Carlos Mesa

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Carlos Mesa
Illustration.
Carlos Mesa en 2014.
Fonctions
Président de la République de Bolivie

(1 an, 7 mois et 20 jours)
Prédécesseur Gonzalo Sánchez de Lozada
Successeur Eduardo Rodríguez
Vice-président de la République de Bolivie

(1 an, 2 mois et 11 jours)
Président Gonzalo Sánchez de Lozada
Prédécesseur Jorge Quiroga Ramírez (indirectement)
Successeur Álvaro García Linera (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Carlos Diego de Mesa Gisbert
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance La Paz (Bolivie)
Nationalité Bolivienne
Parti politique Comunidad Ciudadana
Mère Teresa Gisbert
Diplômé de Université complutense de Madrid
Profession Historien
Écrivain
Journaliste

Signature de Carlos Mesa

Carlos Mesa
Présidents de la République de Bolivie

Carlos de Mesa Gisbert, né le à La Paz, est un homme d'État bolivien, président de la République du au .

Historien, journaliste et écrivain, il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire de son pays. Il a été également journaliste à la télévision avant de devenir le vice-président de Gonzalo Sánchez de Lozada. À la suite de la démission de ce dernier lors de la guerre du gaz, il devient à son tour président de la République, sur fond de grave crise sociale.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Fils de deux intellectuels renommés, José de Mesa et Teresa Gisbert, Carlos Mesa est né à La Paz le 12 août 1953. C’est au collège San Calixto (es) de Següencoma, à La Paz, qu’il obtint le « bachelor ». En 1971, il entreprend des études supérieures de sciences politiques à l’université complutense de Madrid (Espagne), et c’est en littérature qu’il est licencié à l’université Mayor de San Andrés.

Courant 1976, il fonde la Cinemateca Boliviana (es), qu’il dirige jusqu’en 1985.

Carlos Mesa travaille pour une chaîne de radio, pour la presse et la télévision. Il réalise de nombreux documentaires à caractère historique et, en qualités de cinéphile, exerce en tant que producteur cinématographique. De 1982 à 1983, l’ex-président bolivien est sous-directeur du journal Ultima Hora (« la dernière heure »). Puis, de 1986 à 1987, il dirige le canal télévisuel América Television avant de prendre la direction, de 1988 à 1990, du canal « Telesistema Boliviano » de La Paz. En 1990, il crée l’entreprise journalistique Periodistas Associados de Television – (PAT). Puis, de 1983 à 2002, il préside le programme d’entrevues télévisuelle De cerca.

En tant qu’historien, il satisfait à son expertise en publiant, conjointement à ses parents, divers ouvrages à caractère historique, dont Historia de Bolivia.

Membre de la Société bolivienne d’histoire, en 1994, il remporte le prix international de journalisme Roi d’Espagne aux côtés de Mario Espinoza ; et en 2000, il gagne le prix de journalisme de la Fondation « Manuel Vicente Ballivian ».

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il devient président de la République en octobre 2003, à la suite de la démission de Gonzalo Sánchez de Lozada, dont il était le vice-président, en raison de la « guerre du gaz » (80 morts et 500 blessés dans la répression de manifestations contre les hausses de prix ayant suivi les privatisations).

En juillet 2004, sous la pression du Mouvement vers le socialisme (MAS) du syndicaliste paysan Evo Morales, il organise un « référendum du gaz » au cours duquel la population se prononce en majorité pour une nationalisation des hydrocarbures. Devant l'opposition du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et des multinationales, il déclare que cette loi est « impossible » à mettre en œuvre[1].

Des câbles diplomatiques divulgués par WikiLeaks font état de contacts réguliers entre Carlos Mesa et l'ambassade américaine en Bolivie durant la période précédant les élections générales de 2009. D'après l’ambassadeur, il chercherait à renforcer ses liens avec l'administration Obama : « Mesa pense que la dégradation de l’économie et l’incapacité d’Evo à améliorer la vie des Boliviens vont l’affaiblir. […] Il nous dit que son parti ressemblerait idéologiquement à un parti social-démocrate et qu’il espérait renforcer ses liens avec le Parti démocrate. » Il a également précisé n'avoir « rien contre le Parti républicain »[2].

En 2014, il est nommé par Evo Morales porte-parole officiel de la Bolivie concernant sa plainte devant la Cour internationale de justice à La Haye pour réclamer au Chili un accès à la mer[3].

Il se rend en 2017 à Washington, où il tient une série de réunions avec de hauts fonctionnaires et sénateurs américains. Il déclare à son retour vouloir rétablir les relations diplomatiques au plus haut niveau (rompues depuis 2009, à la suite d'une tentative de coup d'État à laquelle l'ambassadeur américain est accusé par le pouvoir bolivien d'avoir pris part)[4].

Il est candidat à l'élection présidentielle de 2019. Pendant la campagne, il exprime son souhait d'un rapprochement avec les États-Unis et du Brésil de Jair Bolsonaro[5].

Après l'annulation du scrutin et la démission d'Evo Morales le 10 novembre 2019, il souhaite la convocation d'un scrutin présidentiel sans passer par décret présidentiel, ni par le Tribunal suprême électoral[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lignes de fracture en Amérique latine », sur Risal,
  2. Marc de Miramon, « Bolivie. Putsch à La Paz, Washington à la barre », sur humanite.fr,
  3. « Élections boliviennes : face à Evo Morales, une opposition déchirée », France 24,‎ (lire en ligne)
  4. http://www.politique-actu.com/dossier/bolivie-longue-campagne-tout-sauf-maurice-lemoine/1778965/
  5. Gaël De Santis, « Bolivie. Evo Morales affiche un bon bilan social », sur L'Humanité,
  6. « Bolivie : trois morts dans de nouveaux heurts près de La Paz », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 20 novembre 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]