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Jorge Quiroga Ramírez

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Jorge Quiroga Ramírez
Illustration.
Jorge Quiroga en 2019
Fonctions
Président de la république de Bolivie

(11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Hugo Banzer Suárez
Successeur Gonzalo Sánchez de Lozada
Vice-président de la république de Bolivie

(4 ans et 1 jour)
Élection 5 août 1997
Président Hugo Banzer Suárez
Prédécesseur Víctor Hugo Cárdenas
Successeur Carlos Mesa (indirectement)
Ministre de l'Économie et des Finances

(7 mois et 26 jours)
Président Jaime Paz Zamora
Prédécesseur David Blanco Zabala
Successeur Juan Pablo Zegarra Arana
Biographie
Nom de naissance Jorge Fernando Quiroga Ramírez
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Cochabamba (Bolivie)
Nationalité bolivienne
Parti politique ADN (1989-2004)
Podemos (2005-2009)
PDC (2014-2019)
MNR (2020-2024)
FRI (2024-)

Image illustrative de l’article Jorge Quiroga Ramírez
Présidents de la république de Bolivie

Jorge Fernando « Tuto » Quiroga Ramírez, né le à Cochabamba, est un homme d'État bolivien, vice-président (1997-2001) puis président de la république (2001-2002).

Membre du parti de droite Action démocratique nationaliste (ADN), il est ministre des Finances pendant quelques mois en 1992, sous la présidence de Jaime Paz Zamora.

Élu vice-président de la république au côté d'Hugo Banzer Suárez lors des élections de 1997, il est président de la république pendant un an après la démission de ce dernier pour raisons de santé.

Candidat présidentiel malheureux aux élections de 2005 et 2014, il se qualifie au second tour en 2025 sous la bannière de la coalition Libre, mais s'incline avec 45 % des voix face à Rodrigo Paz.

Jeunesse et formation

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Jorge Fernando Quiroga Ramírez naît le à Cochabamba. Après des études à Santa Cruz de la Sierra, il part vers les États-Unis pour y étudier le génie industriel où il obtient un diplôme de l'université A&M du Texas en 1981. Jusqu'à son retour en Bolivie en 1988, il travaille pour IBM, dans la ville d'Austin au Texas. Durant ce temps, il obtient un MBA de l'université de St. Edward, toujours à Austin. Il œuvre ensuite pour la compagnie minière bolivienne Mintec, avant de rejoindre la Banque de commerce de Bolivie dont il devient le vice-président du département des projets et des investissements.

Parcours politique

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Premières années

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Sa carrière politique démarre à la fin des années 1980 lorsqu'il rejoint l'Action démocratique nationaliste (ADN) de l'ancien dictateur Hugo Banzer Suárez. En 1989, au sein du gouvernement de coalition de Jaime Paz Zamora, il devient sous-secrétaire de l'Investissement public et de la Coopération internationale au ministère de la Planification, puis ministre des Finances en 1992. Il est plus tard nommé gouverneur de la Banque mondiale, ainsi que de la Corporation pour le développement des Andes.

En 1993, il dirige la campagne électorale de l'ADN, qui voit cependant le parti défait aux élections générales.

Vice-présidence de la République

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À l'occasion des élections générales de 1997, Quiroga est élu vice-président de la République sous la présidence de Hugo Banzer Suárez. Âgé de 37 ans, il devient ainsi le plus jeune vice-président de l'histoire du pays. Se développe rapidement une dissension au sein du parti entre les partisans de Banzer et ceux de Quiroga. La faction de Banzer, composée majoritairement de la vieille garde du parti et moins portée vers la promotion de l'idéologie du parti, demeure davantage soucieuse de conserver le pouvoir et de préserver la réputation historique du président. Celle de Quiroga, au contraire, est composée de technocrates partisans d'un libre marché pur et dur et est bien plus encline que la faction présidentielle à recourir à la force contre les manifestants s'opposant aux actions gouvernementales. Au début de 2000, d'importantes manifestations – nommées la guerre de l'eau – ébranlent la paix sociale principalement à Cochabamba où la population s'oppose à la privatisation des services d'alimentation en eau de la municipalité.

Président de la République

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Portrait présidentiel officiel de Jorge Quiroga en 2001.

Le , atteint d'un cancer du poumon, Banzer démissionne de ses fonctions et cède sa place à son vice-président afin qu'il complète son mandat de cinq ans. Dès son entrée en fonction, il promet de redresser en cinq mois l'économie chancelante du pays et met en place le « Plan Tuto » afin de surmonter la récession économique qui secoue le pays grâce à une politique budgétaire stricte, à des investissements étrangers, à une loi sur les fonds d'investissement économique et à un plan de création d'emplois. Les résultats sont cependant limités, voire nuls : la Bolivie connaîtra ensuite la plus faible progression (1,2 %) de son PIB de toute l'Amérique du Sud, la forte pauvreté augmentera substantiellement et les zones rurales sont frappées par d'importants niveaux de sous-développement humain.

