Jonathan Abbou

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Jonathan Abbou
Jonathan abbou (4).jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (51 ans)
Nationalité
Activité

Jonathan Abbou (né le [1]) est un photographe parisien, spécialisé dans la photographie argentique et les techniques anciennes de la photographie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a aucune certitude quant au lieu exact et la date de naissance de Jonathan Abbou. À cette période, l'état d'Israël était en guerre et le recensement des naissances pouvait être aléatoire. Il semblerait que Jonathan Abbou soit né aux alentours du 27 décembre 1967 dans une petite ville émergente aux portes du désert Néguev nommée Rehovot (signifiant la rue en hébreu : רחובות). C'est à l'âge de six ans que sa mère décide de fuir "la guerre du Kippour" pour s'installer dans la ville dont elle été originaire : Avignon. C'est aux abords du Palais des papes que Jonathan Abbou grandit, imprégné d'un environnement familial chargé d'ésotérisme et de spiritualité médiévales. C'est à 19 ans, en flânant dans les puces des Carmes d'Avignon que Jonathan Abbou obtient son premier appareil photo en échangeant son vieux Perfecto contre un vieil Hasselblad 500 C.

En 1991,Jonathan Abbou s’inscrit à l’école de photographie de Toulouse, l’ETPA, et obtient en double cursus un DESS (Master) de psychologie clinique et pathologique à l’université de Paris VIII. Bien que diplômé, il n'a cependant jamais voulu exercer le métier de psychologue clinicien. Ce parcours universitaire se retrouve dans son travail photographique où les thématiques abordées gravitent autour des pulsions en psychanalyses où l’Éros et le Thanatos se confrontent dans chacune de ses créations.

En 1998, Jonathan Abbou publie son premier ouvrage Érotiques Esquises[2], suivi de Fictions urbaines[3], réalisé en l'an 2000. Ces deux ouvrages de recueils-photos seront remarqués de la part du magazine Art Press[4]. Par la suite, Jonathan Abbou travailla pour les éditons Higgins, le temps de créer deux portfolios à tirage limité, Le Petit Monde d'Otto en 2008, et Pose lente en 2011 dont les préfaces ont été écrites par Romain Slocombe et Stéphan Lévy-Kuentz[5].

Depuis 2015, il collabore en tant que photographe chez Bernard Dumerchez. De cette participation naîtra un leporello où le poète Bernard Noël écrivit son tout dernier poème, sur les œuvres de Jonathan Abbou. De cette collaboration naîtra une grande amitié entre l'éditeur et le photographe qui les mèneront à travailler sur de nombreux projets . Le dernier en date étant d'illustrer les poèmes de Christine Fizscher, pour son recueil l'ombre de la terre, sorti aux Edition Dumerchez en 2018.

Parallèlement à son parcours dans le monde de l'édition, Jonathan Abbou a participé à de nombreuses expositions au cours des années 2000, notamment pour les Rencontres d'Arles où il exposa plus de deux cents tirages érotiques au sein de la chapelle des Jésuites de la ville.

En 2009, il inaugure sa propre résidence d’artiste, un atelier-galerie, situé à Montreuil. En 2013, il expose son travail au sein de l’espace culturel Gingko’Art de Pontoise[6].

C’est en 2015 que le photographe fonde les Rencontres Parisiennes de la Photographie Contemporaine[7]. Il est actuellement, le commissaire d’exposition de cet événement culturel, les RPPC[8], dans le cadre du festival Paris Photo.

Travail[modifier | modifier le code]

Sur l'aspect technique, le travail photographique de Jonathan Abbou réalisé en argentique sur papier baryté, tandis que le virage sépia est fait par sulfuration dans un but d’assurer la pérennité de l'image dans le temps. Une fois l’étape du virage achevée, le photographe passe à la colorisation de l’image qui se fait toujours manuellement à l’aide d’aquarelles et d'acryliques.

Grâce à la maîtrise de toutes ces techniques traditionnelles utilisées de façon atypiques, Jonathan Abbou détourne et mélange tour à tour les différents procédés photographiques afin de créer une expression singulière à ces productions. Ces techniques anciennes viennent appuyer les thématiques choisies par l'artiste qui sont souvent liées à l'univers de la psychanalyse. Le thème de la déviance du fétichisme, sujet très controversé dans l'histoire de la psychopathologie, devient un des sujets régulièrement abordé dans son travail[9]. L'article fondateur sur le fétichisme, brillant sur le nez, de Sigmund Freud devient le point de départ de ses réflexions. Ainsi, ultérieurement Jonathan Abbou portera ses recherches sur le parcours que peut avoir le complexe de castration chez la femme. De ce travail naitra la mise en juxtaposition, par l'artiste, du phénomène de la femme voilée et des combinaisons en latex Catsuit. Ces deux tenues symbolisant pour l'artiste une seule et même chose : la femme phalique.

A l’aspect psychanalytique vient se mêler des références empruntées à l’Histoire de l’art. L'univers artistique de Jonathan Abbou est fortement inspiré par  deux mouvements picturaux majeurs du XIXème siècle: le Réalisme et le Symbolisme. Pour l’artiste, le côté « réaliste » est le côté intrinsèque de la photographie dite classique. Le réalisme permet le témoignage tandis que la « symbolique », obtenue grâce à l’utilisation de plusieurs techniques, permet d'exprimer une atmosphère mystérieuse. Ce " réalisme symbolique" se retrouve dans chaque production contemporaine de Jonathan Abbou.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Articles de presse et critiques d'art[modifier | modifier le code]

p://www.liberation.fr/photographie/2018/08/17/jonathan-abbou-la-fine-faune_1672494

http://next.liberation.fr/arts/2018/08/16/au-pays-des-eve_1672979

https://loeildelaphotographie.com/fr/jonathan-abbou-elizabeth-prouvost-bestiaire-herbiers-et-autres-bestioles/

Notes et références[modifier | modifier le code]