homolka le à Port Credit dans l'Ontario au Canada) est l'ex-épouse et la complice du tueur en série Paul Bernardo. Ils furent surnommés « Ken et Barbie ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle étudie à l'école secondaire Sir Winston Churchill à Saint Catharines, Ontario, où elle emménage lorsqu'elle est enfant. Après ses études secondaires, elle travaille dans une clinique vétérinaire et, en , rencontre Paul Bernardo à une convention de l'industrie animalière à Toronto.

Meurtres en série (1990-1993)[modifier | modifier le code]

Le 24 décembre 1990 la petite sœur de Karla, Tammy Homolka, alors âgée de quinze ans, est droguée et violée par le couple avant de mourir, étouffée par ses vomissures. Le 5 juin de l'année suivante, c'est au tour de Leslie Mahaffy, 14 ans, d'être enlevée par son oncle Paul Bernardo : elle est violée à répétition et étranglée avec un fil électrique. Son corps, débité en morceaux, est coulé dans du ciment et jeté au fond du lac Gibson.

À la fin de ce même mois de juin 1991, le 29 précisément, Paul Bernardo et Karla Homolka se marient, alors que le corps de Leslie Mahaffy est découvert.

Le 18 avril 1992, le couple passe de nouveau à l'acte : de même que Leslie Mahaffy, Kristen French, 15 ans, est enlevée, droguée et violée à répétition avant d'être étranglée par Bernardo.

L'année suivante, Karla Homolka est hospitalisée à la suite des mauvais traitements infligés par son mari. La police découvre alors que Bernardo est le « violeur de Scarborough », en analysant des échantillons de substances corporelles prélevés sur Paul Bernardo vingt-six mois auparavant. Une expertise psychiatrique, conduite peu après que Karla Homolka a avoué le rôle du couple dans les meurtres des adolescentes French et Mahaffy, révèle un état psychique dégradé.

Peine et libération (1994-2005)[modifier | modifier le code]

Après avoir collaboré avec les autorités dans la poursuite de Paul Bernardo, elle divorce de ce dernier au printemps 1994 et purge une peine de douze ans pour homicide involontaire coupable, peine légère obtenue dans le cadre de son aide à l'enquête avec les autorités. Durant sa captivité et pendant plusieurs années, elle entretient une relation épistolaire avec un autre meurtrier, le Français Jean-Paul Gerbet, qui a assassiné en 1998 son ex-compagne Cathy Carretta, à Laval, dans un excès de colère[2].

Elle est libérée le . Sa responsabilité dans la mort de plusieurs jeunes filles - dont sa propre jeune sœur, Tammy Homolka - tuées par Paul Bernardo est avérée. Pour cette raison, sa libération cause maintes inquiétudes parmi la population, malgré les assurances des autorités[3].

Pendant une entrevue avec la chaîne Radio-Canada, à peine deux heures après sa sortie de prison, Karla Homolka dit : « Souvent je pleure. Je n'arrive pas à me pardonner. Je pense à ce que j'ai fait, puis je pense que je ne mérite pas d'être heureuse à cause de ça[4]. » Elle explique aussi qu'elle voudrait refaire sa vie au Québec, dans une contrée de langue française, parce qu'elle a été injustement traitée par les médias au Canada anglophone.

La libération de Karla Homolka entraîne des discussions sur le rétablissement de la peine de mort au Canada. Elle constitue un exemple souvent cité par ses défenseurs dans la presse écrite et sur les tribunes populaires[5].

« Je ne veux pas être traquée. Je ne veux pas que le monde pense que je suis quelqu'un de dangereux qui va faire quelque chose à leurs enfants », dit-elle pour expliquer sa décision d'accorder l'entrevue exclusive au Téléjournal / Le Point.

En 2006, un film proposant une biographie romancée de sa vie est diffusé sur les écrans nord-américains[6]. Le titre du film est Perverse Karla'.

Vie recomposée (après 2007)[modifier | modifier le code]

Disparue de l'espace public depuis 2007, Karla Homolka aurait été retrouvée en mai 2012 en Guadeloupe par la journaliste Paula Todd. Elle porte le nom de Leanne Bordelais et a trois enfants de Thierry Bordelais, le frère de son avocate à l'époque des meurtres. Ils vivent ensemble dans une région éloignée de la Guadeloupe[1]. En 2014, elle acquiert une maison à Châteauguay au Québec, ses enfants y étant scolarisés[7].

En mai 2017, elle est au cœur d'une nouvelle controverse : elle aurait fait du bénévolat au sein de l'école Académie adventiste Greaves, où étudient ses enfants. Cette école est une vieille institution indépendante, datant de 1899 et affiliée à l’Église adventiste du septième jour. Plusieurs parents sont ainsi apeurés par le fait que Karla Homolka soit en contact avec leurs enfants à l'école, même si ce n'est que pour des fins de bénévolat. La haute direction de l'école intervient alors par la voix des réseaux sociaux : Karla Homolka est relevée de ses fonctions de bénévole à l'école de ses enfants. L'école interdit par ailleurs toute personne avec un casier judiciaire à faire du bénévolat pour l'école.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Octobre 1987 : première rencontre à Toronto de Paul Bernardo et Karla Homolka.
  •  : meurtre de Tammy, 15 ans, la sœur de Karla.
  •  : meurtre de Leslie Mahaffy, 14 ans.
  •  : mariage de Paul Bernardo et Karla Homolka. Découverte du corps de Leslie Mahaffy.
  •  : meurtre de Kristen French, 15 ans.
  •  : Karla Homolka, victime de violences domestiques, est admise à l'hôpital général de Saint Catharines.
  •  : Karla Homolka est condamnée à une peine totale de douze ans de prison.
  • Printemps 1994 : Karla Homolka et Paul Bernardo sont officiellement divorcés.
  •  : Karla Homolka est libérée après avoir purgé la totalité de sa peine

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Agence QMI, « Karla Homolka serait mère de trois enfants », TVA nouvelles,‎ (lire en ligne).
  2. Caroline Touzin, « Le meurtrier Jean-Paul Gerbet libéré », sur La Presse (Canada), (consulté le 22 janvier 2019)
  3. La libération d'Homolka a été planifiée dans les moindres détails.
  4. « Karla Homolka est libre », sur Radio Canada,
  5. Dépêche de presse du 15 juin 2005- Presse Canadienne.
  6. https://www.ledevoir.com/2006/01/17/99884.html.
  7. « Karla Homolka installée à Châteauguay | Philippe Teisceira-Lessard | Actualités », sur La Presse (consulté le 19 avril 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]