Dans une entrevue au New Yorker, Quiroga annonce ses intentions de faire de la Bolivie le « cœur vital de l'Amérique du Sud » grâce aux exportations de gaz, à la construction d'une autoroute intercontinentale reliant le Brésil et le Chili passant par Cochabamba et à l'installation d'un réseau de fibre optique. Il déclare également que « l'hypocrisie des États-Unis et de l'Europe en matière de libre-échange » constituent des freins au développement de la Bolivie, eux qui incitent le pays à être compétitif tout en maintenant cependant des droits de douane qui ne permettent au pays d'exporter vers le Nord ses produits textiles et agricoles[1].

À propos de la guerre de l'eau, il déclare dans cette même entrevue que « bien des choses auraient certainement pu être différentes en cours de route, de la part de nombreux acteurs différents », mais que « le résultat final est que nous nous retrouvons aujourd'hui avec une ville sans solution au problème de l'eau » et qu'au final, il sera « nécessaire de faire appel à des investissements privés pour développer l'eau »[1].

Il restera au pouvoir jusqu'au , date prévue de la fin du mandat, et sa présidence sera généralement définie comme étant d'orientation néolibérale[2].

Après la présidence

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Élection présidentielle de 2005

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En 2004, Quiroga démissionne de son poste de chef de l'ADN et forme la coalition politique libérale Podemos avec 40 organisations citoyennes. En décembre 2005, il perd l’élection présidentielle face au candidat du Mouvement vers le socialisme, Evo Morales.

Élection présidentielle de 2014

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En 2014, il se présente à l'élection présidentielle sous la bannière du Parti démocrate-chrétien avec Tomasa Yarhui Jacomé, avocate et ancienne ministre des Affaires agricoles sous sa présidence[3]. Il obtient la troisième place et 9,04 % des voix.

Candidature avortée à la présidentielle de 2020

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Jorge Quiroga en 2019.

Quiroga se présente à nouveau à l’élection présidentielle en 2020 sous la bannière de Libre 21, une coalition dans laquelle fait partie le Mouvement nationaliste révolutionnaire, le parti auquel il a adhéré[4],[5]. Il est cependant crédité de moins de 3 % des intentions de vote et retire finalement sa candidature[6],[7].

Élection présidentielle de 2025

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En 2025, lors des élections générales, il se présente à la présidence de l'État avec l'entrepreneur Juan Pablo Velasco comme colistier pour Libre, une coalition formée du Front révolutionnaire de gauche et du Mouvement démocrate social. Tout au long de la campagne électorale, les sondages lui créditent environ 20 % des voix, derrière Samuel Doria Medina[8]. Quiroga bénéficie d'un fort soutien parmi les classes supérieures, notamment à La Paz, et parmi les principaux acteurs du secteur privé[9]. Il est également le favori du secteur de l’agrobusiness[10], auquel il promet de faciliter les exportations et d'étendre la « frontière agricole » au détriment de la forêt amazonienne[11].

Lors du scrutin, il arrive en deuxième position avec environ 27 % des voix et se qualifie pour le second tour face à Rodrigo Paz Pereira, donnant lieu à un duel de droite[12]. Au second tour, il obtient 45 % des voix et est défait par ce dernier.

Tout au long de sa carrière politique, Jorge Quiroga a toujours été considéré comme une personnalité proche et appréciée du monde des affaires, ainsi que des États-Unis, même s'il a toujours affirmé représenter les intérêts de la classe moyenne[13]. Concernant son idéologie, il se dit libéral, néolibéral et de droite[14].

Notes et références

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  1. a et b (en-US) William Finnegan, « Leasing the Rain », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne, consulté le )
  2. Maëlle Mariette, « En Bolivie, mérites et limites d’une « révolution » pragmatique », sur Le Monde diplomatique,
  3. (es) Los Tiempos, « Partido Demócrata Cristiano | Elige Bien », sur web.archive.org, (consulté le )
  4. (es) Página Siete, « Se registra la primera alianza política, MNR-MPS que postula a Tuto Quiroga », sur www.paginasiete.bo, (consulté le )
  5. (es) El Diario, « Jorge Tuto Quiroga será candidato del MNR », sur www.eldiario.net, (consulté le )
  6. « ¿Quiénes son los candidatos a la Presidencia de Bolivia? », sur www.telesurtv.net,
  7. (es) Editor Web, « Jorge Quiroga retiró su candidatura a la presidencia de Bolivia », sur Radio Corporacion,
  8. (es) Atlas Intel, « Encuesta Atlas - Elecciones Presidenciales de Bolivia de 2025 », Atlas Intel,‎ (lire en ligne Accès libre [PDF])
  9. (en-US) Rich Brown | July 24 et 2025, « Bolivia: Meet the Candidates 2025 », sur Americas Quarterly
  10. « En Bolivie, l’agro-industrie attend beaucoup du retour de la droite au pouvoir », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. Nils Sabin, « En Bolivie, à l’approche de l’élection présidentielle, l’agrobusiness a le champ libre », sur Libération (consulté le )
  12. « Présidentielle en Bolivie: deux candidats de droite au second tour selon les projections », sur TV5Monde, (consulté le )
  13. (es) Andrés Rodríguez, « Jorge Tuto Quiroga, un tecnócrata “con experiencia” que busca volver a la cima del poder en Bolivia », sur El País América, (consulté le )
  14. « Bolivie: Jorge «Tuto» Quiroga, le technocrate à la reconquête du pouvoir », sur RFI, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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